Je me sentais tout immergée dans la Volonté Divine de mon Jésus.
Ma petite âme m’apparaissait comme une nouvelle-née que mon Jésus béni tenait dans ses bras par le souffle de sa Volonté, avec une telle jalousie qu’Il voulait qu’elle
- ne regarde rien,
- n’entende rien et
- ne touche à rien.
Afin que rien ne la distraie, Il la captivait par le doux enchantement de ses enseignements sur sa Très Sainte Volonté.
La petite nouvelle-née était nourrie et grandissait par le Souffle de la Volonté de son Jésus. De plus, Il la couvrait avec beaucoup de petites Croix de Lumière : on pouvait voir une Croix de Lumière imprimée en chaque partie de son être.
Jésus s’amusait,
- tantôt en multipliant ces croix,
- tantôt en voulant que la nouvelle-née garde son regard fixé sur lui pour compter ses mots, lesquels lui servaient
- de nourriture et
- de moyen de grandir.
Par la suite, mon Jésus me dit : « Ma petite fille, ma nouvelle-née de la Volonté Divine , ma Volonté
- t’a conçue,
- t’a fait naître et
- maintenant elle te fait croître inondée d’amour.
Ne vois-tu pas avec quel Amour Je te tiens dans mes bras et ne te permets de prendre aucune nourriture si ce n’est le souffle de ma Volonté ? La nouvelle-née de ma Volonté est la plus belle, la plus chère, la plus précieuse chose qui soit sortie de la création jusqu’à maintenant.
Et Je vais la garder avec une telle jalousie que Je ne laisserai personne la toucher.
Ma Volonté sera tout pour toi :
- vie, - nourriture, - vêtement et-croix.
Car, étant la chose la plus grande. il serait inconvenant pour ton Jésus
- de la mêler à quoi que ce soit qui ne provienne pas de notre Volonté. Oublie tout, de telle manière qu’aucune eau ne t’entoure,
- au-dedans comme au-dehors, si ce n’est celle de l’immense mer de mon Éternelle Volonté.
Je veux trouver en toi
- l’honneur,
- la noblesse et
- le décorum de la véritable nouvelle-née de ma Volonté. »
En entendant cela, au lieu de me réjouir, je me suis sentie mourir de confusion.
Je n’ai eu que le courage de dire : « Jésus, mon Amour, je suis petite, cela est vrai, je le constate par moi-même. Mais je suis aussi une petite cattivella [mauvaise]. Et, quand même, Tu me dis tout cela ?
Comment cela est-il possible ? Peut-être veux-Tu te moquer de moi ? Je sais que beaucoup Te font pleurer et, cependant,
- Tu veux que je me réjouisse de tes pleurs. Veux-Tu donc te moquer de moi avec ces farces ? Cependant, même si je suis plongée dans la confusion,
- va de l’avant avec les farces de ta Volonté. »
Me pressant plus fortement sur Lui, Il poursuivit : « Non, non, ton Jésus ne se moque pas de toi. Je m’amuse, il est vrai, mais un signe sûr que ce que Je te dis est vrai, ce sont les Croix de Lumière avec lesquelles ma Volonté t’a marquée.
Sache, ma fille, que la Croix la plus longue et la plus large pour mon Humanité, une Croix qui ne m’a jamais quittée, était celle provenant de la Volonté Divine .
Plus encore,
- chaque acte de la volonté humaine opposé à la Volonté Divine était une croix particulière que la Volonté Suprême imprimait profondément dans mon Humanité.
En fait, quand
- la volonté humaine quitte la terre dans le but d’agir dans la Volonté Divine ,
- celle-ci quitte le Ciel pour la rencontrer et pour ne faire qu’un avec elle, afin de faire couler des torrents
- de grâces, - de lumière et-de sainteté dans cet acte.
Mais, en refusant de rencontrer la Volonté Divine , la volonté humaine
- se met comme en guerre contre son Créateur et
- repousse vers les régions célestes le bien, la lumière et la sainteté qu’Il voulait répandre sur elle.
Ainsi offensée, la Volonté Suprême voulut recevoir réparation par Moi Pour chaque acte de la volonté humaine, elle m’infligea une croix.
Avec ces croix, Je reçus tous les biens rejetés par les humains,
- dans le but de les garder en dépôt
- pour le temps où la créature sera disposée à rencontrer la Volonté Divine dans ses actes, Mais en dépit de cela, Je ne pouvais pas m’empêcher
- de ressentir la peine intense causée par tant de croix.
Regarde en Moi combien de millions de croix contient mon Humanité. Ainsi,
- les croix reçues de ma Volonté furent incalculables,
- ma Souffrance était infinie,
- Je gémissais sous le poids d’une souffrance infinie.
Cette Souffrance infinie avait un tel Pouvoir
- qu’Elle me donnait la mort à tous les instants en Me donnant une croix
- pour chaque acte de la volonté humaine opposée à la Volonté Divine.
La croix provenant par ma Volonté n’est pas faite de bois,
- laquelle ne nous fait ressentir que son poids et sa souffrance.
Elle est plutôt une croix de Lumière et de Feu, qui brûle, consume et s’implante de telle manière à ne former qu’un avec celui qui La reçoit.
Pour te parler des croix que Me donna ma Volonté Divine , Je devrais
- tresser tous les actes des créatures,
- te les rendre présents et
- te laisser palper avec tes propres mains comment, réclamant une véritable satisfaction, ma Volonté m’infligea croix après croix.
Ce fut une volonté humaine qui offensa la Volonté Divine et rompit avec Elle, n’est-ce pas ?
Aussi, ce fut la Volonté Divine qui crucifia et fit souffrir ma nature et ma volonté humaines.
Chez l’homme, la source, la racine, la substance du mal ou du bien est au tréfonds de sa volonté, tout le reste pouvant être considéré comme superficiel.
Seule la Volonté Divine pouvait Me faire expier le mal de tant de volontés humaines.
Quant à toi, Je te veux totalement dans ma Volonté pour faire connaître
- ce que la Volonté Divine a fait,
- ce qu’Elle M’a fait souffrir,
- ce qu’Elle veut faire.
C’est pourquoi tu es marquée de beaucoup de Croix de Lumière. Ta croix t’est venue de ma Volonté.
Celle-ci a tout changé en Lumière dans le but de te disposer à être la nouvelle-née
- à laquelle Elle veut confier ses secrets, ses joies et ses peines comme à une fille fidèle qui,
- s’unissant à ses actes, peut ouvrir les Cieux pour
- faire descendre ma Volonté sur la terre et
- pour la faire connaître, accepter et aimer. »