Je réfléchissais en me plaignant presque à mon aimable Jésus de ce que, parfois, il vient et me fait souffrir en présence de mon confesseur en me rendant incapable d’empêcher cet état de souffrance et de perte de conscience.
Je dis à Jésus : « Mon Amour, c’était le temps la nuit passée et c’est encore le temps aujourd’hui de venir me faire souffrir, mais, en ce moment, puisque le confesseur est ici, laisse-moi libre. Et, après, Tu feras de moi ce que Tu voudras : je serai à ton entière disposition. »
Mais c’est bien en vain que je Lui ai dit cela : une force irrésistible s’empara de moi. Et je me sentis dans un état comme si j’allais mourir. Je me plaignis à Jésus et le priai de ne pas permettre cela.
Toute bonté, Il me dit : « Ma fille, si Je permets cela, c’est à cause de la fermeté de ton confesseur qui ne cesse de Me prier de te faire souffrir pour ma Gloire et pour l’apaisement de ma Justice. Si Je ne le faisais pas, Je serais déshonoré en toi et les Vérités que Je t’ai manifestées au sujet de ma Volonté et des autres vertus seraient mises en doute.
On pourrait dire : “Où est l’obéissance de la victime, elle qui devrait obéir tout naturellement ?” Ainsi donc, tu voudrais Me déshonorer et empêcher que les autres croient que c’est Moi qui parle et agis en toi !
Tu dois savoir que, dans le but de te confier la Mission de ma Volonté,
- bien que Je ne t’aie pas libérée du péché originel
- comme Je l’ai fait pour ma très chère Maman,
J’ai quand même enlevé de toi la source de la concupiscence et de la corruption, parce qu’il n’aurait pas été convenable que ma Volonté prenne place dans une nature et une volonté corrompues.
Il y aurait eu comme des nuages devant le soleil de ma Volonté. Et ses Rayons de Connaissances n’auraient pu pénétrer en toi et prendre possession de ton âme.
Puisque ma Volonté est en toi, tout le Ciel, la très Sainte Vierge, tous les saints et tous les anges sont liés à toi, puisque ma Volonté est leur Vie. Quand tu hésites, même le moindrement, ou que tu te demandes si tu dois adhérer ou non, le Ciel et la terre sont ébranlés dans leurs fondations mêmes.
Parce que cette Volonté qui est la Vie de tous et qui veut régner en toi comme dans le Ciel, n’a alors pas en toi sa complète domination, son juste honneur.
Je te recommande donc de ne plus jamais accorder vie à ta volonté, si tu veux
- que ton Jésus soit honoré en toi et
- que ma Volonté continue sa totale domination en toi.
Je fus effrayée de voir le grand mal que je commets à simplement me demander si je dois ou non adhérer à ce que Jésus veut de moi,
- même si je finis toujours par céder.
Qu’est-ce qui surviendrait si-que cela ne se produise jamais-je ne cédais pas ? Je me sentis toute bouleversée à cette idée.
Mon aimable Jésus, voyant ma peine, revint et me dit :
« Ma fille, courage, ne crains pas. Je t’ai expliqué comment tout le Ciel est attaché à ma Volonté qui règne en toi pour t’encourager à ne jamais céder à ta volonté, parce que la Volonté Divine et la volonté humaine sont des ennemis jurés.
Et comme la Volonté Divine est la plus forte, la plus sainte et la plus grande, il est approprié que son ennemi, la volonté humaine,
- soit sous ses pieds et
- Lui serve de marchepied.
En fait, celui qui doit vivre dans ma Volonté ne doit pas se considérer comme un citoyen de la terre, mais comme un citoyen du Ciel.
C’est à juste titre que toutes les âmes bienheureuses se sentent ébranlées
- quand une âme qui vit dans la même Volonté qu’elles songe à laisser sa volonté humaine refaire surface,
- désordre qui n’est jamais entré dans les régions célestes.
Tu dois être convaincue que, si tu vis dans ma Volonté, la vie de ta volonté a pris fin. Elle n’a plus sa raison d’être.
Je te rappelle que vivre dans ma Volonté est très différent :
- ceux qui font ma Volonté sont libres de donner la leur et de la reprendre parce qu’ils vivent comme des citoyens terrestres.
Mais celui qui vit dans ma Volonté est lié à un point éternel, il agit avec ma Volonté et est entouré d’une Forteresse imprenable. Par conséquent, ne crains pas et sois attentive. »
Ensuite, comme s’Il avait voulu me réconforter et me renforcer dans sa très sainte Volonté, Il prit ma main dans la sienne et Il me dit :
« Ma fille, viens faire ta tournée dans ma Volonté.
Regarde, bien que ma Volonté soit Une, Elle circule
- comme si Elle était divisée entre toutes les choses créées.
Cependant, Elle n’est pas divisée. Vois les étoiles, le ciel bleu, le soleil, la lune, les plantes, les fleurs, les fruits, les champs, la terre, la mer, toute chose :
- en chaque chose se trouve un Acte de ma Volonté, et
- ma Volonté y demeure pour préserver cet Acte.
Ma Volonté ne veut pas être seule dans ses Actes Mais elle veut la compagnie de tes actes.
Je t’ai placée dans ma Volonté afin que tu puisses m’accompagner dans mes Actes, c’est-à-dire que tu puisses vouloir ce que Je veux :
-
que les étoiles scintillent,
-
que le soleil inonde la terre de lumière,
-
que les plantes éclosent,
-
que les champs deviennent dorés,
-
que les oiseaux chantent,
-
que la mer murmure,
-
que les poissons frétillent.
En somme, tu dois vouloir ce que Je veux.
Ainsi, ma Volonté ne se sentira plus seule dans les choses créées. Mais Elle sentira la compagnie de tes actes.
Par conséquent,
- visite chaque chose créée et
- fais-toi acte pour chacun des Actes de ma Volonté.
C’est ça la Vie dans ma Volonté :
- ne jamais laisser le Créateur seul,
- admirer toutes ses Œuvres et
- accompagner ses grands Actes des petits actes de la créature. »
Je ne sais comment, mais je me suis vue dans cet immense vide de Lumière
- en train de trouver tous les Actes qui sortaient de la Volonté de Dieu pour pouvoir placer en eux la récompense
- de mes actes d’adoration, de louange, d’amour et de remerciement.
Après cela, j’ai réintégré mon corps.