J’étais dans mon état habituel. Mon toujours aimable Jésus se manifesta en moi, où Il ouvrit une petite porte.

Posant ses bras sur la porte, Il inclina la Tête à l’intérieur pour voir ce que faisaient les créatures. Avec Jésus, je pouvais voir. Qui pourrait décrire tout le mal qu’on y voyait : l

  • les offenses perpétrées contre Jésus et
  • les punitions qui allaient s’abattre sur les créatures.

Un spectacle épouvantable ! Je vis aussi notre pauvre nation frappée des divins châtiments. Puis, je m’arrêtai au regard de Jésus, qui était rempli de tendresse, d’amour, et aussi de peine.

Me souvenant que quelques jours plus tôt je n’avais pas réussi à faire changer son attitude envers les créatures, je lui dis :

« Mon Amour et ma Vie. Vois comme nos chers frères souffrent. N’auras-tu pas pitié ? Comme j’accepterais de bon gré de tout souffrir pour empêcher qu’ils soient atteints par ces châtiments. Souviens-toi que cela est un devoir qui m’incombe par mon statut d’âme victime, à ton exemple.

N’as-tu pas tout souffert pour nous ? Ne veux-tu pas que je souffre pour que ces châtiments leur soient épargnés ; ne veux-tu pas que je t’imite, toi qui as tant souffert ?»

Jésus m’interrompit : « Ah ! Ma fille, l’homme a atteint un tel niveau de dépravation que Je ne peux le regarder qu’avec horreur.

J’arrive à le regarder uniquement par toi. Trouvant en toi la tendresse de mon Humanité et mes prières, Je deviens pris de compassion . Et, par amour pour toi, Je vais épargner des vies.

L’homme a besoin de sévères purifications. Autrement, il ne verra pas la réalité, pas plus qu’il ne corrigera ses erreurs de conduite.

Voilà pourquoi, pour le confondre et renouveler les choses. Je vais tout secouer. Je vais inventer des punitions nouvelles et imprévisibles dont il ne pourra trouver la source.

Mais, ne crains pas. A cause de ton amour, Je vais épargner une partie de la création Car Je sens en toi ce que J’ai dans mon Humanité : une solidarité avec toutes les créatures De ce fait, il m’est difficile de résister à tes demandes, de te déplaire. »

Plus tard, je me suis trouvée en dehors de mon corps à un endroit très élevé, où j’ai trouvé ma Mère céleste, notre archevêque décédé, mes parents, et mon doux Jésus dans les bras de l’évêque.

Quand ce dernier m’a vu, il déposa Jésus dans mes bras en disant : « Prends-le, ma fille, et réjouis-toi en lui. » Une fois dans mes bras.

Jésus me dit : « Fille bien-aimée de ma Volonté, Je veux renouveler tes liens avec le grand Don de la Vie dans ma Volonté.

Et J’ai voulu des témoins pour cet événement : ma chère Mère, l’évêque qui participa à ta direction spirituelle quand il était sur la terre, et tes parents.

Ainsi, tu seras confirmée plus fortement dans ma Volonté, tu recevras tous les bienfaits que comporte ma Volonté. Et ces témoins seront les premiers à recevoir les effets de la gloire associée à ta Vie dans ma Volonté.

Tu n’es qu’un atome dans ma Volonté. Mais, dans cet atome, Je place toute la substance et la force de ma Volonté. De telle manière que, lorsque tu bougeras, l’immense mer de ma Volonté recevra ton mouvement et ses eaux seront agitées.

Par cette agitation, ses eaux exhaleront leur fraîcheur et leurs parfums. Et elles déborderont pour le bien du Ciel et de la terre.

Un atome, c’est petit, léger et incapable d’agiter entièrement l’immense mer de ma Volonté. Mais, quand cet atome contient la substance de ma Volonté, il peut accomplir n’importe quoi. Et tu me donneras de l’espace pour que J’accomplisse en toi d’autres actes divins inspirés par ma Volonté. Tu seras comme un caillou jeté dans une fontaine : quand il frappe l’eau, il fait des vagues, l’eau devient agitée et exhale sa fraîcheur et son parfum.

Le caillou ne peut pas faire déborder la fontaine parce qu’il ne contient pas la substance de ma Volonté.

Mais ton atome, parce qu’il contient la substance de ma Volonté,

  • non seulement peut remuer et agiter toute ma mer,
  • mais aussi inonder le Ciel et la terre. D’une respiration, tu absorberas ma Volonté et toute la félicité qu’elle contient. Et, de la suivante, tu l’exhaleras. Chaque fois que tu feras cela, tu multiplieras ma Vie et mes Bienfaits.

Au Ciel, les bienheureux

  • jouissent de toute la félicité que comporte ma Volonté et
  • vivent comme s’ils étaient en son milieu.

Mais ils ne peuvent pas multiplier ma Volonté Car, en eux, les mérites sont fixés.

Par conséquent, tu es plus heureuse qu’eux . Parce que tu peux multiplier

  • ma Vie,
  • ma Volonté et
  • tous les Bienfaits qu’elles contiennent.

Heureuse d’habiter en toi, ma Volonté agit. Elle a besoin de tes actes pour me multiplier. Quand tu agis, Je suis soucieux que ce soit dans ma Volonté afin que Je puisse être multiplié par tes actes. Comme tu dois être alerte pour ne rien laisser t’échapper !»