Je pensais à ce que j’ai écrit plus haut et je me disais : « Comment est-ce possible que le Seigneur béni, après tant de siècles,

  • n’ait pas goûté les Joies pures de la Création et
  • qu’Il attende que s’instaure sur la terre la Vie dans la Volonté Divine pour connaître de nouveau ces Joies et la Gloire correspondante. Quand sera atteint le but pour lequel tout a été créé ?»

Pendant que je pensais à cela et à d’autres choses, mon doux Jésus se montra en moi et, à travers une lumière qu’Il envoyait dans mon intellect, Il me dit :

Ma fille, les Joies pures de la Création, mes plaisirs innocents avec les créatures, Je les ai goûtés, mais par intervalles, pas de façon continue.

Quand, chez une personne, de grandes joies ne sont pas continues, cela

  • provoque de la souffrance,
  • fait languir après le retour de ces joies et
  • rend prêt à faire n’importe quel sacrifice pour qu’elles deviennent permanentes.

Nous avons goûté les Joies pures de la Création quand, après avoir tout créé, Nous avons créé l’homme et cela, jusqu’à ce qu’il pèche.

Entre lui et Nous, il y avait

  • une parfaite entente,

  • des Joies communes,

  • des réjouissances innocentes. Nos bras étaient toujours ouverts pour

  • l’embrasser, - lui donner de nouvelles joies et de nouvelles grâces

C’était une fête continuelle pour Nous et pour lui. Donner est pour nous Joie, Bonheur et Réjouissance.

Mais quand, en péchant, l’homme rompit l’union de sa volonté avec la Nôtre, ces Joies cessèrent. Car la plénitude de notre Volonté n’était plus en lui. La possibilité de lui donner sans cesse avait disparu.

Nous avons goûté de nouveau les joies pures de la Création lorsque,

  • après plusieurs siècles, la Vierge Immaculée vit le jour.

Vu

  • qu’elle était préservée de l’ombre même du péché,
  • qu’elle possédait la plénitude de notre Volonté et,
  • qu’entre sa volonté et la Nôtre, il n’existait aucune ombre de division, nos Joies et nos Réjouissances innocentes nous revinrent.

Elle nous ramena tous les festins de la Création. Nous l’enrichissions à chaque instant

  • de nouvelles grâces,
  • de nouveaux contentements et
  • de nouvelles beautés, au point qu’elle ne pouvait en prendre davantage.

Mais cette créature impératrice ne resta pas longtemps sur la terre. Quand elle passa au Ciel,

  • il ne se trouva plus ici-bas de créatures perpétuant nos Joies de la Création.

Pendant le séjour sur la terre de ma Maman bien-aimée, la Divinité, débordante d’Amour pour cette créature si sainte,

  • lui donna la fécondité divine et
  • Me conçut dans son sein virginal afin que Je puisse accomplir la grande Œuvre de la Rédemption.

Ma vie sur la terre fut pour Nous un autre motif de goûter les Joies de la Création.

Si ce n’eut été de cette Vierge merveilleuse,

  • qui vécut une Vie si parfaite dans ma Volonté, le Verbe Éternel ne serait jamais venu sur la terre
  • pour réaliser la Rédemption de l’humanité.

Comprends donc que la chose

  • la plus grande,
  • la plus importante,
  • la plus plaisante et
  • celle qui attire Dieu le plus, c’est la Vie dans ma Volonté.

Et que celui qui vit dans cette Volonté

  • conquiert Dieu et
  • L’amène à faire des Dons si grands qu’ils étonnent le Ciel et la terre dons qui, pendant des siècles, n’ont pu être faits.

Oh ! comme mon Humanité,

  • qui contenait la Vie même de la Suprême Volonté
  • en fait, celle-ci était inséparable de Moi apportait à la Divinité, d’une façon parfaite,
  • toutes les Joies,
  • la Gloire,
  • le retour d’Amour de toute la Création.

La Divinité était si ravie qu’Elle Me donna

  • la primauté sur toutes choses
  • ainsi que le droit de juger toutes les créatures. Oh ! quel Bien ce fut pour les créatures, vu qu’un des leurs,
  • qui les aimait tellement et
  • qui avait souffert afin de les placer en sécurité, devait être leur juge !

En voyant en Moi la réalisation complète de la Création, la Divinité, comme si Elle renonçait à tous ses droits,

  • Me concéda tous droits sur toutes les créatures.

Mais quand mon Humanité passa au Ciel, il n’y avait plus personne sur la terre

  • pour y perpétuer la pleine Vie dans la Volonté Divine , c’est-à-dire quelqu’un qui, élevé au-dessus de tous et de tout-dans notre Volonté,
  • Nous apporte les Joies pures de la Création et
  • Nous laisse continuer nos amusements innocents avec une créature terrestre.

Ainsi, nos Joies furent interrompues, nos divertissements brisés sur la surface de la terre. »

En entendant cela, j’ai dit : « Mon Jésus, comment cela est-il possible ?

C’est vrai que notre Maman et ton Humanité sont passés au Ciel, mais n’as-Tu pas emmené les Joies avec toi, afin de continuer tes divertissements innocents dans le Ciel avec ton Père Céleste ?»

Jésus me répondit : « Les Joies du Ciel Nous sont propres. Et personne ne peut Nous les enlever ou les diminuer.

Mais celles qui nous viennent de la terre,

  • Nous sommes dans l’Acte de les acquérir. Ceci nous place devant la possibilité d’une victoire ou d’une défaite.

C’est ainsi que se forment les Joies de l’acquisition. Et, s’il y a défaite, des Souffrances s’ensuivent.

Venons-en maintenant à nous, ma fille.

Quand Je suis venu sur la terre, l’homme était

  • si englouti dans le mal et
  • si rempli de sa volonté humaine que la Vie dans ma Volonté ne pouvait trouver place en lui.

Aussi, dans ma Rédemption, J’implorai d’abord pour que l’homme ait la grâce de la résignation à ma Volonté Car, dans l’état où il se trouvait,

  • il était incapable de recevoir le plus grand des cadeaux : celui de la Vie dans ma Volonté.

J’implorai ensuite pour lui

  • la plus grande de toutes les grâces,
  • le couronnement et l’accomplissement de toutes les grâces : la grâce de la Vie dans ma Volonté, afin que
  • nos Joies pures de la Création et
  • nos amusements innocents reprennent leur cours sur la surface de la terre.

Près de vingt siècles ont passé depuis

  • que les vraies et pures Joies de la Création ont été interrompues pour Nous, puisque Nous n’avons pas trouvé
  • le potentiel voulu,
  • le dépouillement total de la volonté humaine, pour pouvoir déposer la Vie dans notre Volonté.

Afin d’arriver à cela, nous devions choisir une créature qui soit toute proche des générations humaines. Si j’avais choisi ma Maman comme exemple, les gens se seraient sentis bien distants d’elle et auraient dit : “Comment pouvait-elle ne pas vivre dans la Volonté Divine , puisqu’elle était exempte de toute tache, même de la tache originelle ?”

Alors, on aurait haussé les épaules et tout mis de côté. Et si J’avais pris mon Humanité comme exemple, les gens auraient été encore plus effrayés et auraient dit : ” Il était Dieu et homme, et puisque la Volonté Divine était sa propre vie, ce n’est pas surprenant qu’Il ait vécu dans la Suprême Volonté.”

Ainsi, pour que cette Volonté Divine ait vie dans mon Église, Je devais descendre plus bas et choisir une créature parmi eux.

  • Lui donnant suffisamment de grâces et
  • faisant mon chemin en son âme,

Je devais

  • la vider de tout,
  • lui faire comprendre le grand mal de la volonté humaine afin qu’elle l’ait en horreur, au point
  • d’être prête à mourir plutôt que de faire sa propre volonté.

Alors, prenant l’attitude d’un professeur, Je lui fis comprendre

  • toute la beauté,
  • le pouvoir,
  • les effets et
  • la valeur de la Vie dans mon Éternelle Volonté, ainsi que la manière d’y vivre.

J’ai déposé en elle la loi de ma Volonté. J’ai agi comme dans une seconde Rédemption dans laquelle J’ai établi

  • un Évangile,
  • des sacrements et
  • des enseignements comme départ afin de pouvoir effectuer cette Rédemption.

Si Je n’avais rien placé comme fondations,

  • à quoi les créatures auraient-elles pu s’accrocher ? Comment savoir ce qu’il fallait faire ?

C’est ainsi que J’ai fait avec toi. Combien d’enseignements ne t’ai-Je pas donnés ? Combien de fois ne t’ai-Je pas conduite par la main

  • dans des envols dans ma Volonté ? Et toi, planant au-dessus de toute la Création, tu apportais ses pures Joies
  • aux pieds de la Divinité. Et Nous nous amusions avec toi.

Parce que nous avons choisi une créature apparemment non différente des autres, ces dernières prendront courage.

Et voyant

  • les Enseignements,
  • la Voie, et
  • le grand >Bien que comporte la Vie dans ma Volonté, elles se mettront à la tâche.

Alors, les pures Joies de la Création et nos Divertissements innocents

  • ne seront plus interrompus sur la surface de la terre. Et même s’il n’y avait qu’une personne à chaque génération qui vive dans notre Volonté, ce serait toujours fête pour Nous.

Quand il y a fête,

  • il y a toujours plus de manifestations et
  • on donne plus généreusement.

Oh ! que de Biens ces personnes obtiendront pour la terre pendant que leur Créateur se délectera dans ses domaines !

Donc, ma chère fille, sois attentive à mes Enseignements.

Car tout revient à Me laisser former une loi

  • non pas une loi terrestre, mais une Loi céleste,
  • non pas une loi de simple sainteté, mais une Loi divine qui ne permettra plus de distinguer les citoyens terrestres de ceux du Ciel, une loi d’Amour qui,
  • détruisant tout ce qui pourrait empêcher l’union des créatures avec leur Créateur,
  • permettra le partage de tous les Biens de ma Volonté avec les créatures, enlevant d’elles toutes les faiblesses et les misères découlant du péché originel.

La Loi de ma Volonté mettra dans les âmes tellement de Force qu’Elle

  • sera pour elles un doux enchantement et
  • plongera dans le sommeil les faiblesses de leur nature en les remplaçant par les doux enchantements des Biens divins.

Rappelle-toi toutes les fois que tu M’as vu écrire au fond de ton âme. C’était la nouvelle Loi de la Vie dans ma Volonté.

En premier, Je prenais plaisir en l’écrivant pour augmenter ta capacité. Puis J’ai pris l’attitude d’un enseignant pour te l’expliquer.

Combien de fois ne M’as-tu pas vu

  • taciturne et pensif , dans la profondeur de ton âme ?

C’était le grand Art de ma Volonté que Je formais en toi. Et toi, ne Me voyant pas parler, tu te plaignais que Je ne t’aimais plus. Ah ! c’était précisément à ce moment que,

  • se déversant en toi, ma Volonté
  • augmentait tes capacités,
  • te confirmait en Elle et
  • t’aimait le plus.

Donc, n’examine rien de ce que Je fais en toi., Mais demeure paisible, toujours dans ma Volonté. »