Je me sentais très affligée parce que, aujourd’hui, mon Soleil Jésus ne s’était pas levé sur ma pauvre âme. Ô Dieu ! quelle souffrance c’est de passer une journée sans mon Soleil, continuellement dans la nuit !
Pendant que j’étais ainsi transpercée dans mon âme, je me suis consolée en regardant le ciel étoilé et je me disais :
« Comment se fait-il que mon doux Jésus ne se rappelle plus de rien ? Je ne sais pas comment la bonté de son Cœur peut supporter de ne pas laisser le soleil de son aimable Présence se lever en moi, après m’avoir dit qu’il serait incapable de ne pas venir vers sa petite fille.
Puisque les petites ne peuvent pas être très longtemps sans leur père. Leurs besoins sont si nombreux que le père est forcé d’être avec elles, de les garder et de les nourrir.
Ah ! ne se souvient-il pas de m’avoir emmenée hors de mon corps, là-haut, au-delà même de la voûte des cieux, au milieu des sphères célestes, où nous nous baladions ensemble alors que j’imprimais mes « je t’aime » dans chaque étoile, dans chaque sphère ?
Ah ! il me semble voir dans chaque étoile mes « je t’aime » et entendre leurs auréoles scintillantes résonner de mes « Jésus, je T’aime ».
Mais Il ne les écoute pas, Il ne vient pas Il ne laisse pas son soleil se lever qui, éclipsant toutes les étoiles munies de mes « je T’aime », les absorberait pour qu’elles ne fassent qu’un avec Lui.
Ainsi, me levant de nouveau au milieu des sphères célestes, je pourrais y imprimer de nouveaux « Jésus, je T’aime ».
Ô étoiles, s’il vous plaît, criez mes « je T’aime » de telle sorte que, touché, Jésus revienne vers sa petite fille, sa petite exilée.
Ô Jésus, viens, donne-moi la main, fais-moi entrer dans ta Volonté Divine pour que je puisse emplir l’atmosphère, l’azur des cieux, la lumière du soleil, l’air, la mer et toutes les choses de mes « je T’aime » et de mes baisers.
De telle sorte que, où que Tu sois,
- si Tu regardes, Tu puisses voir mes « je T’aime » et ressentir mes baisers ;
- si Tu écoutes, Tu puisses entendre mes « je T’aime » et le bruit de mes baisers ;
- si Tu respires, Tu puisses respirer mes baisers angoissés ;
- si Tu travailles, Tu sentes couler mes « je T’aime » dans tes mains ;
- si Tu marches, Tu puisses poser les pieds sur mes « je T’aime » et entendre le bruit de mes baisers.
Que mes « je T’aime » soient une chaîne qui me lie à Toi et que mes baisers soient l’aimant puissant qui, que Tu le veuilles ou non, te forcent à venir vers celle qui ne peut pas vivre sans toi. »
Qui pourrait dire tous les non-sens que j’ai ainsi dits ? Pendant que j’entretenais ces pensées, mon adorable Jésus vint
Il me montra son Cœur ouvert et, plein de bonté, Il me dit : « Ma fille, place ta tête sur mon Cœur et repose-toi, car tu es très fatiguée. Après, nous ferons une promenade afin que Je te montre mes « Je t’aime » inscrits pour toi dans toute la création. »
J’ai donc embrassé Jésus et, ensuite, j’ai placé ma tête sur son Cœur pour me reposer comme j’en sentais l’extrême besoin. Après, pendant que je continuais à être hors de mon corps et rivée à son Cœur,
Il ajouta : « Ma fille, toi qui es la fille première-née de ma Suprême Volonté, Je veux te faire connaître
- comment, sur ses ailes, toute la création apporte mes « Je t’aime » aux créatures
- comment, sur ces mêmes ailes, les créatures devraient me donner la réplique par leurs propres « je T’aime ».
Vois le ciel azuré : il n’y a pas un seul point de ce ciel où mes « Je t’aime » pour les créatures ne sont pas imprimés. Chaque étoile avec sa couronne scintillante arbore un « Je t’aime ». Chaque rayon de soleil apportant la lumière sur la terre, chaque parcelle de cette lumière porte un « Je t’aime ».
Pendant que la lumière du soleil couvre la terre et que l’homme regarde cette terre et marche dessus, mes « Je t’aime » atteignent ses yeux, sa bouche, ses mains et s’étendent sous ses pieds.
Les vagues de l’océan murmurent à l’homme « Je t’aime », « Je t’aime », « Je t’aime ». Toutes les gouttes d’eau sont autant de notes qui, - murmurant de concert, forment les plus belles harmonies de mon « Je t’aime » infini.
Les plantes, les feuilles, les fleurs, les fruits ont mes « Je t’aime » imprimés en eux.
Ainsi, la création tout entière apporte à l’homme mes « Je t’aime » sans cesse répétés.
Et l’homme lui-même, combien de mes « Je t’aime » ne porte-t-il pas dans tout son être ?
Ses pensées sont scellées par mes « Je t’aime ». Son cœur, qui palpite dans sa poitrine avec ce mystérieux “tic, tic, tic … ”, lui répète sans cesse : « Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime ». Ses mots sont accompagnés de mes « Je t’aime » Ses mouvements, ses pas et tout le reste sont marqués des « Je t’aime » de leur Créateur.
Cependant, au milieu d’un tel débordement de mes « Je t’aime », l’homme est incapable de sortir de lui-même pour répondre à mon Amour. Quelle ingratitude et combien mon Amour en est blessé !
En conséquence, ma fille, Je t’ai choisie comme la fille de ma Volonté afin que tu puisses fidèlement défendre les droits de ton Père. Mon amour veut absolument un retour d’amour de la part des créatures.
Dans ma Volonté, tu retrouveras tous mes « Je t’aime ». Tu imprimeras les tiens dans chacun des miens, pour toi-même et pour tous.
Oh ! comme Je serai content de voir l’amour des créatures se fusionner avec le mien.
Je mets ma Volonté à ta disposition afin qu’au moins une créature,
- défendant les droits de mon amour, me paie de retour pour cet Amour que J’ai disposé dans toute la création. »