Poursuivant dans mon état habituel, je souffrais beaucoup parce que, m’étant apparue, ma céleste Maman était tout en pleurs.
Je lui ai demandé : « Ma Mère, pourquoi pleures-tu ?»
Elle me répondit : « Ma fille, comment pourrais-je ne pas pleurer quand le feu de la Divine Justice veut tout dévorer ? Le feu du péché dévore tout le bien dans les âmes. Et le feu de la Justice veut tout dévorer ce qui appartient aux créatures. Voyant que le feu s’étend, je pleure. Alors, prie, prie !»
Je souffrais aussi à cause de la privation de Jésus. Il me semblait que, sans Lui, je ne pourrais plus tenir longtemps. Ému de compassion pour ma pauvre âme, mon aimable Jésus vint et Il me dit :
« Ma fille, patience ! La constance dans le bien met tout en sécurité.
Quand tu es privée de ton Jésus et que tu combats entre la vie et la mort
- à cause de la douleur que cela te cause et que, malgré cela, tu demeures constante dans le bien et ne négliges rien,
- tu es en plein combat.
À travers ce combat,
- l’amour-propre et les satisfactions naturelles te quittent,
- ta nature est laissée comme défaite et
- ton âme devient pour Moi un jus si pur et si doux que Je le bois avec beaucoup de contentement.
Ensuite, Je me ramollis et Je te regarde tout rempli d’amour et de tendresse, ressentant tes souffrances comme si elles étaient Miennes.
Si tu es froide, aride ou autre chose et que tu demeures constante,
- combien de renoncements additionnels tu réalises. Tu formes encore plus de jus pour mon Coeur passionné.
Il en est comme pour un fruit
- qui a une pelure épineuse et dure, mais
- qui contient à l’intérieur une substance douce et utile.
Si la personne est constante à enlever les épines, alors, en pressant le fruit, elle en savoure toute la substance.
Le pauvre fruit est ainsi vidé de son contenu et sa pelure épineuse jetée.
Pareillement, à travers la froideur et l’aridité,
- l’âme rejette les satisfactions naturelles et
- elle se vide d’elle-même dans la constance.
Elle reste avec le fruit pur et doux du bien dont Je me délecte. Si tu es constante, tout contribuera à ton bien. Et Je te donnerai ma grâce en abondance. »