Poursuivant dans mon état habituel et m’absorbant dans la prière, j’ai vu en moi un abîme dont je ne pouvais découvrir ni la profondeur ni la largeur.

Au milieu de cet abîme, j’ai vu mon doux Jésus, affligé et taciturne. Je le sentais très loin de moi, comme s’Il n’était pas là pour moi. Mon coeur était torturé d’une mort cruelle qui se répétait sans cesse à cause de cet abîme me séparant de mon Tout, de ma Vie.

Pendant que mon coeur dégouttait le sang, mon toujours aimable Jésus, sortant de cet abîme, se plaça derrière mon dos. Et, entourant mon cou avec ses bras, Il me dit :

« Ma fille bien-aimée, tu es mon portrait. Que de fois mon Humanité gémissante vécut ces tortures ! Mon Humanité était unie à ma Divinité, les deux ne faisant qu’un.

Cependant, alors

  • que ma Divinité M’enveloppait intérieurement et extérieurement,
  • que J’étais fondu en Elle, Je Me sentais loin d’Elle.

Par cette Souffrance, mon Humanité payait le prix

  • de la séparation de l’homme d’avec la Divinité par le péché, afin de le réunir de nouveau à la Divinité.

Chaque instant de cette séparation entre ma Divinité et mon Humanité était pour Moi une mort sans merci.

Voilà la raison de tes souffrances et de l’abîme que tu vois. En ces temps tumultueux où l’humanité s’éloigne de Moi avec précipitation, tu dois ressentir la douleur de cette séparation pour la ramener à Moi.

Ton état est très douloureux, mais c’est aussi une douleur de ton Jésus. Pour te donner de la force, Je te soutiens par derrière, de manière à ce que tes souffrances soient plus intenses.

En fait, si Je te soutenais par devant,

  • le simple fait de voir mes bras près de toi couperait tes souffrances de moitié et ta ressemblance avec Moi tarderait.