Je venais de recevoir mon bien-aimé Jésus dans la sainte communion. J’étais complètement absorbée dans la très sainte Volonté de Dieu
- quand Il me rendit présents tous les actes de sa Vie terrestre, comme s’ils étaient en train de s’accomplir.
Il me laissa voir
- l’institution du sacrement de l’Eucharistie
- et la communion qu’Il se donna à Lui-même.
Quelle merveille, quel excès d’Amour fut cette communion à Lui-même ! Mon esprit était confondu devant un si grand prodige.
Mon doux Jésus me dit : « Fille bien-aimée de ma suprême Volonté, ma Volonté contient tout. Elle convertit chaque Pensée divine en Acte et Elle ne permet à rien de Lui échapper. Quiconque vit dans ma Volonté désire faire connaître ses Bienfaits.
Je veux que tu saches la raison pour laquelle J’ai voulu me recevoir Moi-même quand J’ai institué mon sacrement d’Amour.
C’est un miracle incompréhensible à l’esprit humain :
- que l’homme reçoive l’Être suprême,
- que l’Être infini soit enclos dans un être fini et
- que, cependant, Il reçoive là l’Honneur qui Lui revient et
- qu’Il y trouve une demeure digne de Lui,
Cela est un mystère si incompréhensible à l’esprit humain que même les apôtres, qui pourtant ont cru en l’incarnation et en d’autres mystères, devinrent mal à l’aise et portés à ne pas croire. Ils n’acquiescèrent qu’à la suite de mes nombreuses exhortations.
En instituant l’Eucharistie, J’ai dû penser à tout. Puisque la créature devait me recevoir, l’Honneur, la Dignité et la Demeure appropriée pour la Divinité
- devaient s’y trouver.
Aussi, ma fille, quand J’ai institué ce grand Sacrement, ma Volonté éternelle, en union avec ma Volonté humaine,
- a rendu présentes pour Moi toutes les Hosties consacrées
qui allaient exister jusqu’à la fin des temps. Je les ai toutes regardées et consommées l’une après l’autre. J’ai vu dans chacune ma Vie sacramentelle vibrante et désireuse de se donner aux créatures.
Mon Humanité, au nom de la famille humaine tout entière,
- assuma l’obligation pour tous de Me recevoir et
- assuma en Elle- même une demeure pour chaque Hostie.
Ma Divinité, qui était inséparable de mon Humanité, a entouré chaque Hostie sacramentelle
- d’honneurs, de louanges et de bénédictions divines, de telle sorte que ma Majesté puisse être reçue dans les cœurs avec la Dignité voulue.
Chaque hostie sacramentelle m’a été confiée et Elle devint la Demeure de mon Humanité.
Chacune fut investie du cortège des honneurs dus à ma Divinité. Autrement, comment aurais-Je pu descendre dans la créature ?
Ce fut seulement en Me recevant Moi-même de cette manière
- que J’ai sauvegardé ma Dignité et les Honneurs qui Me sont dus et
- que J’ai aménagé une demeure digne de ma personne.
Cela m’a permis de tolérer
- les sacrilèges, l’indifférence,
- l’irrévérence et l’ingratitude des créatures.
Si Je ne m’étais pas ainsi reçu, Je n’aurais pu descendre chez les créatures. Elles n’auraient pas eu la manière ni les moyens de me recevoir.
Voilà ma façon de faire pour chacune de mes oeuvres. Je réalise l’Acte une fois
- en lui donnant Vie pour toutes les autres fois où Il sera répété.
Toutes les répétitions sont unies au premier Acte comme s’il s’agissait d’Un Seul Acte.
C’est de cette manière que l’Omnipotence de ma Volonté m’a fait embrasser tous les siècles. Elle m’a rendu présents tous les communiants et toutes les Hosties sacramentelles. Je me suis reçu Moi-même pour chacune.
Qui aurait pu croire à un tel excès d’Amour ? Avant de descendre dans le cœur des créatures, Je me suis reçu Moi-même afin
- de sauvegarder mes droits divins et
- de pouvoir présenter ma Personne aux créatures.
Également, J’ai voulu investir les créatures
- des mêmes actes que J’ai accomplis en Me recevant Moi-même, leur conférant
- les dispositions appropriées et
- presque le droit de Me recevoir. »
En entendant ces paroles de Jésus, j’étais très étonnée et au bord du doute.
Jésus ajouta : « Pourquoi doutes-tu ? N’est-ce pas là le travail d’un Dieu ? Cet Acte, quoiqu’il fut un Acte Unique, n’a t-il pas entraîné tous les autres ?
D’ailleurs, n’en fut-il pas ainsi
- pour mon Incarnation,
- pour ma Vie sur la terre et
- pour ma Passion ?
Je me suis incarné une seule fois, J’ai vécu une seule Vie et J’ai souffert une seule Passion.
Pourtant, mon Incarnation, ma Vie et ma Passion furent
- pour tous et
- pour chacun en particulier.
Elles sont encore en action pour chaque créature comme si, en ce moment, Je m’incarnais et Je souffrais ma Passion.
S’il n’en était pas ainsi, Je n’agirais pas comme un Dieu mais comme une créature qui,
- ne possédant pas un Pouvoir divin,
- ne peut ni aller vers tous ni se donner à tous.
Maintenant, ma fille, Je veux te parler d’un autre excès de mon Amour.
La créature qui accomplit ma Volonté et vit en Elle
- en vient à embrasser toutes les actions de mon Humanité.
Car Je suis très désireux que la créature devienne comme Moi.
Puisque sa volonté et ma Volonté sont Une, ma Volonté s’en réjouit. Et s’amusant, Elle dépose dans la créature
- tout le bien qui est en Moi,
- y compris les hosties sacramentelles.
Ma Volonté, qui est dans la créature, l’entoure d’Honneurs divins et de Dignité . . Je me confie à elle parce que ma Volonté l’a fait gardienne
- de tous mes Biens,
- de toutes mes Œuvres et même
- de ma Vie. »