Étant dans mon état habituel et souffrant un peu, ma pensée était la suivante : « Comment se fait-il que je ne puisse trouver le repos ni le jour ni la nuit ? Plus je suis faible et souffrante, plus mon esprit est éveillé et incapable de se reposer. »

Mon doux Jésus me dit :

« Ma fille, toi, tu ne sais pas pourquoi, mais Je vais te le dire. Mon Humanité n’avait pas de repos. Même durant mon sommeil, Je n’avais aucun répit. J’étais intensément à l’œuvre.

Car, ayant à donner la vie à chaque chose et à chacun, Il m’était nécessaire de travailler sans arrêt.

Celui qui doit donner la vie doit être continuellement en action. Si J’avais voulu Me reposer, combien de vies n’auraient pu surgir ?

Combien, sans mon Action continuelle,

  • n’auraient pu se développer et seraient demeurées atrophiées ? Combien n’auraient pu entrer en Moi
  • parce que privées de l’Acte vital de Celui qui, seul, peut donner la vie ?

Ma fille, te voulant dans ma Volonté, Je te veux en action continuelle. Ton esprit pleinement éveillé est action. Le murmure de ta prière est action, Le mouvement de tes mains, les battements de ton coeur, les clignotements de tes paupières sont action. Tes gestes peuvent être petits, peu M’importe.

Du moment que tu bouges, que tu sèmes,

  • J’unis tes actions aux Miennes et Je les fais grandes. Je leur donne la vertu de produire des vies.

Beaucoup de mes actions étaient petites en apparence. Par exemple, quand J’étais petit,

  • Je pleurais, Je suçais le lait de ma Mère,
  • Je m’amusais à la baiser, à la caresser, à entrelacer mes petites mains avec les siennes.

Un peu plus grand,

  • Je cueillais des fleurs pour elle,
  • Je puisais de l’eau, et ainsi de suite. C’était des actions petites.

Mais, parce qu’elles étaient unies à la Volonté de ma Divinité, elles étaient capables de créer des millions de vies.

Quand Je pleurais, de mes pleurs surgissaient des vies de créatures. Quand Je suçais, baisais, caressais, c’était des vies que Je créais. Dans mes doigts entrelacés avec ceux de ma Mère, des âmes coulaient. Quand Je cueillais des fleurs et que Je puisais de l’eau, des âmes sortaient de mes battements de coeur amoureux.

J’agissais continuellement. C’est la raison de tes veilles. Quand Je vois tes veilles et tes actions dans ma Volonté,

  • tantôt placées à mes côtés,
  • tantôt coulant dans mes mains, dans ma voix, dans mon Esprit ou dans mon Coeur, Je les fais couler pour le bien et le salut de tous. Je leur donne la vertu de mes propres actions. »