J’étais dans mon état habituel. Mon doux Jésus, venant vers moi, me dit :

« Ma fille, les âmes qui vivent dans ma Volonté sont de petites roues qui tournent dans la grande roue de l’Éternité.

Ma Volonté est la motion et la vie de la grande roue de l’Eternité . Lorsque les âmes entrent dans ma Volonté pour prier, aimer, travailler, etc., la Roue de l’Éternité les fait tourner dans sa circonférence sans fin.

Dans cette Roue, elles trouvent

  • tout ce qui a été accompli ou doit l’être,

  • tout ce qui aurait dû être accompli et ne l’a pas été.

En tournant, elles émettent de la lumière et produisent des vagues divines sur tout ce qui a été accompli ou doit l’être,

  • offrant au nom de tous un honneur divin au Créateur,
  • refaisant tout ce que les créatures n’ont pas réalisé.

Oh ! Comme il est beau de voir une âme entrer dans ma Volonté ! Lorsqu’elle y entre, la grande Roue de l’Éternité lui donne une corde pour la faire toumer dans sa vaste structure. Et sa petite roue s’engage dans des tours éternels.

La corde de la grande Roue la met en communication avec toutes les cordes divines. En tournant, la petite roue fait tout ce que le Créateur entreprend. Elle est comme la première chose que J’ai créée. Car, en tournant, elle se trouve au début, au milieu et à la fin.

Ainsi, elle est

  • la couronne de toute la famille humaine,
  • la gloire, l’honneur et le supplément de tout.

Elle retourne à Dieu toutes les choses qu’Il a créées. Que tes tours soient continus dans ma Volonté. Je te donnerai la corde et tu te disposeras à la recevoir, n’est-ce pas ?»

Plus tard, Il ajouta : « Tu n’as pas précisé tous les tours que la petite roue de ta volonté accomplit dans la grande Roue de l’Éternité. »

J’ai répliqué : « Comment puis-je les préciser, puisque je n’en sais rien ?»

Alors Jésus reprit : « Lorsque l’âme entre dans ma Volonté, même par une simple acceptation ou par son abandon, Je lui donne une corde pour qu’elle fasse tourner sa roue.

Et sais-tu combien de tours elle toume ? Elle toume autant de fois

  • que les esprits pensent,
  • que les créatures jettent un regard, prononcent des paroles, font des pas, accomplissent des travaux.

Elle tourne également

  • à chaque acte divin, à chaque mouvement,
  • à chaque grâce qui descend du Ciel.

Autrement dit, elle tourne en union avec tout ce qui se fait au Ciel et sur la terre. Les tours de ces petites roues sont vifs et rapides.

En conséquence, ils ne peuvent être calculés par l’âme. Mais Je les compte tous :

  • d’abord pour en tirer la gloire et l’éternel amour qu’ils m’offrent
  • ensuite, pour fusionner ensemble tous les bienfaits éternels afin de leur donner
  • la Capacité de tout surpasser,
  • le Pouvoir de tout embrasser et d’être la Couronne de tout. »

FIAT

QUI EST LUISA ? Luisa Piccarreta, l’auteur de ce livre, est une mystique née en 1865, à Corato, Italie.

À l’âge de 9 ans, Notre Seigneur commence à lui faire entendre sa voix intérieurement. À 13 ans, elle a sa première vision : Jésus, portant sa croix, lève les yeux vers elle et lui dit : « âme, aide-Moi ! »

Dès lors, un désir insatiable de souffrir pour l’amour de Jésus monte en elle. À ce moment, également débutent ses premières souffrances physiques de la Passion, ainsi que de grandes douleurs spirituelles et morales.

À 16 ans, à la suite d’un désir manifesté par Jésus et Marie, elle se consacre à Jésus comme victime. Dès lors, les visions se multiplient et elle devient de plus en plus associée aux souffrances de Jésus dans sa Passion. À compter de ce moment aussi, et pour le reste de sa vie (soit pendant 65 ans), elle ne peut ni manger, ni boire, rejetant toute nourriture. Sa seule nourriture est la Sainte Eucharistie.

À cause de ses souffrances de la Passion de Jésus, qui deviennent de plus en plus fortes, Luisa perd bien souvent l’usage de ses sens.

Son corps devient rigide, quelquefois pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’un prêtre (généralement son confesseur) vienne, pour « au nom de l’obéissance », la sortir de cet état de mort.

À l’âge de 23 ans, un an après le début de son alitement permanent (qui durera tout le reste de sa vie), elle reçoit la grâce du Mariage Mystique. Ce mariage est renouvelé 11 mois plus tard dans le Ciel, en présence de la Très Sainte Trinité. C’est à cette occasion que lui est donné le Don de la Divine Volonté.

Elle meurt en 1947, un peu avant d’avoir atteint sa 82e année,

  • après une pneumonie qui dura 15 jours, la seule maladie qu’elle ait jamais subie pendant sa vie entière. Elle rend l’âme à la levée du jour, à l’heure où, chaque jour, son confesseur avait l’habitude de la faire sortir de son état de mort.

Louisa a beaucoup écrit. Elle le faisait par obéissance à Jésus et à ses confesseurs, surmontant ainsi la forte aversion qu’elle a toujours éprouvée à écrire et à parler d’elle.

Ses principaux écrits forment les 36 tomes de son ouvrage intitulé Ils décrivent sa vie et font part de ses dialogues avec Jésus, choisi par Lui pour faire connaître ses extraordinaires et surprenants Enseignements sur la Vie dans la Divine Volonté.

La cause de béatification de Luisa fut introduite en 1994.

L’un de ses confesseurs, le bienheureux Fr. Annibale M. Di Francia, a récemment été béatifié par le pape Jean-Paul II.

Luisa Piccarreta

La Petite Fille de la Divine Volonté 1865-1947 Corato, province de Bari, Italie

Prière pour obtenir la béatification de Luisa

Ô Bienheureuse Trinité, Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a enseigné que, lorsque nous prions, nous devons demander

  • que le nom de Notre Père du Ciel soit glorifié,
  • que sa Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel et
  • que son Règne vienne parmi nous.

Dans notre grand désir de faire connaître son Royaume d’Amour, de Justice et de Paix, nous vous demandons humblement de glorifier votre servante Luisa,

  • la Petite Fille de la Divine Volonté qui, par ses constantes prières et ses grandes souffrances, a ardemment intercédé
  • pour le salut des âmes et
  • pour la venue du Royaume de Dieu en ce monde.

À son exemple, nous vous prions, Père, Fils et Esprit Saint,

  • de nous aider à embrasser joyeusement nos croix sur cette terre, de telle manière que, nous aussi,
  • nous glorifiions le nom de notre Père du Ciel et
  • nous entrions dans le Royaume de la Divine Volonté. Amen. Fiat.

+ Carmelo Cassati, Archevêque