J’étais abattue parce que j’étais privée de la présence de mon doux Jésus. Après m’avoir fait attendre longtemps, Il vint.

De ses blessures, Il fit couler son sang autour de mon cou et sur ma poitrine. Dès qu’elles me touchaient, ces gouttes de sang devenaient de brillants rubis qui formaient le plus bel ornement.

Me regardant, Jésus me dit : « Ma fille, comme il est splendide ce collier de mon sang posé sur toi. Comme il t’embellit ! Vois comme il te fait bien paraître.

Et moi, encore perturbée parce qu’il m’avait fait attendre longtemps, je lui ai dit : « Mon Amour et ma Vie, comme j’aimerais avoir ton bras autour de mon cou comme collier. Cela me rendrait vraiment heureuse car je sentirais ta vie. Et je deviendrais si attachée à toi que je ne te laisserais plus jamais partir. Il est vrai que tes choses sont belles, mais lorsque je ne te trouve pas toi-même, je ne trouve pas la vie. Quand j’ai de tes choses sans toi, mon cœur délire. Il s’affole et saigne de la peine de ton absence.

Ah ! Si tu savais combien tu me tortures quand tu ne viens pas, tu te garderais de me faire attendre aussi longtemps !.

Devenu toute tendresse, Jésus entoura mon cou avec son bras et, tenant ma main dans la sienne, Il ajouta :

« Je sais combien tu souffres ! Aussi, Je fais amende honorable en formant avec mon bras un collier autour de ton cou. Est-ce que cela te rend heureuse ? Sache que J ne peux rien faire de moins que de faire amende honorable à ceux qui vivent dans ma Volonté. Parce que, par leur respiration même, ils forment un collier qui non seulement entoure mon Cou, mais mon Être tout entier.

Et Je deviens comme enchaîné à ces âmes dans la forteresse de ma Volonté. Loin de me déplaire, cela me procure un si grand contentement que Je les enchaîne à Moi en retour.

Si tu ne peux vivre sans Moi, c’est à cause de ces chaînes qui t’attachent étroitement à Moi au point qu’un simple moment sans Moi te soumet à un douloureux martyre.

Pauvre fille, tu as raison ! Je vais prendre tout ceci en considération et, loin de te laisser, Je vais m’enfermer moi-même en toi pour jouir de l’ambiance de ma Volonté que Je retrouve en toi-même.

Tes battements de cœur, tes pensées, tes désirs, tes mouvements sont tous à ma ressemblance. Je trouve le plus délicieux repos sur ton sein. »