Me trouvant dans mon état habituel, je disais à mon bien-aimé Jésus :

« Jésus, aime-moi. J’ai plus que quiconque le droit d’être aimée par Toi, parce que je n’ai jamais aimé personne d’autre que Toi et que personne d’autre ne m’aime.

Et s’il semble que quelqu’un m’aime, c’est pour ce qu’il reçoit de moi et non pour moi. En somme, entre mon amour pour Toi et le Tien pour moi, aucun autre amour ne vient s’intercaler. »

Mon doux Jésus me répondit : « Ma fille, tu ne dois voir là rien d’autre que mon très puissant Amour pour toi. Il est si grand que sa jalousie te tient loin de tout. Ma jalousie est telle que Je demeure aux aguets afin que pas même une ombre d’amour des créatures ne vienne t’effleurer. Au plus, Je tolère que quelqu’un t’aime en Moi, mais pas hors de Moi. Autrement, Je le ferais fuir. Ainsi, tu n’es entrée dans aucun autre coeur et aucun autre coeur n’est entré en toi. »

Vers le soir, Jésus revint avec la Reine Maman. Ils m’interpellèrent par mon nom comme s’ils voulaient que je Les écoute. Comme c’était beau de voir Jésus et sa Maman parler ensemble !

La céleste Maman disait :

« Mon Fils, que fais-Tu ? C’est assez ! J’ai mes droits de Mère et je suis peinée de voir tant souffrir mes enfants. Veux-tu te livrer aux punitions

  • pour détruire les créatures ainsi que leur nourriture ? Veux-tu les inonder de maladies contagieuses ? Que feront-ils ?

Tu dis que tu aimes cette fille. Si Tu fais cela, combien ne souffrira-t-elle pas ? Pour ne pas la rendre amère, ne fais pas cela !»

En disant cela, elle tira Jésus vers moi. Mais Jésus répondit fermement : « Je ne le peux pas ! J’éloigne beaucoup de maux à cause d’elle, mais tout, non !

Ma Mère, faisons descendre sur l’humanité une tornade de malheurs de sorte qu’elle se rende. »

Ils se dirent beaucoup d’autres choses, mais je ne comprenais pas bien. J’étais terrifiée et j’attendais que Jésus s’apaise.