Je pensais à la sainte Volonté Divine et je priais mon aimable Jésus pour que, dans sa Bonté, Il me donne la grâce d’accomplir sa très sainte Volonté en toute chose.

Je lui dis : « Toi qui m’aimes et qui veux que ta Volonté se fasse,

que celle-ci m’assiste et m’inspire à chaque instant

  • afin que rien d’autre que ta Volonté ne trouve vie en moi. »

Pendant que je faisais cette prière, mon doux Jésus bougea en moi et, me serrant fermement sur lui, Il me dit :

« Ma fille, comme les prières de ceux qui cherchent toujours ma Volonté touchent mon Cœur ! J’entends en eux l’écho des prières que Je faisais quand J’étais sur la terre.

Toutes mes prières revenaient à une seule : que la Volonté de mon Père se réalise, autant en Moi que dans toutes les créatures.

C’était le plus grand honneur pour Moi et pour mon céleste Père que Je fasse sa très sainte Volonté en toute chose.

En accomplissant continuellement la Volonté de l’Éternel en toute chose, mon Humanité trouvait les voies de communication entre la volonté humaine et la Volonté Divine,

  • voies que les créatures avaient fermées.

Tu dois savoir que, en créant l’homme, la Divinité a établi différentes voies de communication entre le Créateur et les créatures.

D’abord les trois puissances de l’âme : l’intelligence permettant de comprendre ma Volonté ; la mémoire permettant de se souvenir sans cesse de ma Volonté ; la volonté, sise entre les deux voies précédentes, permettant à la créature de prendre son envol dans la Volonté de son Créateur.

L’intelligence et la mémoire étaient

  • les supports,
  • la défense et
  • la force de la volonté afin qu’elle ne dévie ni à droite, ni à gauche.

Comme autres voies de communication, il y avait aussi :

  • l’œil permettant de regarder les Beautés et les Richesses de ma Volonté ;

  • l’ouïe permettant d’entendre les appels et les harmonies de ma Volonté ;

  • la parole permettant de recevoir les continuels déversements de mon Fiat et de tous ses biens ;

  • les mains permettant d’accomplir ses travaux dans ma Volonté en les unifiant à ceux du Créateur ;

  • les pieds permettant de suivre les pas de ma Volonté ;

  • le cœur, les désirs et les affections afin d’être remplis de l’Amour de ma Volonté et de se reposer en Elle.

Vois donc combien il y a de voies dans la créature qui lui permettent d’entrer dans ma Volonté, si elle le veut. »

Toutes les voies entre Dieu et l’homme étaient ouvertes . Et, en vertu de notre Volonté, nos Bienfaits lui étaient acquis.

Tout cela, simplement parce que l’homme était notre fils et notre image, une Œuvre issue de nos Mains et du Souffle ardent de notre Sein.

Mais, ingrate, la volonté humaine ne voulut pas jouir des droits que Nous lui avions accordés sur nos Biens.

Ne voulant pas faire notre Volonté, l’homme choisit de faire la sienne. Et, ce faisant, il a érigé des barrières et des clôtures bloquant toutes ces Voies que Nous avions tracées pour lui.

S’étant coupé de notre Volonté, l’homme s’est enfermé

  • à l’intérieur du cercle misérable de sa volonté,
  • dans l’exil de ses passions et de ses faiblesses,
  • sous un ciel ténébreux plein de tempêtes et de tonnerre. Pauvre enfant, submergé de tant de maux voulus par lui !

Chaque acte réalisé par la volonté humaine est

  • une barrière dressée devant la Mienne,
  • une clôture empêchant l’union de nos volontés. Ainsi, la circulation des Biens entre le Ciel et la terre est interrompue.

Pleine de Compassion et d’Amour sans limites pour l’homme, mon Humanité n’a cessé d’accomplir en tout la Volonté de mon Père, gardant ainsi ouvertes les voies de communication entre lui et Nous.

Elle n’a cessé d’intercéder pour que soient enlevées les barrières et démolies les clôtures que la volonté humaine avait érigées.

Ainsi ont été rétablis les voies de communication pour quiconque veut venir dans ma Volonté, de même que les droits que Nous avions donnés à l’homme quand Nous l’avons créé.

Ces voies de communication sont nécessaires pour faciliter le voyage, afin que l’homme puisse fréquemment effectuer des petites visites dans sa Patrie céleste.

Et voyant

  • comme cette Patrie est belle et
  • combien sont heureux ceux qui y vivent, il en vient
  • à l’aimer beaucoup et
  • à aspirer ardemment à en prendre possession Cela l’amène aussi à vivre détaché de l’exil terrestre.

Ces voies étaient nécessaires

  • pour amener l’homme à s’élever fréquemment vers sa véritable Patrie afin de la connaître et de l’aimer. Un signe que l’âme est dans ces voies et qu’elle aime sa céleste Patrie. C’est que, se plaçant sur les chemins de notre Volonté, elle fait ses petites visites.

C’est aussi un signe pour toi. Ne te souviens-tu pas des nombreuses fois où tu as pris le chemin du Ciel et pénétré dans les régions célestes. Puis, une fois complétée ta brève visite, tu es revenue vers ton exil comme t’y invitait ma Volonté ?

Oh ! combien l’exil te semblait laid et insupportable à cause de ton amour pour la Patrie céleste. Cet amour de la Patrie céleste et l’amertume de vivre en exil étaient des bons signes que la Patrie céleste est à toi. »

C’est comme avec les choses de ce bas monde. Si quelqu’un possède une grande propriété, il se fait un chemin pour la visiter fréquemment, en jouir et prendre les biens qui s’y trouvent. À cause de ses visites, il l’aime et la porte dans son cœur. Par contre, s’il ne s’est pas fait un chemin, il ne visite jamais sa propriété parce que, sans chemin d’accès, elle est presque inaccessible. Il n’en parle jamais.

Cela est un signe qu’il ne l’aime pas et qu’il méprise ses propres biens. Et même s’il pourrait être riche, à cause de sa mauvaise volonté, il est un pauvre qui vit dans la misère la plus profonde.

Voilà pourquoi, en créant l’homme, ma Sagesse a voulu former des voies entre lui et Moi afin de lui faciliter

  • l’accès à la Sainteté,

  • la communication de nos Biens et

  • son entrée dans la Patrie céleste. »