J’ai passé les derniers jours dans une mer d’amertume parce que le bien-aimé Jésus me privait beaucoup de son aimable présence. Quand Il se montrait, Il le faisait en dedans de moi, immergé dans une mer dont les vagues s’élevaient au-dessus de lui. Pour ne pas être suffoqué, Il repoussait les vagues de sa main.
D’un regard piteux, Il me regardait et me demandait de l’aide, disant des choses comme :
« Ma fille, vois comment les vagues essaient de me noyer ! Elles me noieraient si ce n’était de l’action de mon bras. Quelle sale époque qui provoque de telles conséquences ! »
Puis, Il se cachait plus profondément en moi. Comme il m’était pénible de le voir dans cet état ! Mon âme était déchirée. Oh ! comme j’aurais voulu subir le martyre si cela avait pu soulager mon doux Jésus !
Ce matin, il me sembla qu’Il ne pouvait en endurer davantage. Utilisant son pouvoir, Il sortit de la mer remplie d’armements prêts à blesser et à tuer, dont la seule vue inspirait la terreur. Il pencha sa tête sur ma poitrine Elle était pâle et tourmentée, quoique d’une beauté ravissante.
Il me dit : « Ma bienaimée, Je ne peux continuer.
Si la Justice veut suivre son cours, mon Amour veut se répandre et suivre son propre chemin. Voilà pourquoi J’ai quitté cette mer terrible dont les vagues sont formées des péchés des créatures, afin
- de donner libre cours à mon Amour et
- d’accorder du soulagement à mon Cœur en compagnie de la petite fille de ma Volonté.
Tu ne peux, toi non plus, en faire davantage.
J’ai entendu tes gémissements de mort dans l’horrible mer, parce que tu étais privée de Moi.
Alors, ignorant tous les autres, pour ainsi dire, J’ai accouru vers toi
- pour Me libérer de ce poids et
- pour te soulager par notre amour réciproque, te donnant ainsi une nouvelle Vie. »
Pendant qu’Il disait cela, Il me pressa fortement contre Lui et m’embrassa,
- plaçant sa main sur ma gorge, comme s’Il avait voulu me rassurer
- au sujet des souffrances qu’Il m’avait données.
À cause des jours précédents, ma gorge étaient restée dans un état de quasi-suffocation. Mon Jésus était tout Amour et Il voulait que je Lui rende les baisers, les caresses et les étreintes qu’Il me donnait.
Par la suite, j’ai compris qu’Il voulait que j’entre dans l’Immense mer de sa Volonté pour être fortifiée contre la mer des péchés des créatures.
Le tenant fermement, je lui ai dit : « Mon Amour, avec toi je veux suivre tous les actes que ton Humanité a réalisés dans la Divine Volonté. Ce que Tu as accompli, Je veux aussi le faire afin que, dans tous tes actes, Tu puisses retrouver les miens.
Dans ta suprême Volonté, ton Esprit traverse tous les esprits des créatures
- afin d’offrir d’une façon divine au Père céleste gloire, honneur et réparation pour chaque pensée mauvaise des créatures et
- pour sceller chacune avec la Lumière et la Grâce de ta Volonté,
Alors, moi aussi, je veux traverser chaque pensée des créatures, de la première à la dernière, afin de répéter ce que Tu as fait.
Et je veux en cela m’unir à notre Mère céleste
- qui ne reste jamais en arrière et qui me garde avec Toi. je veux aussi m’unir à tes saints. »
Ensuite, Jésus me regarda et, plein de tendresse, Il me dit :
« Ma fille,
- dans mon éternelle Volonté, tu trouveras comme à l’intérieur d’un manteau
- tous mes Actes et tous ceux de ma Mère, qui comportaient les actes de toutes les créatures qui ont existé ou existeront.
Dans ce manteau, il y a deux parties :
- l’une a été élevée au Ciel et remise à mon Père pour Lui rendre tout ce que les créatures Lui doivent, tels l’amour, la gloire, la réparation et la satisfaction ;
- l’autre est restée pour défendre et aider les créatures.
« Aucune autre personne n’est entrée dans ma Volonté pour accomplir tout ce que mon Humanité a fait.
Mes saints ont accompli ma Volonté, mais n’y sont pas entrés pour participer à toutes mes réalisations et prendre avec eux tous les hommes, du premier au dernier, en les rendant acteurs, spectateurs et diviniseurs.
Si on ne fait qu’accomplir ma Volonté, on est inapte à répéter tout ce que fait mon éternelle Volonté. Elle ne descend alors dans la créature que d’une façon limitée, dans la mesure où elle peut la contenir.
Par contre, celui qui entre dans ma Volonté
- participe à son éternel essor.
- ses actes rejoignent les miens et ceux de ma Mère.
Regarde dans ma Volonté : y vois-tu
- ne fût-ce qu’un seul acte réalisé par une créature (autre que ma Mère) qui se soit joint aux Miens en couvrant tous les actes accomplis sur la terre ?
Regarde bien, tu n’en trouveras aucun, ce qui signifie que personne n’est entré dans ma Volonté.
Il a été réservé à ma petite fille
- d’ouvrir les portes de mon éternelle Volonté
- pour unir ses actes aux Miens et à ceux de ma Mère, et
- pour ainsi rendre tous nos actes en triple devant la Majesté suprême, pour le bien des créatures.
Les portes étant maintenant ouvertes,
- d’autres créatures peuvent y entrer,
- pourvu qu’elles soient disposées à un si grand bien. »
En compagnie de Jésus,
- j’ai continué à voyager dans sa Volonté
- en refaisant tout ce qu’Il a fait.
Puis, nous avons regardé la terre :
-
que de choses abominables nous y avons vues.
-
comme nous avons été horrifiés par les préparatifs de guerre ! Tremblante, je retournai dans mon corps.
Ma Volonté au Ciel est celle du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Elle est une. Notre Volonté veut aussi agir en unité dans trois personnes distinctes sur la terre : la Mère, le Fils, et la Fiancée
Jésus revint un peu plus tard et Il continua de me parler de sa très sainte Volonté en disant :
« Ma fille, ma Volonté au Ciel est celle du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Elle est une. Quoique les trois Personnes soient distinctes, leur Volonté est une. Puisque c’est une seule Volonté qui agit en nous, Elle constitue notre bonheur et notre égalité en Amour, Pouvoir, Beauté, etc.
Si, au lieu d’une Volonté divine unique, il y en avait trois, Nous ne saurions être heureux, encore moins rendre les autres heureux. De plus, nous serions inégaux en Pouvoir, Sagesse et Sainteté, etc.
Notre Volonté unique est notre seul Bien,
- duquel coulent des mers de Bonheur.
Vu la grande Valeur qui résulte de notre Unité d’action dans la Divine Volonté, notre Volonté veut aussi agir en unité
- dans trois personnes distinctes sur la terre : la Mère, le Fils, et la Fiancée.
De ces trois Personnes, d’autres mers de Bonheur couleront,
- apportant un bien immense à tous les voyageurs. »
Abasourdie, je Lui ai dit : « Mon Amour, qui sont la Mère, le Fils et la Fiancée, ces trois heureuses personnes qui constituent une Trinité sur la terre et en lesquelles ta Volonté est une ? »
Il répondit : « N’as-tu donc pas compris ? Deux de ces personnes ont déjà assumé cet honneur : ma Mère et Moi-même,
- Moi qui suis le Verbe éternel, le Fils du Père éternel et le Fils de la Mère céleste.
- en vertu de mon incarnation dans son sein, je suis vraiment son Fils. La Fiancée est la petite fille de ma Volonté.
Je suis au centre, ma Mère est à ma droite et la Fiancée à ma gauche. Quand ma Volonté agit, elle fait écho vers la droite et vers la gauche,
- formant une unique Volonté.
J’ai déversé beaucoup de grâces en toi. Je t’ai ouvert les portes de ma Volonté,
- te révélant les secrets et les merveilles qu’elle comporte et
- ouvrant bien des voies vers toi afin que l’écho de ma Volonté t’atteigne.
En perdant ta propre volonté, tu dois vivre uniquement dans la Mienne. N’es-tu pas heureuse ? » Je répondis : « Merci, ô Jésus, et permets, je t’en supplie, que je suive toujours ta Volonté. »