Je me disais : « Pourquoi Jésus béni aime-t-Il tant que sa Volonté soit faite ? Quelle Gloire peut-Il retirer d’une créature pauvre et misérable qui abandonne sa volonté en la Volonté si haute, sainte et adorable de Jésus ?»
Pendant que j’entretenais de telles pensées, mon aimable Jésus me dit avec beaucoup de tendresse :
« Ma fille, veux-tu savoir ?
Mon Amour et ma Bonté sont si grands que,
- chaque fois qu’une créature agit selon ma Volonté, Je lui donne beaucoup.
Et, afin que Je puisse toujours lui donner beaucoup, J’aime qu’elle fasse ma Volonté.
Par conséquent, la vraie raison pour laquelle je désire que la créature accomplisse ma Volonté est qu’elle Me fournisse ainsi le moyen de lui donner sans cesse.
Mon Amour ne veut jamais être au repos. Il veut toujours courir, voler vers la créature. Et pour faire quoi ? Pour donner.
Quand la créature fait ma Volonté, elle s’approche de Moi et Moi d’elle :
- Je donne et elle prend.
Par contre, si elle n’accomplit pas ma Volonté,
- elle se tient à distance de Moi et devient comme étrangère à Moi. Ainsi, elle ne peut pas s’emparer de ce que Je voudrais lui donner.
Si Je lui donnais quand même, cela serait nocif et indigeste pour elle, parce que son palais non raffiné et contaminé par sa volonté humaine
- ne lui permettrait pas de profiter et d’apprécier les cadeaux divins. Mon désir est de lui donner sans cesse.
Les créatures qui accomplissent ma Volonté augmentent ma Gloire. C’est une Gloire qui descend du Ciel et retourne directement au pied de mon Trône multipliée par la Volonté Divine se trouvant dans la créature.
D’autre part, la gloire s’il en est
- que ceux qui n’accomplissent pas ma Volonté pourraient me donner serait une gloire étrangère à Moi,
- une gloire pouvant atteindre le point de me dégoûter.
Lorsque la créature s’exerce à accomplir ma Volonté, Je lui donne la Mienne, ce qui confère à ses travaux
- ma Sainteté, ma Puissance, ma Sagesse,
- la Beauté de mes oeuvres,
- une valeur incalculable.
Je peux dire que ce sont là
- des fruits de mon domaine,
- des œuvres de mon céleste Royaume,
- la Gloire de mes enfants légitimes.
Comment la créature qui met toute son énergie à accomplir ma Volonté ne me plairait-elle pas ? Comment ne ressentirais-Je pas le Pouvoir ravissant de ma Suprême Volonté dans ses travaux ? Oh ! si les créatures connaissaient le bien de tout cela, elles ne se laisseraient plus décevoir par leur propre volonté. »