Je me sentais mourir à cause de l’absence de mon doux Jésus. Après beaucoup de luttes de ma part, Il bougea en moi et me partagea ses souffrances au point que je suffoquais et ressentais les transes de l’agonie.
J’étais incapable d’identifier la cause de ces souffrances si ce n’est que je me sentais comme baignée dans une immense Lumière qui se changeait en souffrances pour moi.
Après cela, mon aimable Jésus me dit :
« Ma fille, ma fidèle et inséparable amie, voici pourquoi Je ne venais pas : mes Souffrances étaient si grandes que Je craignais que ma venue m’amène
- à te faire partager ces souffrances et d’avoir
- à souffrir de te voir souffrir à cause de Moi. »
Je Lui dis : « Ah ! mon Jésus, comme Tu as changé. Ce que Tu me dis me démontre
- que Tu ne veux plus souffrir avec moi,
- que Tu désires le faire tout seul.
Alors, si je ne suis plus digne de souffrir avec Toi, ne Te cache pas mais viens plutôt sans me faire souffrir. Il est vrai que de ne plus avoir part à tes souffrances sera pour moi un clou pénétrant, mais ce sera moins douloureux que d’être privée de Toi. »
Il reprit : « Ma fille, tu parles ainsi parce que tu ne connais pas la nature de l’Amour véritable. L’Amour véritable ne cache rien au bien-aimé, ni ses joies ni ses souffrances.
Pour une seule pensée triste, une seule fibre du cœur
- qu’il garde cachée et ne verse pas dans le bien-aimé, il se sent comme séparé de lui, mécontent, troublé.
Et jusqu’à ce qu’il déverse tout son cœur dans celui qu’il aime, il ne peut trouver le repos.
Alors, venir te voir et ne pas verser en toi
- tout mon Cœur, mes Peines, mes Joies et l’ingratitude des hommes serait trop difficile pour Moi. Je me contenterais de rester caché dans les profondeurs de ton âme plutôt que
- de venir et
- de ne pas partager avec toi mes Souffrances et mes Secrets les plus intimes.
Par conséquent, Je vais m’accommoder de souffrir en te regardant souffrir plutôt que de ne pas verser tout mon Cœur en toi. »
Je Lui répondis : « Mon Jésus, pardonne-moi. J’ai parlé ainsi parce que Tu disais que Tu souffrirais en me voyant souffrir. En fait, qu’il n’y ait jamais rien qui nous sépare. Que vienne n’importe quelle souffrance, mais d’être séparés, jamais !»
Jésus reprit : « Ne crains pas, ma fille, partout où se trouve ma Volonté, il ne peut y avoir de séparation en amour. En réalité, Je ne t’ai rien fait : c’est la Lumière de ma Volonté qui te faisait souffrir.
Te pénétrant comme une Lumière très pure, ma Volonté apportait mes Souffrances dans les fibres les plus intimes de ton cœur. Ma Volonté est
- plus pénétrante que n’importe quel dard,
- plus que des clous, des épines ou des coups de fouet.
Étant une Lumière très pure, dans son immensité, Elle voit tout et renferme tout. Donc, Elle comporte la capacité de toutes souffrances. En faisant pénétrer sa Lumière dans l’âme, Elle lui apporte les Souffrances qu’Elle veut.
Ainsi, puisque ta volonté et la Mienne ne font qu’un, sa Lumière t’apportait mes Souffrances.
C’est ainsi qu’opérait ma Volonté Divine dans mon Humanité. Sa Lumière très pure m’apportait des souffrances
- à chaque respiration,
- à chaque battement de cœur,
- à chaque mouvement, dans tout mon être.
Rien n’était caché à ma Volonté :
- ni les offenses des créatures,
- ni ce qui était nécessaire afin de restaurer la gloire du Père en leur nom,
- ni ce qui était nécessaire pour les sauver.
Par conséquent, ma Volonté ne m’épargnait rien : Sa Lumière très pure crucifiait
- mes fibres les plus intimes,
- mes battements de cœur enflammés. Elle me crucifiait continuellement dans tout mon être.
Ah ! si les créatures savaient ce que ma Volonté Divine faisait endurer à mon Humanité par Amour pour elles, elles seraient attirées à M’aimer comme par un puissant aimant.
Mais, pour l’instant, cela n’est pas possible
- parce que leur goût est grossier et profané par la volonté humaine.
Elles ne peuvent jouir des doux fruits des Souffrances de ma Volonté Divine .
Vivant au niveau terre à terre de la volonté humaine, elles ne comprennent pas la hauteur, la puissance et les biens que contient la Volonté Divine .
Mais le temps vient où,
- faisant son chemin au milieu des créatures et
- se faisant mieux comprendre, la Volonté Suprême manifestera les grandes souffrances que ma Volonté Éternelle a fait subir à mon Humanité.
Par conséquent, laisse-toi pénétrer par la Lumière de ma Volonté afin qu’Elle puisse opérer en toi parfaitement et complètement.
Et si tu ne Me vois pas souvent, ne t’afflige pas : de nouveaux événements et des choses imprévues se préparent pour la pauvre humanité. Cependant, la Lumière de ma Volonté ne te manquera jamais. »
Après cela, mon aimable Jésus disparut. Et je me sentis tout immergée dans sa Volonté. Je ressentais
- ma pauvre petitesse en face de l’Immensité divine,
- ma misère en face des Richesses divines,
- ma laideur en face de la Beauté éternelle.
Dans sa Volonté, je ressentais les radiations de Dieu. Et, pendant que je recevais tout de Lui, je trouvais tout et j’apportais toute la création comme sur mes genoux aux pieds de la Majesté Éternelle. Il me semblait que, dans sa Volonté, je ne faisais que monter au Ciel et revenir sur terre, puis remonter encore afin
- de Lui apporter toutes les générations,
- de L’aimer pour tous, et
- de le faire aimer de tous.
Pendant que je faisais ainsi, mon Jésus se montra de nouveau et Il me dit :
« Ma fille, comme c’est ravissant de voir la créature vivre dans notre Volonté ! Elle vit dans notre Rayonnement
- par lequel elle acquiert la ressemblance avec son Créateur. Elle devient tellement embellie et remplie de Nous qu’elle devient capable
- de prendre tout le monde et toutes les choses et
- de Nous les apporter.
Elle tire tellement d’Amour de Nous
- qu’elle devient capable de Nous aimer pour tous.
Nous trouvons tout en elle :
- notre Amour répandu dans toute la Création,
- notre contentement et le retour pour nos Œuvres.
Notre Amour pour l’âme qui vit dans notre Volonté est tellement grand
- que ce que Nous sommes par nature, l’âme le devient par la vertu de notre Volonté.
Nous versons tout en elle. Aucune de ses fibres n’est laissée sans que s’y trouve quelque chose de Nous. Nous la comblons au point de débordement, formant des rivières et des mers divines autour d’elle, où nous descendons pour Nous y amuser.
En elle, Nous admirons amoureusement nos Œuvres
- en Nous sentant pleinement glorifiés.
Par conséquent, ma fille,
- vit dans la très pure Lumière de ma Volonté si tu veux que ton Jésus répète pour toi cette parole qu’Il a dite en créant l’homme :
“Par la vertu de notre Volonté, faisons cette âme à notre Image et à notre Ressemblance.” »