Je disais à mon doux Jésus : « Je ne comprends pas. Plus Tu me dis que Tu me donnes beaucoup par ta sainte Volonté, plus je me sens misérable et laide, alors que je devrais plutôt me sentir meilleure. »
Jésus me répondit : « Ma fille, plus le blé de ma Volonté grandira en toi, plus tu sentiras la misère de ta paille.
Quand l’épi commence à se former,
- le blé et la paille sont une seule et même chose Mais quand l’épi se développe, que le blé mûrit,
- la paille en devient comme séparée et reste seulement pour défendre le blé.
Donc, plus tu te sens misérable, plus le blé de ma Volonté se forme en toi et approche de sa pleine maturité.
La paille en toi n’est rien d’autre que ta faible nature qui,
- vivant en compagnie de la Sainteté et de la Noblesse de ma Volonté, ressent sa misère de plus en plus. »
Il ajouta : « Ma bien-aimée, jusqu’à maintenant,
- tu as occupé à mes côtés le rôle que mon Humanité jouait sur la terre. Je veux dorénavant te donner un rôle plus noble et plus vaste :
- celui que ma Volonté jouait par rapport à mon Humanité.
Vois combien ce rôle est plus haut, plus sublime.
Mon Humanité eut un commencement, mais ma Volonté est éternelle. Mon Humanité était circonscrite dans l’espace et le temps Mais ma Volonté n’a aucune limite. Je ne pourrais pas te donner un rôle plus noble. »
En entendant cela, je Lui ai dit : « Mon doux Jésus, je ne vois aucune raison pour laquelle Tu veux me donner ce rôle. Je n’ai rien fait qui aurait pu me mériter une faveur si grande !»
Il reprit : « Les raisons sont :
- mon Amour,
- ta petitesse,
- ta vie dans mes bras comme un bébé qui ne pense à rien d’autre qu’à son seul Jésus,
- et aussi le fait que tu ne M’as jamais refusé un sacrifice.
Je ne me laisse pas impressionner par les grandes choses. Parce que dans les choses qui apparaissent grandes,
- il y a toujours de l’humain. Je me laisse plutôt impressionner par les petites choses,
- petites en apparence, mais grandes en fait !
D’ailleurs, tu aurais dû te douter que J’allais te donner une mission spéciale dans ma Volonté,
- étant donné que Je te parle continuellement d’Elle sous toutes ses facettes, ce que Je n’ai fait avec personne d’autre jusqu’à maintenant.
Je me suis comporté avec toi comme un maître qui veut que son disciple devienne parfait dans sa discipline : il semble qu’il ne peut pas parler d’autre sujet.
C’est ainsi que J’ai fait avec toi. J’ai pris l’attitude du professeur en te parlant de la Volonté Divine comme si J’ignorais tout le reste.
Après t’avoir bien instruite, Je t’ai manifesté
- ta mission et
- comment l’accomplissement du “Fiat Voluntas Tua” sur la terre aura son commencement en toi.
Courage, ma fille ! N’aie pas peur. Tu auras ma Volonté en toi comme aide et soutien. »
Pendant qu’Il me parlait, Il caressait ma tête, ma figure et mon coeur avec ses mains, comme pour confirmer ce qu’Il me disait. Ensuite, Il disparut.