Mon toujours aimable Jésus vint dans une lumière immense, et, pressant ma main fermement sur lui, Il me dit : Petite fille de ma Volonté, cette immense lumière que tu vois représente ma Volonté Suprême à laquelle rien n’échappe.
Sache que, en créant les cieux, le soleil, les étoiles, etc., J’ai fixé une limite à chaque chose, J’ai accordé à chacune sa place et J’ai déterminé les quantités des choses. Rien ne peut réduire ces limites ni les excéder. Je tiens tout dans ma main.
En créant l’homme, J’ai créé l’intelligence humaine, ses pensées, ses paroles, ses travaux, ses pas et tout ce qui est propre à la nature humaine. J’ai ainsi fait pour chacun des hommes, du premier jusqu’au dernier.
C’était le propre de mon Être d’agir ainsi. Et, ce qui plus est, j’étais moi-même à la fois acteur et spectateur dans tout cela. Tous les actes des créatures nagent dans ma Volonté comme les poissons dans l’océan.
Je n’ai pas créé l’homme pour qu’il soit esclave, mais libre. Et ainsi, Je l’ai pourvu d’une volonté libre. Il n’aurait pas été convenable ni digne de Moi de créer l’homme dépourvu de liberté. Et Je n’aurais pas pu dire « faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance » si Je ne l’avais pas créé libre.
De même que Je suis libre, ainsi l’homme doit être libre. Car rien ne blesse davantage qu’un Amour qui contraint. Il cause la méfiance, les doutes, les peurs et la nausée chez celui qui le reçoit.
Tu vois quelle est l’origine des actes des créatures, même de leurs pensées : ils sont engendrés dans ma Volonté.
Mais, étant libre, l’homme peut faire en sorte que ses pensées, ses paroles, etc. soient pour le bien ou pour le mal. Il peut les rendre saints ou pervers. Ma Volonté a éprouvé de l’angoisse en voyant que les actes de nombreuses créatures se sont transformés en actes pernicieux.
C’est pourquoi J’ai désiré que ma Volonté agisse doublement dans chaque acte des créatures, afin que soit adjoint à chacun un autre acte, un acte divin. Ces actes divins me donneront toute la gloire que ma Volonté mérite.
Mais quelqu’un devait rendre tout cela possible. D’où le besoin de mon Humanité. Sainte, libre, et ne désirant aucune autre vie que celle de la Divine Volonté, mon Humanité nagea dans l’immense mer de la Divine Volonté, couvrant d’actes divins toutes les pensées, toutes les paroles et tous les travaux des créatures.
Cela donna satisfaction et gloire au Père céleste, lui permettant de contempler de nouveau l’homme et de lui ouvrir les portes du Ciel. Voyant la réaction de mon Père, J’ai lié encore plus fermement la volonté humaine à sa Volonté, dont la séparation avait précipité l’humanité dans toutes ses misères.
J’ai ainsi gagné pour l’humanité la possibilité
- de reposer dans la Volonté du divin Père et
- de rejeter toute séparation future d’avec cette Divine Volonté.
Toutefois, cela n’était pas suffisant pour me satisfaire. J’ai voulu que ma sainte Mère
- Me suive dans l’immense mer de la Volonté Suprême et
- reproduise tous les actes humains avec Moi.
Cela allait donner aux actes des hommes un deuxième sceau en plus du sceau que Je leur ai accordé à travers mes actes humains accomplis dans la Divine Volonté.
Comme elle était douce la compagnie dans ma Volonté de mon inséparable Mère !
La camaraderie dans le travail génère
- le bonheur, la satisfaction, un amour tendre,
- une émulation amoureuse, l’harmonie et l’héroïsme. L’isolement, d’un autre côté, produit les effets opposés.
Quand ma Mère et Moi avons travaillé ensemble, nous avons tous les deux émis des mers de bonheur, de satisfaction et d’amour qui nous plongeaient l’un dans l’autre, produisant un héroïsme élevé. Ces mers n’ont pas surgi seulement pour Nous. Elles étaient pour tous ceux qui devaient nous accompagner dans la Divine Volonté.
Et ces mers ont fait naître une multitude de voix
- appelant l’homme à vivre dans notre Volonté afin qu’il puisse retrouver son bonheur et ses possessions comme à l’origine, choses qu’il avait perdues lorsqu’il s’est retiré de notre Volonté.
Maintenant, Je viens à toi. Après avoir appelé ma Mère Céleste, Je t’appelle, toi, afin que tous les actes humains aient trois sceaux :
- le premier donné par Moi,
- le deuxième donné par ma Mère et
- le troisième donné par une créature ordinaire.
Mon amour éternel ne sera pas satisfait tant qu’il n’aura pas élevé une créature ordinaire pour qu’elle ouvre les portes de ma Volonté à tous ceux qui voudront y vivre.
Voilà
- pourquoi, tu as reçu de Moi autant de manifestations,
- pourquoi Je t’ai révélé de si nombreux effets de ma Volonté.
Ce sont là de puissants aimants
- pour t’attirer à vivre dans ma Volonté et, après toi,
- pour en attirer d’autres.
Mais
- pour entrer dans ma Volonté et
- pour suivre le sublime envol de mes actes et de ceux de mon inséparable Mère, toi, de la race commune,
- tu n’aurais pu y arriver si tu n’avais pas été ramenée à au moins la position qu’avait l’homme lorsqu’il est sorti de nos mains, avant qu’il ne se retire de notre Volonté.
Voilà pourquoi Je t’ai donné tant de grâces. Je veux polir ta nature et ton âme jusqu’à cet état originel. Graduellement, au fur et à mesure que Je t’accorde mes grâces, J’enlève de toi les semences, les tendances et les passions d’une nature rebelle, tout cela sans limiter ton libre arbitre.
Ma Dignité et ma Sainteté exigent que Je t’amène à cet état de félicité avant
- de t’appeler au centre de ma Volonté et
- de te faire répéter tous les actes accomplis par Moi, actes que les créatures ne connaissent pas encore.
Autrement, tu n’aurais pas été capable
- de voyager avec Moi à travers les actes innombrables de ma Volonté,
- ni de vivre avec Moi la familiarité dont nous avons besoin pour travailler en équipe.
Les passions et les germes des mauvaises tendances se seraient élevés comme des barrières entre toi et Moi. Au mieux,
- tu aurais été soumise à mes ordres comme tant de mes fidèles,
- mais tu aurais été loin d’accomplir ce que Je réalise, et ni toi ni Moi n’aurions été heureux.
Vivre dans ma Volonté est précisément
- vivre en parfait bonheur sur la terre,
- puis vivre dans un bonheur encore plus grand dans le Ciel.
Voilà pourquoi Je t’appelle une authentique fille de ma Volonté, l’heureuse première-née de ma Volonté. Sois attentive et fidèle. Viens dans mon éternelle Volonté. Mes actes et ceux de ma Mère t’attendent là pour que tu leur adjoignes le sceau de tes propres actes. Tout le Ciel t’attend Les bienheureux veulent voir tous leurs actes glorifiés dans ma Volonté par une créature de la même origine qu’eux.
Les générations actuelles et futures t’attendent afin que leur bonheur premier perdu leur soit restauré.
Ah ! Non ! Non ! Les générations ne passeront pas avant que l’homme ne revienne en mon Sein dans l’état de beauté et de souveraineté qu’il avait lorsqu’il est sorti de mes mains au moment de la Création !
Je ne suis pas satisfait de la seule Rédemption de l’homme. Même si je dois attendre, je serai patient. Par la vertu de ma Volonté, l’homme doit revenir à Moi dans le même état dans lequel Je l’ai créé originellement.
« Quand il a suivi sa propre volonté, l’homme est tombé dans l’abîme et a été transformé en une bête. En réalisant ma Volonté, il remontera à l’état que J’avais choisi pour lui.
Alors, Je pourrai dire : J’ai tout complété. Toute la Création a été restaurée en Moi. Et Je me reposerai en elle. »