Je sentais mon pauvre esprit immergé dans la très sainte Volonté de Dieu. Oh ! Comme je désirais que pas même une respiration, un battement de cœur ou un geste se produisent en moi en dehors de la Volonté Suprême !

Il me semblait que tout ce qui est réalisé en dehors de la Volonté Divine

  • nous fait perdre une nouvelle beauté, une nouvelle grâce, une nouvelle Lumière,
  • et nous rend dissemblables de notre Créateur

Alors que Jésus veut que nous soyons semblables à notre Créateur en toute chose. Et de quelle meilleure façon pouvons-nous Lui ressembler sinon en recevant en nous la Vie suprême de sa très sainte Volonté ?

Elle nous apporte les traits du visage de notre Père céleste. Elle nous fait atteindre en totalité le but de la Création. Elle nous entoure de manière à nous garder beaux et saints

  • tels que Dieu nous a créés. Elle nous donne une Beauté, une Lumière et un Amour toujours nouveaux qui ne peuvent être trouvés qu’en Dieu.

Alors que mon esprit était perdu dans l’éternelle Volonté, mon doux Jésus, me serrant sur lui, me dit d’une voix émue :

Ma fille, il n’y a pas de mal plus grand que celui de ne pas faire ma Volonté Et il n’existe aucun bien comparable à celui de l’accomplir.

Aucune vertu ne peut égaler l’accomplissement de ma Volonté. Le bien que l’âme perd en ne l’accomplissant pas est irremplaçable.

Et c’est seulement en y revenant

  • qu’elle peut trouver remède à ce mal et
  • que peuvent lui être ramenés les Biens que notre Volonté avait décidé d’accorder à la créature.

C’est en vain que les créatures croient que,

  • du point de vue des œuvres, des vertus et des sacrifices, elles peuvent faire mieux en dehors de ma Volonté.

Si ces choses ne sont pas nées de ma Volonté et réalisées dans le but de l’accomplir, elles ne sont pas reconnues par Moi.

Les Grâces, l’Aide, la Lumière, les Biens et la juste Récompense sont le lot de ceux qui agissent dans le but d’accomplir ma Volonté.

Ma Volonté est éternelle, Elle n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin.

Qui pourrait évaluer les actes réalisés dans ma Volonté, Elle qui n’a ni commencement ni fin ? Ces Actes sont remplis de biens illimités, au même titre que ma Volonté Elle-même.

Les autres vertus, les travaux et les sacrifices pratiqués en dehors de ma Volonté ont un commencement et une fin En tant que choses périssables, quelle récompense peuvent-elles se mériter ?

Ma Volonté équilibre mes Attributs.

Si ma Puissance n’avait pas cette sainte Volonté, Elle se manifesterait d’une façon tyrannique envers ceux qui M’ offensent tant. En équilibrant ma Puissance, ma Volonté Me fait verser des Grâces là où Je devrais déployer rage et destruction.

Si ce n’était de ma Volonté qui Lui donne une vie sans cesse renouvelée, ma Sagesse ne manifesterait pas autant d’art et de maîtrise dans ses œuvres. Ma Beauté serait pâle et sans attrait si Elle n’était pas soutenue par la Volonté éternelle. Ma Miséricorde deviendrait faiblesse si Elle n’était pas équilibrée par ma Volonté.

Et ainsi pour tous mes autres Attributs.

Notre Bonté paternelle éprouve tellement d’Amour envers les créatures qu’Elle établit l’équilibre chez l’homme vivant dans notre Volonté.

Puisque l’homme est issu de la Volonté suprême, il était juste que Celle-ci

  • se fasse la Vie et l’équilibre de tout ce qui le concerne et
  • lui donne la ressemblance avec son Créateur.

Une grande Dignité, une grande Majesté et un grand Ordre devaient être son apanage afin qu’il ressemble à son Créateur. La cause de tant de travaux, possiblement bons,

  • dans lesquels l’équilibre et l’ordre n’apparaissent pas, se situe dans le manque d’accomplissement de ma Volonté.

Au lieu de susciter l’admiration, ces travaux déçoivent. Au lieu de répandre de la Lumière, ils engendrent de la noirceur.

Tout ce qui est Bon provient de ma Volonté. Sans Elle, les actes ne sont bons qu’en apparence. Ils sont sans Vie pour ne pas dire

  • qu’ils sont empoisonnés et
  • qu’ils empoisonnent ceux qui les font. »