Ce matin, mon toujours aimable Jésus me transporta hors de mon corps. Il était dans mes bras, sa face tout près de la mienne. Avec grande douceur, Il me baisa, comme s’Il ne voulait pas que Je m’en aperçoive.

Comme Il répétait ses baisers, Je ne pus m’empêcher de Lui rendre la pareille. Pendant que e le faisais, la pensée me vint de baiser ses très saintes lèvres dans le but de Lui enlever son amertume. Qui sait s’Il ne M’accorderait pas cela !

Je le Lui ai demandé, j’ai essayé, j’ai mendié qu’Il verse en moi son amertume. J’ai sucé avec plus de force, mais rien. On aurait dit qu’Il souffrait des efforts que je faisais.

Ayant essayé une troisième fois, j’ai ressenti sa respiration très amère venir en moi. Et j’ai vu une chose dure obstruant sa gorge, empêchant son amertume de sortir pour se verser en moi.

Très affligé et presque en pleurant, mon Jésus me dit :

« Ma fille, ma fille, résigne-toi ! Ne vois-tu pas l’accablement dans lequel l’homme M’a plongé par le péché, au point que cela M’empêche de faire participer à mon amertume celle qui M’aime ?

Ne te souviens-tu pas que Je t’ai dit : “Laisse-Moi faire cela. Autrement, l’homme atteindra un tel point dans le mal qu’il épuisera le mal lui-même.” Mais tu ne voulais pas que Je le frappe.

L’homme empire toujours. Il a accumulé en lui tant de pus que pas même la guerre ne fut capable de l’en départir. La guerre ne l’a pas arrêté. Plutôt, elle l’a rendu plus osé. Les révolutions le rendront furieux. La misère le rendra désespéré et il tombera dans les bras du crime.

Tout cela servira d’une manière ou d’une autre à le dégager de sa pourriture. Ensuite, ma Bonté le frappera,

  • non indirectement à travers les créatures,
  • mais directement du Ciel.

Ces châtiments seront pour lui comme une rosée bienfaisante qui le tueront. Touché par ma main,

  • il se rendra compte de son état,
  • il se réveillera du sommeil du péché et
  • il reconnaîtra son Créateur.

Ma fille, prie pour que tout tourne pour le bien de l’homme. »

Jésus resta avec son amertume. J’étais affligée parce que j’étais incapable de Le soulager. J’ai uniquement senti sa respiration, après quoi je me suis retrouvée dans mon corps.

Cependant, je me sentais inquiète.

Les Paroles de Jésus me tourmentaient. Je voyais dans mon esprit le terrible futur.

Pour me calmer et me distraire, Jésus revint et Il me dit :

« Que d’Amour, que d’Amour !

Pendant que je souffrais, Je disais : “Ma souffrance, cours, va à la recherche de l’homme ! Aide-le et sois sa force dans ses souffrances.”

Pendant que Je répandais mon Sang, Je disais à chaque goutte : “Cours, cours, sauve l’homme pour Moi !

S’il est mort, donne-lui la vie, mais une Vie divine. S’il fuit, cours après lui, entoure-le, confonds-le avec mon Amour jusqu’à ce qu’il se rende.”

Pendant la flagellation, alors que se formaient les Plaies de mon corps, Je répétais : “Mes Plaies, ne restez pas avec Moi, mais cherchez l’homme. Si vous le trouvez blessé par le péché, placez-vous comme un pansement pour le guérir.”

Ainsi, avec tout ce que J’ai dit et fait, J’ai entouré l’homme pour Le sauver.

Toi aussi, par amour pour Moi,

  • ne garde rien pour toi mais
  • fais tout courir vers l’homme pour le sauver.

Et Je te regarderai comme un autre Moi-même. »