Poursuivant dans mon état misérable, j’essayais de me fondre en mon doux Jésus, selon mon habitude. Cependant, tous mes efforts étaient inutiles. Jésus Lui- même me distrayait.

En respirant bruyamment, Il me dit :

« Ma fille, la créature n’est rien d’autre que mon Souffle. Quand Je respire, Je donne vie à tout. Toute vie est dans la respiration. Si la respiration manque,

  • le coeur ne bat plus,
  • le sang ne circule plus,
  • les mains deviennent inertes,
  • l’intelligence se meurt, et ainsi de suite.

La vie humaine réside dans le Don de mon Souffle et dans son acceptation.

Cependant, alors que Je donne vie et mouvement aux créatures

  • par mon saint Souffle

  • par lequel Je veux les sanctifier, les aimer, les embellir, les enrichir, etc. celles-ci Me répondent par leur Souffle chargé

  • d’offenses, de rébellions, d’ingratitudes, de blasphèmes, etc.

En somme, J’envoie un Souffle pur et il Me revient un souffle impur. J’envoie un Souffle de Bénédictions et il Me revient un souffle de malédictions ; J’envoie un souffle d’Amour et Je reçois dans le plus profond de mon Coeur un souffle d’offenses.

Mais mon Amour Me fait continuer d’envoyer mon Souffle pour maintenir les machines de la vie humaine. Autrement, elles ne fonctionneraient plus et seraient détruites.

Ah ! ma fille, sais-tu comment la vie humaine est entretenue ? Par mon Souffle.

Quand Je trouve une âme qui M’aime, comme son souffle M’est doux ! Comme elle Me réjouit ! Je me sens tout heureux. Entre elle et Moi se répercutent des échos harmonieux. Cette âme est distincte de toutes les autres créatures et il en sera ainsi au Ciel.

Ma fille, Je ne pouvais contenir mon Amour et Je Lui ai donné libre cours avec toi. »

Je n’ai pas été capable de me fondre en Jésus aujourd’hui, parce qu’Il m’a tenue occupée par son Souffle. Combien de choses j’ai comprises que je ne sais pas exprimer. Aussi, je m’arrête ici.