Je sentais mon pauvre esprit complètement immergé

  • dans l’immense Mer de la Divine Volonté. Je percevais l’empreinte du Divin Fiat dans chaque chose créée. J’ai perçu cette empreinte dans le soleil. Il me semblait que le soleil nous transmettait l’Amour Divin
  • qui darde, blesse et illumine. Sur les ailes de cette empreinte, je me rendis vers l’Éternel en Lui apportant, au nom de toute la famille humaine, l’Amour divin qui darde, blesse et illumine.

Je Lui ai dit : « C’est dans ton Fiat

  • que Tu me donnes cet Amour qui darde, blesse et illumine, et c’est dans ton Fiat
  • que je Te le retourne. »

J’ai ensuite regardé les étoiles et j’ai perçu que, dans leur doux scintillement, elles transmettent aux créatures un Amour pacifique, doux, caché et compatissant dans la nuit du péché.

Et moi,

  • à travers cette empreinte du divin Fiat, j’ai apporté au Trône de l’Éternel, au nom de tous,

  • un amour pacifique pour que règne la Paix céleste sur la terre,

  • un amour doux comme celui des âmes amoureuses,

  • un amour caché comme celui des âmes effacées et

  • un amour humble comme celui des créatures qui reviennent vers Dieu après le péché.

Comment pourrais-je rappeler tout ce que j’ai compris et dit

  • en percevant ces empreintes du divin Fiat dans la Création ? Ce serait trop long et je m’arrête ici.

Ensuite, mon doux Jésus prit mes mains dans les Siennes. Et, les serrant fortement, Il me dit :

« Ma fille, mon Fiat est plein de Vie. Mieux encore, Il est vie. Toute vie et toute chose proviennent de mon Fiat. La Création provient de mon Fiat. Dans chaque chose créée, on peut voir son Empreinte.

La Rédemption résulte du Fiat de ma chère Maman,

  • prononcé dans ma Volonté, et
  • portant le même Pouvoir que mon Fiat créateur.

Par conséquent, tout, dans la Rédemption,

  • contient l’empreinte du Fiat de ma Mère.

Même ma propre Humanité, mes Pas, mes Paroles et mes Travaux

  • portent l’empreinte de son Fiat. Mes Souffrances, mes Blessures, mes Epines, ma Croix et mon Sang
  • portent l’empreinte de son Fiat, parce que les choses portent l’empreinte de leur provenance.

Mon origine dans le temps porte l’empreinte du Fiat de ma Mère Immaculée. Ce Fiat se retrouve dans chaque Hostie sacramentelle. Si l’homme renaît après le péché, si le nouveau-né est baptisé, si le Ciel s’ouvre pour recevoir les âmes, c’est par suite du Fiat de ma Mère. Oh ! la Puissance de ce Fiat !

Je veux te dire maintenant pourquoi Je t’ai demandé ton ‘Fiat’, ton ‘oui’ dans ma Volonté.

Le “Fiat Volontas tua sicut in Coelo et in terra

  • que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”-, que J’ai enseigné et qui est récité depuis tant de siècles par tant de générations, Je veux qu’Il ait son total accomplissement.

C’est pourquoi J’ai voulu

  • un autre Fiat qui soit aussi investi de la Puissance créatrice,
  • un Fiat qui s’élève à chaque instant et se multiplie en tous.

Je veux voir dans une âme mon propre Fiat

  • qui s’élève jusqu’à mon Trône et
  • qui, par ma Puissance créatrice, apporte à la terre la réalisation du “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.” »

Surprise et anéantie par ces propos, j’ai dit à Jésus : « Jésus, que dis-Tu ? Tu sais combien je suis mauvaise et incapable de quoi que ce soit !»

Il reprit : « Ma fille, c’est ma coutume de choisir des âmes parmi les plus incapables et les plus pauvres pour mes oeuvres les plus grandes. Même ma propre Mère n’avait rien d’extraordinaire dans sa vie extérieure : aucun miracle, aucun signe pour la distinguer des autres femmes.

Sa seule distinction était sa vertu parfaite,

  • à laquelle personne ne porta attention. Et si J’ai donné la distinction des miracles à certains saints, et que J’en ai orné quelques-uns de mes Plaies, à ma Mère, rien.

Cependant, elle était

  • le prodige des prodiges,
  • le miracle des miracles,
  • la vraie et parfaite crucifiée. Personne d’autre ne fut comme elle.

J’agis habituellement comme un maître qui a deux serviteurs.

  • L’un semble être un géant herculéen, capable de tout.
  • l’autre est petit et incapable et il semble ne pas savoir faire quoi que ce soit.

Si le maître le garde, c’est plutôt par charité, et aussi pour son amusement. Ayant à envoyer un million de dollars quelque part, que fait-il ?

Il appelle le petit, l’incapable, et lui confie le gros montant, en se disant : “Si je confie le magot au géant, tous le remarqueront et les voleurs pourraient bien l’attaquer et le voler. Et s’il devait se défendre avec sa force herculéenne, il pourrait être blessé.

Je sais qu’il est capable, mais Je veux le protéger. Je ne veux pas l’exposer à un danger évident.

D’un autre côté, personne ne prêtera attention au petit,

  • le connaissant comme un parfait incapable. Personne ne pensera que Je puisse lui confier un montant aussi important. Aussi, il reviendra de sa mission sain et sauf.”

Le pauvre et incapable est étonné que son maître lui fasse confiance

  • alors qu’il aurait pu se servir du géant . Et, tout tremblant et humble, il va livrer le gros montant
  • sans que personne ne daigne même lui accorder un regard. Puis, il revient sain et sauf vers son maître,
  • plus humble et tremblant que jamais.

C’est ainsi que Je procède :

  • plus le travail à accomplir est grand,
  • plus Je choisis des âmes pauvres et ignorantes, sans aucune apparence extérieure pouvant attirer l’attention et les exposer.

L’état effacé de l’âme sert de précaution de sécurité à mon entreprise.

Les voleurs remplis d’estime de soi et d’amour-propre

  • ne feront pas attention à elle, connaissant son incapacité. Et elle, humble et tremblante, accomplit la mission que Je lui ai confiée, sachant bien
  • qu’elle ne fait rien par elle-même,
  • mais que Je fais tout à sa place. »