Me voilà très affligée à cause de la mort quasi soudaine de mon confesseur.

Ainsi, à mes souffrances intérieures causées par mes fréquentes privations de mon doux Jésus s’ajoute cette nouvelle et pénible souffrance pour mon cœur : la perte de la seule personne qui connaît à fond ma pauvre âme.

Mais, que le “que ta Volonté soit faite” se réalise toujours !

La terre était indigne de posséder un tel homme Pour la châtier, le Seigneur l’a pris avec Lui.

Dans cette grande amertume de me trouver sans confesseur,

  • et ne sachant pas vers qui me tourner, j’ai prié mon aimable Jésus pour cette âme bénie, en disant :

« Mon Amour, si Tu me l’as enlevé, amène-le au moins directement au Ciel avec Toi. »

En pleurant, j’ai ajouté : « Je le place dans ta Volonté, Elle qui contient toutes choses : l’Amour, la Lumière, la Beauté, et tout le Bien qui a été accompli et qui le sera,

Qu’Elle le purifie, l’embellisse, l’enrichisse de tout ce qui lui est nécessaire pour paraître directement en ta Présence. »

Pendant que je faisais cette prière, je vis à l’intérieur d’un globe de Lumière l’âme de mon confesseur se dirigeant vers la voûte des cieux.

Il ne m’ a pas dit un seul mot. Je fus consolée, bien sûr, à la vue du sort de mon confesseur. Mais j’étais en même temps très affligée à cause de mon propre sort.

Je priai Jésus pour que, dans sa Bonté,

  • par le fait qu’Il avait pris avec lui mon confesseur et que je n’avais plus personne vers qui me tourner, Il me libère d’avoir à embarrasser régulièrement mon confesseur et qu’Il m’accorde cette grâce,
  • non parce que c’est moi qui le veux, mais parce que c’est Lui qui le veut.

Car, si Jésus m’accordait cette grâce parce que c’est moi qui le veux, je me sentirais comme s’il y avait disparition

  • de la terre sous mes pieds,
  • du ciel au-dessus de ma tête, ou
  • des battements de mon cœur et, ainsi, ce serait pour moi une disgrâce plutôt qu’une grâce.

Puis, totalement abandonnée à ma souffrance, j’ai tout offert à Jésus afin qu’Il me donne la grâce de toujours accomplir sa très sainte Volonté.

Plein de compassion pour ma souffrance, Jésus me serra fortement sur Lui et Il me dit :

« Ma fille, courage, n’aie pas peur, Je ne te quitte pas, Je serai toujours avec toi. Et Je te promets que si aucun prêtre ne veut se mettre à ta disposition,

  • ne désirant pas suivre ma Volonté, Je te libérerai de cet embêtement,
  • non parce que c’est toi qui le voudras, mais parce c’est Moi qui le voudrai.

Donc, n’aie pas peur, parce que Je ne laisserai pas ta volonté entrer en jeu dans cette affaire. Je ferai tout Moi-même. Je veillerai jalousement à ne pas laisser ta volonté intervenir en quoi que ce soit, même pas en ce qui concerne ta respiration. Ce sera uniquement ma Volonté qui interviendra.

À la venue de la nuit, j’ai subitement ressenti une telle peur que le bien-aimé Jésus me prenne par surprise et qu’Il me plonge dans mes souffrances habituelles,

  • que je me suis mise à trembler et à crier, à tel point que j’eus l’impression de vouloir qu’Il me libère.

Alors le doux Jésus sortit de mon intérieur et Il mettait son visage contre le mien. Il pleura tellement que j’ai senti mon propre visage tout baigné de ses larmes. En sanglotant, Il me dit :

« Ma fille, sois patiente Rappelle-toi que la destinée du monde pèse sur tes épaules.

Ah ! Tu ne sais pas ce que c’est que d’être dans cet état de souffrance avec Moi, même pendant une demi-heure ou cinq minutes !

C’est ma vie réelle qui se répète sur la terre.

C’est cette Vie divine

  • qui souffre, prie, fait réparation en toi.
  • et qui dépose ma Volonté en toi, de sorte qu’Elle opère en toi comme Elle le faisait dans mon Humanité.

Penses-tu que cela est peu de choses ?»

Puis, Il continua de pleurer en silence. J’avais le cœur tout brisé en Le voyant pleurer ainsi.

Je compris qu’Il pleurait pour moi afin de me donner la grâce

  • que sa Volonté ait ses pleins droits sur moi,
  • qu’Elle maintienne intégralement sa Vie dans mon âme,
  • que ma volonté n’ait jamais vie.

Ses Larmes avaient pour but de mettre sa Volonté en sûreté dans ma pauvre âme. Ils pleurait aussi pour les prêtres, afin

  • qu’ils aient la grâce de comprendre ses Œuvres et
  • qu’ils soient disposés à accomplir sa Volonté.