Me trouvant dans mon état habituel, mon bien-aimé Jésus, à la façon d’un furtif rayon de lumière, se révéla à peine. Tantôt Il manifestait une facette de sa lumière, tantôt sa main, etc. J’en ai ressenti un indescriptible chagrin.
Alors, caressant mon visage de sa main, Il me dit : « Pauvre fille, comme tu souffres !» Puis Il se retira.
Ensuite, je me suis dit : « Jésus m’a dit à maintes reprises qu’il m’aime beaucoup et qu’il souffre de me voir souffrir de son absence. Qui sait comment Il souffre maintenant de me voir écrasée par la peine de son absence.
Pour diminuer sa souffrance, je veux devenir forte. Je vais essayer d’être plus heureuse, moins triste et plus attentive à maintenir mon envol et mes attitudes dans sa Volonté. Ainsi, je pourrai lui apporter un consolant baiser, sans chagrin mais avec joie et paix,un baiser qui ne l’attristera pas. »
Pendant que je pensais à cela, tout peiné et le Coeur brisé, Il émergea en mon intérieur. Au centre de son Coeur, l’on pouvait voir une petite flamme.
Il me dit : « Ma fille, il est vrai que
- plus Je te vois souffrir quand Je te prive de ma Présence,
- plus Je suis peiné.
Comme mon absence en est la cause,
- mon chagrin n’est rien d’autre que la conséquence de l’Amour que J’ai pour toi. C’est pourquoi,
- quand tu es triste et accablée,
- les pulsations de ton coeur se répercutent sur le mien et me font éprouver ton affliction.
Oh ! Si tu savais toute la peine que Je ressens quand Je te vois souffrir à cause de Moi,
- tu serais toujours circonspecte et délicate ;
- tu prendrais toujours garde d’ajouter à ma souffrance. Car les chagrins de ceux qui m’aiment le plus
- coulent d’un courant continu dans mon Coeur.
Regarde : la blessure que tu vois au centre de mon Coeur et d’où s’échappe une flamme, - c’est la tienne.
Mais ne sois pas inconsolable parce que,
- quoiqu’elle m’occasionne une grande peine,
- elle me donne aussi beaucoup d’Amour.
Sois en paix ! J’entreprendrai la réalisation de ma Justice, mais Je ne te quitterai pas. Je reviendrai souvent, même si ce n’est que comme un Eclair. Je ne cesserai pas de te faire mes petites visites. »