Après avoir attendu longtemps mon adorable Jésus, je sentis sa présence en moi. Étendant les bras, Il me dit :
« Ma fille, dans ma Volonté, étends tes bras comme Je le fais, afin de faire réparation pour le grand nombre de ceux qui agissent dans la volonté humaine, laquelle
- est la source de tous leurs maux et
- peut précipiter l’âme dans l’éternel abîme. Fais-le pour empêcher ma Justice de laisser éclater sa légitime fureur.
Quand une créature s’étend dans ma Volonté pour agir et souffrir, ma Justice se sent touchée par cette créature habitée par la Puissance de ma Volonté. Elle met de côté sa juste rigueur. C’est un courant divin que la créature fait circuler entre Dieu et la famille humaine par lequel ma Justice ne peut qu’avoir de la compassion pour la pauvre humanité. »
Pendant qu’Il disait cela, Il me montra des créatures
- en train de préparer une grande révolution contre le gouvernement et l’Église. Quel horrible massacre je vis ! Que de tragédies !
Ensuite, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, as-tu vu ? Les créatures ne veulent pas s’arrêter. Leur soif de sang persiste. Cela amène ma Justice à détruire des villes entières
- par des tremblements de terre, des inondations et le feu, faisant disparaître leurs habitants de la face de la terre.
Par conséquent, ma fille, prie, souffre et agis dans ma Volonté : Cela seulement peut empêcher ma Justice d’éclater pour détruire la terre.
« Oh ! Si tu savais combien il est beau et réjouissant de voir une âme agir dans ma Volonté !
La mer et la terre peuvent t’en donner des images.
Ces deux éléments sont si étroitement liés que l’eau ne peut être sans la terre et que la terre serait infertile sans l’eau. C’est comme s’ils étaient mariés : la mer pouvant être appelée père et la terre mère. Telle est l’union que l’âme devrait avoir avec ma Volonté.
Qu’est-ce donc que la mer ? Une immense étendue d’eau. Qu’est-ce qui y trouve vie et s’y nourrit ? Une grande variété de poissons. Ils y nagent et s’y élancent joyeusement.
La mer est une, mais beaucoup de poissons y vivent. L’amour et la jalousie de la mer envers ces poissons sont si grands qu’elle les garde cachés en elle. Ses eaux s’étendent au-dessus et au-dessous d’eux, à leur droite et à leur gauche. Quand un poisson veut se mouvoir, il fend les eaux et s’amuse. Les eaux le laissent passer à son gré bien qu’elles le couvrent de toute part : elles ne le laissent jamais.
Quand le poisson nage, la mer ferme rapidement le passage derrière lui, ne donnant aucune indication d’où il vient ni où il va, de sorte qu’on ne peut le suivre. Si le poisson veut se nourrir, l’eau lui fournit tout ce qu’il faut. S’il veut dormir, l’eau se fait lit pour lui ; elle ne le laisse jamais, elle l’entoure toujours.
En somme, il y a des êtres vivants dans la mer, différents de l’eau,
- qui s’y meuvent et s’y élancent, et
- qui constituent sa gloire, son honneur et sa richesse.
L’âme qui vit et agit dans ma Volonté est beaucoup plus qu’un poisson.
Bien que finie, elle a ses mouvements, sa voix, ses manières. L’amour et la jalousie de ma Volonté envers cette heureuse créature sont si grands que, plus que la mer entoure les poissons, Je l’entoure au-dessus et au-dessous, à gauche et à droite.
Pour elle, ma Volonté se fait vie, aliment, parole, travail, pas, souffrance, lit et repos. Ma Volonté la suit partout et veut jouer avec elle. Cette créature est ma gloire, mon honneur et ma richesse.
Ses activités sont comparables à la nage et aux élans des poissons dans la mer. Sauf que c’est dans la mer céleste de la suprême Volonté qu’elle se meut.
Les âmes qui vivent dans ma Volonté sont les habitants cachés des eaux célestes et infinies de la mer de ma Volonté.
Tout comme les poissons, habitants cachés et silencieux de la mer, constituent la gloire de celle-ci et servent à nourrir les hommes, ces âmes, cachées et silencieuses dans la mer divine de ma Volonté, sont
- la plus grande gloire de la Création et
- la cause principale de la descente sur la terre de la nourriture exquise de ma Volonté.
La terre est une autre image de la Vie de l’âme dans ma Volonté.
Les âmes qui vivent dans ma Volonté sont comme les plantes, les fleurs, les arbres et les semences sur la terre.
Avec quel amour la terre ne s’ouvre-t-elle pas pour recevoir la semence ? Non seulement elle s’ouvre pour la recevoir,
- mais elle se referme sur elle afin de l’aider à devenir poussière
- pour que cette plante en puissance puisse se manifester plus aisément. Et quand la plante commence à sortir de son sein,
- la terre se presse tout autour d’elle en lui fournissant ses éléments nutritifs pour l’aider à croître.
Une mère ne peut être aussi affectueuse que la mère terre : une mère
- ne porte pas toujours son nouveau-né sur ses genoux,
- pas plus qu’elle ne le nourrit sans cesse de son lait, tandis que la terre ne retire jamais la plante de son sein.
Au contraire, plus la plante croît, plus la terre fait de la place à ses racines afin qu’elle puisse croître plus forte et plus belle.
L’amour et la jalousie de la terre envers la plante sont si grands qu’elle la garde attachée à elle pour la nourrir continuellement. Les plantes, les fleurs, etc., sont les plus beaux ornements de la terre, son bonheur, sa gloire et sa richesse. De plus, elles servent à nourrir les générations humaines.
Pour l’âme qui vit et agit en Elle, ma Volonté est plus que la mère terre. Plus qu’une tendre mère,
- Je cache cette âme dans ma Volonté,
- Je l’aide afin que la semence de sa propre volonté meure et qu’elle renaisse avec ma Volonté et puisse devenir ma plante bien-aimée.
- Je l’alimente du lait céleste de ma Divinité.
Ma sollicitude envers elle est telle
- que Je la garde sans cesse sur mon sein
- pour qu’elle puisse croître forte et belle, tout à ma ressemblance.
Par conséquent, ma fille, sois attentive. Agis toujours dans ma Volonté si tu veux rendre ton bien-aimé Jésus content.
Je voudrais que
- tu mettes tout le reste de côté et
- tu concentres tous tes efforts pour vivre et agir continuellement dans ma Volonté. »