J’accompagnais mon doux Jésus dans les Heures de sa Passion, spécialement quand Il fut accusé par les Juifs devant Pilate.

Celui-ci,

  • non satisfait des accusations portées contre Jésus,
  • l’interrogea afin de trouver des raisons suffisantes pour le condamner ou pour le libérer.

Me parlant dans mon intérieur, Jésus dit : « Ma fille, tout dans ma Vie

  • fut un profond mystère et
  • un enseignement sublime sur lequel l’homme doit réfléchir afin de M’imiter.

Les Juifs étaient si remplis d’orgueil et si habiles

  • à feindre la sainteté et
  • à se donner l’allure d’hommes intègres et consciencieux qu’ils croyaient que le simple fait de me faire comparaître devant Pilate,
  • en mentionnant qu’ils me trouvaient passible de mort, celui-ci les écouterait et, sans plus, Me condamnerait.

Ils comptaient en particulier sur le fait que Pilate était un non –Juif, ne connaissant pas Dieu.

Mais Dieu en avait décidé autrement afin

  • de mettre en garde les autorités et
  • de leur apprendre que, malgré l’intégrité et la sainteté apparentes des accusateurs d’un présumé criminel,
  • ils ne doivent pas croire trop facilement ces accusateurs
  • mais ils doivent savoir les questionner beaucoup afin d’être en mesure de juger si, derrière l’apparence de bonnes intentions,
  • il y a la vérité ou
  • plutôt la jalousie, la rancœur et
  • la convoitise de quelque avantage ou honneur.

Un examen minutieux

  • révèle les personnes,
  • peut les confondre et
  • peut montrer qu’elles ne sont pas dignes de confiance.

Se voyant mises en doute, elles peuvent alors abandonner l’idée

  • de tirer des avantages à accuser les autres.

De quel mal les supérieurs ne peuvent-ils pas se rendre coupables lorsqu’ils accordent du crédit

  • à la bonté feinte plutôt
  • qu’à la vertu éprouvée !

Les Juifs furent très humiliés

  • de ne pas être crus facilement par Pilate et
  • d’avoir à répondre à beaucoup des questions.

Ils furent d’autant plus humiliés qu’ils ont pu constater qu’il y avait plus de rectitude et de conscience chez ce juge non-Juif que chez eux-mêmes.

D’ailleurs, si Pilate M’a condamné,

  • ce n’est pas parce qu’il les a crus
  • mais parce qu’il n’avait pas d’autre choix pour ne pas perdre son poste.

On doit savoir scruter les intentions. Cela amène de l’éclairage propre

  • à calmer les bons et
  • à confondre les malicieux.

Désirant en savoir plus, Pilate me dit : “Tu es donc roi ? Où est ton Royaume ?”

J’ai voulu lui donner une autre leçon sublime en disant : “Oui,Je suis roi.”

Par cette réponse, J’ai voulu lui dire : “Sais-tu ce qu’est mon Royaume ? Ce sont mes Souffrances, mon Sang et mes Vertus.

Mon Royaume n’est pas en dehors de Moi, mais en Moi. Ce que l’on possède en dehors de soi

  • ne peut être ni un vrai royaume ni un véritable empire.

Parce que ce qui est à l’extérieur de l’homme peut être perdu ou usurpé et il sera forcé de le laisser.

Tandis que ce qui est à l ‘intérieur de l’homme ne peut être enlevé. Sa possession est éternelle.

Les caractéristiques de mon Royaume sont

  • les Blessures,
  • la Couronne d’épines et
  • la Croix.

Je ne me comporte pas comme les autres rois

  • qui gardent leurs sujets séparés d’eux,
  • sans sécurité et même sans alimentation :

J’appelle mes gens

  • à vivre dans mes Plaies,
  • fortifiés par mes Souffrances,
  • désaltérés par mon Sang et
  • nourris de ma Chair.

C’est cela régner véritablement. Toutes les autres royautés sont des royautés

  • d’esclavage, de dangers et de mort. Dans mon Royaume, il y a une Vie véritable.”

Que de profonds mystères se cachent dans mes Paroles ! Dans ses souffrances, ses humiliations et l’abandon de tous, dans sa pratique des vertus véritables, l’âme devrait se dire :

“Ceci est mon royaume qui ne périra pas. Personne ne peut me l’enlever ni y toucher. Il est éternel et divin, semblable à celui de mon doux Jésus. Mes souffrances Le fortifient. Personne ne peut me combattre à cause de la forteresse dans laquelle je me trouve.”

Il s’agit là d’un Royaume de paix auquel tous mes fils devraient aspirer. »