Ce matin, mon toujours aimable Jésus s’est montré complètement ligoté : ses mains, ses pieds et sa taille De son cou, pendait une chaîne de fer. Il était si fermement ligoté que sa divine Personne ne pouvait absolument pas bouger. Quelle position pénible, assez pour tirer des larmes d’une pierre !
Et Jésus, mon plus grand bien, me dit :
« Ma fille, au cours de ma Passion,
- toutes les souffrances que Je subissais rivalisaient les unes avec les autres mais, au moins, elles apportaient des changements : l’une supplantant l’autre.
Elles étaient comme des sentinelles,
- veillant à augmenter continuellement mes douleurs,
- comme si chacune voulait se vanter d’être pire que les autres. Mais les liens n’ont jamais été retirés de Moi. J’ai été conduit au Mont Calvaire toujours avec mes liens.
En effet, ils ne cessaient pas d’ajouter cordes et chaînes
- dans la crainte que Je m’enfuie et
- aussi pour me ridiculiser davantage.
Ces liens ajoutaient
- à ma douleur,
- à ma confusion,
- à mon humiliation et
- aussi à mes chutes.
Sois consciente, cependant, que ces liens cachaient
- un grand mystère et
- une grande expiation.
L’homme, tombant dans le péché, est resté attaché avec les liens de son péché.
- Si le péché est mortel, les liens sont de fer.
- S’il est véniel, les liens sont de corde.
Chaque fois qu’il s’apprête à faire le bien,
- il sent l’interférence des liens et
- il se sent incapable d’agir.
Cette interférence qu’il ressent
- l’énerve, l’affaiblit et l’entraîne dans de nouvelles chutes. S’il agit, il sent une interférence dans ses mains, comme s’il n’avait pas de mains pour faire le bien.
Ses passions, le voyant ainsi attaché, se réjouissent et se disent : la victoire est à nous. De roi qu’il est, elles le font esclave de leurs exigences brutales. Comme l’homme est abominable dans l’état de péché !
Dans le but de le libérer de ses chaînes, J’ai choisi d’être lié. Je n’ai jamais voulu être sans chaînes afin que ces chaînes soient toujours disponibles
- pour briser celles de l’homme. Et quand les coups et les poussées me faisait tomber, J’étendais mes mains pour détacher l’homme et le libérer de nouveau. »
Pendant que Jésus disait cela,
- j’ai vu presque tous les humains liés avec des chaînes. Ils étaient pitoyables à voir.
J’ai prié pour que Jésus touche leurs chaînes avec les Siennes afin que celles des créatures soient brisées.