Je réfléchissais sur ce que j’avais écrit de la part de Jésus dans les derniers jours et je me disais : « Comment est-il possible que mon doux Jésus ait attendu si longtemps pour révéler ce que son Humanité a accompli dans la Divine Volonté par amour pour nous ?» Pendant que je réfléchissais ainsi, mon toujours aimable Jésus se manifesta avec son coeur visible et me dit :

Fille de ma Volonté, pourquoi es-tu si pensive ? La même chose est arrivée concernant la Création Pendant longtemps je l’ai formée dans ma pensée. C’est seulement quand cela m’a plu que je l’ai actualisée.

Il en fut de même pour la Rédemption. Mais combien plus longtemps encore n’a-t-elle pas existé dans ma pensée ? On peut dire qu’elle a résidé en moi de toute éternité. Pendant longtemps j’ai voulu descendre du Ciel pour l’amener à son accomplissement. C’est ma façon de faire : J’engendre d’abord dans ma pensée et, au moment propice, J’actualise.

Sache d’autre part que mon Humanité porta deux générations :

  • les enfants de la noirceur et
  • les enfants de la lumière.

Je suis venu délivrer les premiers et, pour cela, j’ai versé mon sang. Mon Humanité était sainte. Elle n’avait hérité d’aucune des misères du premier homme.

Quoiqu’il est vrai que mon Humanité a possédé des particularités et des traits naturels comme tous les hommes, il est non moins vrai qu’elle a été parfaite, dépourvue de toute défaillance qui aurait pu obscurcir ma sainteté.

J’étais immergé dans la Volonté de mon Père céleste, dans laquelle se sont développés tous mes actes humains pour former la génération des enfants de la lumière.

Je ne me suis épargné aucune fatigue, aucune souffrance, aucune action, aucune prière pour réaliser cette œuvre.

En fait, cette génération de la lumière a été la suprême motivation pour tout ce que j’ai fait et souffert. C’était ces enfants de la lumière que le Père céleste m’avait confiés avec tant d’amour. Ils furent mon héritage chéri qui me fut accordé par la suprême Volonté.

Après avoir appliqué les bienfaits de la Rédemption et fourni à tous les moyens nécessaires pour être sauvés, Je vais maintenant plus loin en annonçant qu’il y a une autre génération dans ma pensée : la génération de mes enfants destinés à vivre dans la Divine Volonté.

Pour eux, j’ai préparé toutes les grâces, accompli tous mes actes intérieurs dans la Volonté éternelle.

Si mon Humanité n’avait pas eu à donner la Divine Volonté, qui est le motif premier de mon amour et la source d’où viennent tous mes bienfaits, alors ma venue sur la terre aurait été incomplète.

Non seulement Je ne pourrais pas dire que J’ai tout donné, mais, au contraire, J’aurais omis ce qui est le plus grand, le plus noble et le plus divin.

Vois-tu pourquoi il est si nécessaire que ma Volonté soit connue sous tous ses aspects, que soient connus ses prodiges, ses effets, sa valeur ?

Vois-tu aussi pourquoi il est si nécessaire de faire connaître tout ce que j’ai réalisé pour les créatures et ce que les créatures doivent elles-mêmes réaliser ?

La connaissance de ces choses sera un aimant puissant

  • pour les attirer,
  • pour les inciter à recevoir l’héritage de ma Volonté et
  • pour faire poindre cette génération des enfants de la lumière.

Sois attentive, ma fille : tu seras le porte-parole et la trompette pour convoquer cette nouvelle génération

  • que Je chéris tant et que Je désire si ardemment. »

Après s’être retiré pour un moment, il revint. Mais il était si égaré qu’il faisait pitié. Il se lança dans mes bras comme pour trouver un soulagement. À cette vue, je lui ai dit : « Qu’est-ce qui ne va pas, Jésus, tu es si affligé ?»

Il répondit : « Ah ! ma fille, tu ne sais rien de ce qu’ils veulent faire. Ils veulent jouer Rome. Non seulement des étrangers, mais également des Italiens veulent la soumettre à un pari. Leurs projets sont si malicieux et nombreux

  • que ce serait un moindre mal pour la terre
  • que de cracher du feu pour les incinérer.

Regarde ! Des gens viennent de partout pour donner l’assaut. Ce qui est pire,

  • c’est qu’ils viennent déguisés en agneaux, alors qu’ils sont des loups voraces prêts à dévorer leur proie. Quels plans diaboliques ils concoctent pour réunir leurs forces pour l’assaut.

Prie, prie ! C’est le dernier précipice dans lequel les créatures désirent se lancer en ces temps. »