Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus vint. Il y avait plusieurs jours que je me sentais ligotée, au point d’être incapable de bouger. Jésus prit mes mains dans les siennes et Il me dit :

« Ma fille, permets-moi de te libérer. » Alors, se tenant debout près de moi et plaçant mes bras sur ses Épaules, Il me dit : « Maintenant tu es libre. Embrasse-Moi, car Je suis venu te tenir compagnie et recevoir ta compagnie en retour.

Vois, Je suis un Dieu isolé des créatures. Je vis parmi elles, Je suis la vie de chacune. Pourtant, elles me considèrent comme un étranger. Oh ! Comme Je pleure sur ma solitude !

Je souffre le même sort que le soleil. Chaque moment de sa vie, le soleil vit parmi les créatures par sa lumière et sa chaleur. Il n’y a aucune fertilité qui ne vienne de lui. Par sa chaleur, il purifie la terre de ses impuretés. Ses bénéfices, qu’il déverse sur tous avec magnanimité, sont incalculables. Pourtant, dans sa hauteur, il vit toujours seul.

Et l’homme n’accorde même pas un merci ou un geste de gratitude au Créateur pour ce soleil.

Moi aussi Je suis seul, toujours seul !

Pourtant, au milieu des hommes, Je suis

  • la Lumière de leurs pensées,
  • le Son de leurs paroles,
  • le Moteur de leurs actes,
  • les Pas de leurs déplacements,
  • les Palpitations de leur coeur.

L’homme ingrat me laisse seul, ne m’offrant jamais un « merci » ou un « je t’aime ». Je me sens abandonné par l’intelligence de l’homme parce qu’il utilise pour ses propres fins la lumière que Je lui fournis, parfois même pour m’offenser.

Je suis absent des paroles de l’homme qui, souvent, me blasphème. Je suis absent des actes de l’homme qui, souvent, agit pour me donner la mort. Je suis absent des pas de l’homme. Je le suis aussi de son cœur, un cœur

  • tourné vers la désobéissance et
  • porté à aimer tout ce qui n’est pas de Moi.

Oh ! Comme cette solitude me pèse ! Mais mon amour et ma magnanimité sont si grands (beaucoup plus grands que le soleil), que Je continue ma course, cherchant toujours une âme désireuse de m’accompagner au milieu de ma solitude !

Quand Je trouve une telle âme, Je l’accompagne continuellement et Je la comble de mes grâces. Voilà pourquoi Je suis venu à toi. J’étais si fatigué de tant de solitude ! Ne me laisse jamais seul, ma fille. »