Me trouvant dans mon état habituel, j’ai demandé à mon toujours aimable Jésus d’accomplir en moi ce dont Il m’avait antérieurement parlé concernant les âmes qui font toujours sa Volonté, à savoir qu’Il fait parfois leur volonté. Je lui ai dit : « Aujourd’hui, Tu devrais faire ma volonté. »

Jésus vint et Il me dit : « Ma fille, sais-tu que sortir de ma Volonté est pour l’âme comme un jour

  • sans soleil, sans chaleur,
  • sans la Vie des Actes divins en elle ?»

Je repris : « Mon Amour, que le Ciel me protège de faire cela. Je préférerais mourir plutôt que de sortir de ta Volonté. Mets donc ta Volonté en moi puis dis-moi : “C’est ma Volonté qu’aujourd’hui Je fasse ta volonté.” »

Jésus reprit : « Ah ! vilaine fille, très bien, Je vais te satisfaire ! Je te garderai avec Moi aussi longtemps que Je voudrai. Puis Je te laisserai. »

Oh ! comme j’étais contente. Puisque, tout en faisant sa Volonté, Jésus allait faire la mienne ! Mon aimable Jésus passa donc quelque temps avec moi. Il me sembla qu’Il plongea le bout de son doigt dans son Sang très précieux et qu’Il en signa mon front, mes yeux, ma bouche et mon coeur.

Ensuite, Il m’embrassa. En le voyant si affectueux et si doux, j’eus envie de tirer de sa bouche l’amertume de son Coeur, comme j’avais déjà fait. Mais Jésus s’éloigna un peu. Et Il me laissa voir dans sa main un paquet de fléaux.

Il me dit : « Vois, ce sont des fléaux prêts à être déversés sur la terre. Par conséquent, Je ne verserai pas mon amertume en toi. Les ennemis ont fait leurs plans pour la révolution. Il ne leur reste plus qu’à les mettre à exécution.

Ma fille, comme mon Coeur est triste ! Je n’ai personne sur qui décharger mon chagrin. C’est pour cette raison que Je veux le décharger sur toi.

Je veux que tu sois patiente

  • en M’entendant souvent te parler de choses tristes. Je sais que cela te fait souffrir. Mais c’est l’Amour qui Me pousse à agir ainsi.

L’Amour veut faire connaître sa douleur à la personne aimée. Je ne peux presque pas M’empêcher de M’épancher en toi. »

Je me sentis très mal de voir Jésus si amer. J’ai senti son chagrin dans mon coeur. Pour me réconforter, Il me fit goûter un lait très doux. Puis Il me dit : « Je Me retire et te laisse libre. »