Pendant que je priais et que je m’immergeais dans la Volonté Divine, mon doux Jésus sortit de mon intérieur, mit ses bras autour de mon cou et Il me dit :
« Ma fille, par son Amour, ses prières et son annihilation, ma Mère me fit descendre du Ciel pour que Je m’incarne dans son sein.
Toi, par ton amour et en vivant dans ma Volonté, tu amèneras ma Volonté à s’établir dans ton intérieur
- et, par la suite, dans les autres créatures.
Cependant, sache qu’en venant dans son Sein par un Acte unique qui ne sera jamais répété,
- J’ai enrichi ma Mère de toutes les grâces et
- Je l’ai dotée d’Amour au point de surpasser l’amour dont sont dotées toutes les autres créatures ensemble.
Je lui ai donné
- la primauté dans les privilèges,
- la gloire et tout le reste. La totalité de l’Éternel se déversa en elle par torrents.
En ce qui te concerne, ma Volonté descend en toi par un Acte également unique.
Et, pour le décorum, Je dois déverser en toi tant de grâces et d’Amour que tu surpasseras toutes les autres créatures en ces domaines.
Comme ma Volonté a la suprématie sur tout, qu’Elle est éternelle, immense et infinie, Je dois placer ces prérogatives en celle qui a été choisie,
- pour que la Vie de ma Volonté trouve en elle son commencement et son achèvement,
- la dotant des qualités de ma Volonté,
- lui donnant la suprématie sur tout.
Ma Volonté éternelle
- prendra le passé, le présent et le futur,
- les réduira à un Point unique et
- les versera en toi.
Ma Volonté est éternelle et veut s’établir là où Elle trouve l’Eternité. Elle est immense et veut s’établir là où Elle trouve l’Immensité. Elle est infinie et veut s’établir là où Elle trouve l’Infini. Comment puis-Je trouver tout cela en toi si Je ne l’y dépose pas d’abord ?»
En entendant ces paroles, je devins terrifiée. Je n’ai d’ailleurs écrit ces choses que par obéissance.
J’ai dit à Jésus : « Jésus, que dis-Tu ? Tu veux vraiment me confondre et m’humilier jusque dans la poussière ! Je me sens tout à fait incapable de tolérer ce que Tu dis. Je sens en moi une frayeur extrême. »
Il reprit : « Ces choses sont nécessaires pour la Sainteté et la Dignité de ma Volonté. Je ne puis M’abaisser à habiter où Je ne trouve pas ce qui M’appartient.
Tu ne seras rien d’autre que la dépositaire d’un Bien extrêmement grand que tu devras garder jalousement. Prends ton courage à deux mains et n’aie pas peur. »