Je me sentais totalement immergée dans la Volonté Divine et il me semblait que, en dedans de moi, mon doux Jésus s’amusait beaucoup à m’envoyer de la lumière. Je me sentais comme éclipsée par cette lumière.
Je sentais mon esprit tellement rempli que je ne pouvais plus le contenir. J’ai dit à Jésus : « Jésus, mon Cœur, ne sais-tu pas que je suis petite ? Je ne peux pas contenir ce que tu veux mettre dans mon intelligence. »
Il me répondit :
« Ma petite fille, n’aie pas peur, ton Jésus te fera boire cette lumière à petites gorgées, de telle sorte que tu pourras la recevoir et la comprendre. Sais-tu ce qu’est cette Lumière ? C’est la Lumière de ma Volonté Divine . Cette Volonté qui est rejetée par les autres créatures et qui, voulant venir régner sur la terre, veut trouver quelqu’un qui La recevra, La comprendra et L’aimera.
Pour pouvoir venir régner, Elle veut trouver une petite âme qui saura s’offrir
- pour recevoir tous les Actes que la Volonté Divine avait destinés aux créatures pour les rendre heureuses et saintes.
Mais ce bonheur, cette Sainteté et ces Biens que l’Éternelle Volonté avait aménagés pour les créatures, au même titre qu’Elle avait aménagé toute la création, sont en suspens.
Et si Elle ne trouve pas quelqu’un qui les recevra de manière à donner à la Volonté Divine tous les hommages et les honneurs que les autres créatures ne Lui ont pas donnés, Elle ne pourra pas venir régner sur la terre.
Ainsi, ta tâche est d’embrasser toutes les générations afin de recevoir pour elles
- tous les actes de la Suprême Volonté qu’elles ont rejetés. Si tu ne le fais pas,
- mon Éternelle Volonté ne pourra pas se mettre en fête pour venir régner.
Elle continuera de verser des larmes comme par le passé,
- à cause de la grande ingratitude avec laquelle Elle fut rejetée.
Quiconque pleure ne règne pas. Par conséquent, Elle veut
- qu’il y ait réparation pour le rejet par les créatures des Actes de sa Volonté, et
- quelqu’un qui, avec Amour, reçoive son Bonheur et ses Biens. »
Je lui dis : « Jésus, mon Amour, comment puis-je faire cela ? Je suis trop petite et, aussi, je suis cattivella [mauvaise petite]. et Tu le sais bien. Je crains même d’être incapable de faire cela pour moi-même. Comment donc puis-je le faire pour les autres. »
Jésus reprit : « C’est précisément pour cela que Je t’ai choisie et gardée petite,
- de manière à ce que tu ne puisses rien faire seule, mais toujours et uniquement avec Moi.
Autant que toi, Je sais que, petite comme tu es,
- tu n’es bonne à rien,
- tout au plus à me faire sourire de tes futilités. Ton Jésus s’ occupera de tout.
Cela est nécessaire, tout comme il fut nécessaire qu’une petite fille à Nous, ma Maman, considéra comme sa tâche de recevoir en elle tous les actes de notre Volonté rejetés par les créatures. Elle les fit siens,
-
les reçut avec reconnaissance et dignité,
-
les aima,
-
nous paya de retour, au point de les embrasser totalement, pour autant que cela soit possible pour une créature.
Aussi, quand la Divinité vit sa Volonté intégrer la création par cette petite,
- non seulement pour elle-même, mais pour tous les autres, Elle se sentit si attirée que, à la suite de tous ses actes de la Création,
Elle émit le plus grand Acte, le plus prodigieux,
- celui d’élever cette petite à la dignité unique et exclusive d’être la Mère de son propre Créateur.
Moi, le Verbe Éternel, Je n’aurais jamais pu descendre du Ciel si Je n’avais pas trouvé ma Volonté en elle, ce que nous voulions d’ailleurs pour toutes les créatures.
Quelle fut la cause de ma descente sur la terre ?
Ma Volonté existant dans une petite créature. Me suis-Je préoccupé de sa petitesse ? Tout ce dont Je me suis préoccupé était que ma Volonté soit en sécurité en elle, -sans entraves de la part de sa volonté humaine.
Une fois notre Volonté en sécurité, nos droits étaient restaurés : la créature se mettait en ordre par rapport à son Créateur. Et le Créateur se trouvait en ordre par rapport à la créature.
Le but de la Création pouvait être atteint Et, par conséquent, nous en sommes venus aux actes, c’est-à-dire que le Verbe se fit chair,
- d’abord pour racheter l’homme et,
- ensuite, pour que « notre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. »
Ah oui ! ce fut ma Maman qui, prenant en elle la totalité de notre Volonté, envoya des flèches à la Divinité. De telle sorte que, blessé par nos propres flèches, le Verbe fut attiré dans son sein comme par un puissant aimant.
Nous ne pouvons rien refuser à Celui qui possède notre Volonté. Vois donc la nécessité pour Moi de trouver une autre créature
- qui s’offre pour recevoir en elle tous les actes de notre Volonté reliés à la Création, de manière à donner son achèvement au Fiat
- qui m’a fait descendre sur la terre
- et qui fut désiré et compris seulement par ma Maman.
La Divinité veut être blessée de nouveau par ses propres flèches afin de donner aux générations ce grand bien : que ma Volonté règne en eux.
Comme c’est la plus grande chose que Je veux donner
- celle voulue pour l’homme dès son origine -, une volonté humaine ne suffit pas pour implorer cela, et encore moins pour blesser la Divinité.
Ca prend la Volonté Divine dans une âme
- avec laquelle cette âme puisse blesser son Créateur de divines flèches, de telle manière qu’Il ouvre les Cieux et laisse sa Volonté descendre sur la terre.
Puisqu’Il y trouvera son noble cortège (tous les actes de sa Volonté accumulés dans cette créature qui les Lui a arrachés), Il viendra régner sur la terre dans un triomphe total. »
Sur ces paroles, je Lui ai dit : « Mon bien-aimé Bien, tes propos me plongent dans la confusion, ils m’annihilent même. Au point que je me sens comme une petite nouvelle-née dont les membres ne sont pas encore bien formés et qui, par conséquent, doivent être emmaillotés.
Cependant, bien que des langes me soient nécessaires pour que je sois formée, Tu veux m’enlever ces langes et, pour quoi faire ? pour me faire tendre mes petites mains de bébé afin d’embrasser ton Éternelle Volonté ? Mon Jésus, ne vois-Tu pas que je ne puis le faire, que je ne puis saisir ta Volonté, que je suis vraiment trop petite.
Et si Tu veux tant que ta Volonté règne sur la terre, pourquoi as-Tu attendu si longtemps ? Pourquoi, quand Tu es venu sur la terre, n’as-Tu pas fait les deux en même temps,
- c’est à dire la Rédemption
- et le que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ?
Tu as des bras forts et longs, aptes à embrasser ta Volonté infinie. Vois, ô Jésus, les miens sont faibles et courts ; comment puis-je faire cela ?»
Il me répondit : « Pauvre petite enfant, tu as raison. Mes propos te plongent dans la confusion. La lumière de ma Volonté t’aveugle et fait véritablement de toi une nouvelle-née de la Volonté Suprême.
Viens dans mes bras, Je vais t’emmailloter avec les langes de ma Volonté afin qu’elle affermisse tes membres avec sa Force. Ainsi, il te sera facile de saisir avec tes bras la Volonté Éternelle qui, avec tant d’Amour, veut venir régner en toi. » Je me précipitai donc dans ses bras pour Le laisser faire de moi tout ce qu’Il voulait.
Il ajouta : « J’aurais très bien pu faire les deux choses Moi-même quand Je suis venu sur la terre. Mais la créature est incapable de recevoir les travaux de son Créateur d’un seul coup. De plus, Je me délecte en donnant toujours de nouvelles surprises d’Amour.
La créature a profané son goût en usant de sa propre volonté. L’haleine de son âme sent mauvais par tant de choses laides, au point de me dégoûter.
Elle a atteint le point
- d’aimer les choses les plus dégoûtantes,
- de laisser un fluide putréfié couler sur les trois facultés de son âme, de sorte que sa noblesse ne pouvait plus être reconnue.
J’ai donc dû, en premier, prendre soin de tout cela par ma Rédemption,
- en donnant à la créature tous les remèdes et
- en donnant à ses maux le bain de mon Sang pour les laver.
Même si J’avais voulu faire les deux choses, la créature n’aurait pas eu
- les yeux de l’intelligence pour comprendre ma Volonté,
- ni les oreilles pour l’écouter,
- ni le cœur pour La recevoir, vu que, par sa volonté humaine, elle était tellement sale, aveugle et sourde.
N’étant pas entendue et ne trouvant aucun endroit où demeurer, ma Volonté serait retournée au Ciel.
Par conséquent, il était nécessaire que l’homme
- comprenne les Biens de la Rédemption en premier,
- pour être ensuite capable de comprendre les Biens du « que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ».
La même chose te serait arrivée si, au début, quand J’ai commencé à te parler, Je t’avais tout de suite parlé de ma Volonté : tu n’aurais pas compris.
Je serais devenu comme un professeur qui, au lieu d’enseigner les premières lettres de l’alphabet à son élève, lui enseigne tout de suite les sciences et les langues étrangères. Pauvre enfant, il serait dérouté et n’apprendrait rien.
À la place, J’ai voulu te parler de la souffrance et des vertus, choses
- qui sont plus accessibles et plus tangibles pour la nature humaine et
- qui peuvent être appelées l’alphabet de la vie chrétienne.
Il s’agit du langage de l’exil et de ceux qui aspirent à la Patrie céleste.
Par contre, ma Volonté fait partie du langage du Ciel et Elle commence là où toutes les autres sciences et vertus finissent.
Elle est une Reine qui domine toute chose et couronne tous les êtres. Devant la Sainteté de ma Volonté, toutes les autres vertus se rétrécissent et tremblent.
J’ai donc voulu agir comme ton professeur de l’alphabet en premier, afin de disposer ton intelligence. Par la suite, Je suis devenu ton Professeur céleste et divin qui ne connaît que
- le langage de la Patrie céleste et
- la haute science que contient ma Volonté.
Je devais en premier t’enlever le goût pour n’importe quoi. Parce que la volonté humaine distille ce poison. Elle fait perdre le goût pour la Volonté Divine .
Dans toutes les choses créées, puisqu’elles sont venues de Moi, J’ai placé un goût de divin . Mais, en faisant sa volonté,
- l’âme ne repère pas ce goût, même dans les choses saintes.
Aussi, afin de t’amener à n’avoir que le goût de ma Volonté,
- Je veille à ne te laisser goûter rien d’autre pour que tu sois mieux disposée à recevoir mes sublimes leçons sur Elle.
Ce qui a été nécessaire pour toi, ce le fut encore plus pour l’Église
- à laquelle J’ai dû d’abord faire connaître les choses mineures. La plus grande de toutes vient ensuite : la connaissance de ma Volonté. »