Je pensais à mon doux Jésus au moment où Il fut amené devant Hérode, et je me disais : « Comment est-il possible que Jésus. qui est si bon, n’ait pas daigné dire un mot à Hérode ou même le regarder ?

Peut-être que ce coeur perfide aurait pu être converti par le pouvoir du Regard de Jésus. » Se manifestant, Jésus me dit :

Ma fille, la perversité et la dureté de coeur d’Hérode étaient telles qu’il ne méritait pas que Je le regarde ou que Je lui dise un seul mot. Au contraire, si Je l’avais fait, il aurait été encore plus coupable parce que chacune de mes Paroles établit

  • un lien additionnel, une union plus grande,
  • un rapprochement plus grand entre Moi et la créature.

Quand une âme sent mon Regard, la grâce commence à agir.

Si mon Regard ou ma Parole sont doux et bénéfiques, alors l’âme se dit : Comme Il est beau, pénétrant, tendre, mélodieux !

Comment ne pas l’aimer ?» Si mon Regard ou ma Parole sont empreints de majesté, resplendissants de lumière, l’âme dit : « Quelle majesté, quelle grandeur, quelle lumière pénétrante. Comme je me sens petite, misérable et dans la noirceur comparée à cette lumière resplendissante !»

Si Je voulais te décrire la puissance, les grâces et le bien que portent mes Paroles, qui sait combien de livres tu aurais à écrire !

Vois tout le bien que Je t’ai fait

  • en te regardant tant de fois,
  • en poursuivant avec toi de si intimes conversations.

Je ne me suis pas contenté de quelques paroles avec toi. Non, Je t’ai servi des exposés complets. Il s’ensuit que les liens entre toi et moi sont innombrables.

Je t’ai traitée comme un maître traite ses disciples. Quand quelqu’un d’autre qu’un disciple lui demande des conseils, l’enseignant se contente de quelques mots. Mais, souhaitant faire de ses disciples des enseignants comme lui, il leur consacre des jours entiers, leur parle longuement et les guide toujours.

Parfois il développe une argumentation ou donne des exemples pour les aider à comprendre. Il ne les laisse jamais seuls de peur que des distractions puissent, comme le vent, disséminer ses enseignements.

Si nécessaire, il se prive de repos pour s’occuper d’eux, pour les instruire. Il ne néglige rien, ni la fatigue, ni les difficultés, ni ses sueurs, pour atteindre son but de transformer ses élèves en enseignants comme lui.

C’est ce que J’ai fait avec toi. Je ne t’ai rien caché. Pour les autres, Je n’ai eu que quelques mots. Mais, pour toi, J’ai servi des entretiens, de longues leçons, des comparaisons, durant la nuit, durant le jour, à toute heure.

Que de grâces ne t’ai-Je pas données ! Que d’amour ne t’ai-Je pas témoigné, même au point de ne pouvoir être sans toi ! J’ai de grands projets pour toi. Voilà pourquoi Je t’ai tant donné.

Et toi, tu voudrais me remercier en laissant cachés

  • tout ce que J’ai dit et tout ce que J’ai accompli en toi, me privant ainsi de la gloire que Je recevrai quand tout cela sera connu ?

Que dirais-tu d’un disciple qu’un maître, après bien du travail, a réussi à transformer en un maître comme lui, si ce disciple voulait garder pour lui-même toute la connaissance que le maître lui a livrée, refusant de la partager avec d’autres ?

Ne serait-il pas un ingrat et une source de peines pour le maître ?

Que dirais-tu du soleil, si après avoir reçu tant de lumière et de chaleur de moi, il refusait d’irradier cette lumière et cette chaleur sur la terre ?

Ne lui dirais-tu pas : « Il est vrai que tu es beau. Mais tu agis mal en gardant ta lumière et ta chaleur pour toi-même. La terre, les plantes et les générations d’humains attendent ta lumière et ta chaleur. Elles en ont besoin pour recevoir la vie et être fertiles.

Pourquoi nous prives-tu de tant de bienfaits ? Ce qui rend ton comportement encore plus répréhensible, c’est que, lorsque tu nous donnes de la lumière et de la chaleur, tu ne perds rien. Au contraire, tu acquiers plus de gloire et tous te bénissent !» N’es-tu pas comme ce soleil ?

J’ai placé en toi tellement de lumière concernant ma Volonté que c’est beaucoup plus que le soleil qui illumine tous les hommes. L’humanité en tirera un grand bien. Moi-même et les générations d’hommes attendons que cette lumière s’irradie à partir de toi. Et toi tu penses à la façon de la cacher.

Et tu t’inquiètes de ce que les personnes en autorité prennent les mesures nécessaires pour qu’elle brille à l’avantage de tous. Non, non, ce n’est pas correct !»

J’ai pensé mourir quand Jésus parlait.Je me sentais coupable parce que, récemment, j’avais été soulagée de voir que ceux qui en détenaient l’autorisation avaient été incapables de publier l’un de mes écrits.

Oh ! comme je me sentais mal d’être réprimandée si sévèrement ! Du fond de mon coeur, je demandais à Jésus de me pardonner.

Puis Il me calma en disant : « Je te pardonne et Je te bénis. Mais sois plus prudente à l’avenir afin de ne pas recommencer. »