Alors que j’étais dans mon état habituel, mon doux Jésus me fit souffrir certaines des peines et des morts qu’il a vécues pour les créatures.

Jugeant d’après les douleurs causées par mes petites souffrances, j’imaginais combien atroces ont été les siennes.

Il me dit : « Ma fille, mes souffrances sont incompréhensibles pour les humains. Les souffrances physiques de ma Passion n’étaient que l’ombre de mes souffrances intérieures. Mes souffrances intérieures m’ont été infligées par un Dieu omnipotent : pas la plus petite fibre de mon Être ne pouvait y échapper.

Les souffrances de ma Passion m’ont été infligées par les hommes qui, dépourvus d’omnipotence et d’omniscience, étaient incapables de faire ce qu’ils voulaient. Ils ne pouvaient pénétrer toutes mes fibres internes. C’est comme si mes souffrances intérieures s’étaient incarnées.

Ainsi, mon Humanité a été atteinte

  • d’épines, de clous, de coups de fouet, de blessures et de cruels martyres
  • causant en moi une mort continuelle. Ces souffrances étaient inséparables de Moi. Elles constituèrent ma vraie Vie.

Les douleurs physiques de ma Passion étaient extérieures à Moi. Il s’agissait d’épines et de clous

  • qui pouvaient être plantés,
  • mais qui auraient aussi pu être enlevés. La seule pensée qu’une source de douleur puisse être levée apporte soulagement.

Mais concernant mes souffrances intérieures, il n’y avait aucun espoir qu’elles puissent être enlevées. Elles étaient si grandes que je puis dire

  • que les Souffrances physiques de ma Passion étaient une source de soulagement, des baisers donnés à mes souffrances intérieures qui constituaient le témoignage suprême de mon amour,
  • Amour qui débordait pour le salut des âmes.

Mes souffrances externes étaient comme des voix invitant les âmes à entrer dans l’océan de mes souffrances intérieures pour ainsi comprendre à quel prix J’ai payé leur salut.

Par mes souffrances internes que Je t’ai communiquées, eut-être comprendras-tu d’une façon mitigée l’intensité des miennes. Prends courage.C’est l’amour qui m’incite à faire cela. »