J’étais remplie de chagrin. Seul mon cher Jésus sait à quel point, lui qui scrute chaque fibre de mon coeur. Dans sa compassion pour moi, Il vint et, me prenant dans ses bras, Il me dit :

« Ma fille, prends courage : Je suis avec toi. Que crains-tu ? Est-ce que Je t’ai déjà laissée tomber ? Si tu détestes même la moindre séparation ‘avec ma Volonté, Je déteste encore plus

  • ne pas être avec toi et
  • ne pas être la vie de chacun de tes actes et de tes afflictions.

Sache que ma Volonté est comme l’or le plus pur. Pour que ta volonté humaine puisse fusionner avec ma Divine Volonté de manière à ce que les deux volontés ne puissent être distinguées l’un de l’autre, ta volonté doit être transformée en or pur.

Cela ne peut être accompli que par la souffrance, -qui convertira ta volonté en or divin.

Ainsi, ta volonté fusionnera avec ma Volonté dans la grande roue de l’éternité. Elle atteindra toutes les places et sera rencontrée partout.

Mais si ta volonté est de fer, elle ne pourra fusionner avec la mienne, qui est d’or pur.

Si on prend deux objets en or, chacun avec sa forme particulière, et qu’on les fond ensemble,on obtient un objet unique dans lequel il est impossible de distinguer l’or de l’un de l’or de l’autre. Mais si un des objets est d’or et l’autre de fer, les deux ne peuvent fusionner.

Seule la souffrance peut changer la volonté humaine en or pur.

La souffrance est comme un feu brûlant qui mélange et consume. Elle est sacrée et a le pouvoir de faire pénétrer la Volonté Divine dans la volonté humaine. -Elle est une grâce qui, de ses coups de brosse,

  • imprime sur la volonté humaine les traits divins et les formes divines.

C’est la raison pour laquelle tes afflictions augmentent. Elles sont les derniers coups de brosse nécessaires pour apprêter ta volonté afin qu’elle puisse fusionner avec la Mienne. »

Je lui dis : « Oh ! Mon Jésus, toutes mes afflictions, qui semblent m’annihiler, ne me brisent pas, aussi pénibles qu’elles soient.

Si tu le veux, multiplie-les. Mais tu sais très bien quelle affliction me lacère vraiment. Je demande ta compassion pour cette seule affliction. Car il semble que je ne puisse la tolérer plus longtemps. Ah ! par pitié, aide-moi à me libérer de celle-là, s’il te plaît !»

Jésus répondit : « Ma fille, Je serai aussi avec toi dans cette affliction. Je serai ton appui et Je te donnerai ma force afin que tu puisses la tolérer. Je pourrais te faire plaisir en l’enlevant, mais ce ne serait pas approprié.

Ce serait une note discordante

  • dans cette œuvre si grande,
  • dans cette mission si sublime qu’est ta vie dans ma Volonté.

De plus, Je te mets dans cet état

  • par ma Volonté et par le moyen de ton obéissance à l’un de mes ministres.

Mais s’il ne veut pas poursuivre, alors il pourra te délier de manière que, par obéissance, tu t’entendes avec Moi.

Mais si tu agis de ton propre chef, par ta propre volonté, alors nous serons non seulement en désaccord, mais aussi dans le déshonneur.

Ils devraient savoir que le monde est assis sur un baril de poudre. S’ils veulent que le feu se déclare et que tout explose, laissons-les faire ce qu’ils veulent. »

J’étais pétrifiée et encore plus angoissée qu’auparavant, mais j’étais disposée à réaliser la très sainte Volonté de mon doux Jésus et non la mienne.