Poursuivant dans mon état habituel, je me plaignais à Jésus au sujet de mon pauvre état. Il me dit : « Ma fille, courage ! Ne change en rien ! La fermeté est la plus grande vertu.
Elle produit l’héroïsme. Et il est presqu’impossible que celui qui possède cette vertu ne devienne pas un grand saint. La répétition des actes vertueux fait naître dans l’âme
- une fontaine d’amour nouveau et croissant.
La fermeté
- fortifie l’âme et
- met sur elle le sceau de la persévérance finale.
Ton Jésus ne craint pas
- que ses Grâces restent sans effet dans les âmes fermes. Il les lui distribue par torrents.
On ne peut s’attendre à beaucoup chez l’âme
- qui travaille à un moment et ne fait rien ensuite,
- qui fait une chose à un moment et une autre au moment d’après.
Elle n’a aucun point d’appui :
- un jour, elle est jetée d’un côté et,
- le jour suivant, de l’autre.
Elle mourra de faim. Parce qu’elle n’a pas la fermeté qui fait croître l’amour. Ma grâce craint de se verser dans une telle âme parce qu’elle pourra en abuser ou s’en servir pour M’offenser. »