Je me plaignais à mon toujours aimable Jésus à propos de mon habituelle pri-vation de lui en lui disant :

“Mon Amour, quelle mort continuelle ! La privation de Toi est une mort. Cette mort est d’autant plus cruelle qu’elle ne conduit pas effectivement à la mort. Je ne comprends pas comment la Bonté de ton Coeur puisse tolérer de me regarder souffrir ces morts continuelles et de me laisser encore vivante. »

Pendant que j’entretenais ces pensées, Jésus béni vint et, me pressant fermement sur son Coeur, me dit :

« Ma fille, presse-toi bien fort contre mon Coeur et reprends vie. Sache que la souffrance

  • qui Me satisfait et Me plaît le plus,
  • qui est la plus puissante et ressemble le plus à la Mienne, est celle de la privation de Moi. Car c’est une Souffrance Divine.

Les âmes me tiennent tellement à coeur qu’elles sont comme enchaînées à mon Humanité. Et quand l’une d’elles se perd,

  • la chaîne qui la retient à Moi est rompue et
  • J’en ressens une douleur comme si un membre M’était arraché.

Et qui peut réparer cette chaîne rompue, réparer la déchirure ? Qui peut Me ramener cette âme, lui redonner vie ?

Les souffrances de la privation de Moi. Car ce sont des souffrances divines. Mes souffrances causées par la perte des âmes sont divines. Les souffrances des âmes qui ne Me voient pas et ne Me ressentent pas sont divines.

Ces deux espèces de souffrances divines se rencontrent, s’embrassent. Elles ont une telle puissance qu’elles peuvent

  • prendre les âmes séparées de Moi et
  • les réunir de nouveau à mon Humanité.

Ma fille, est-ce que la privation de Moi te coûte beaucoup ?

  • Si oui, ne rends pas inutile une souffrance d’un si grand prix.

Puisque Je te donne cette souffrance,

  • ne la garde pas pour toi seule mais
  • fais-la circuler chez les combattants

pour saisir les âmes au milieu de la bataille et les enfermer en Moi.

Que ta souffrance circule dans le monde entier pour sauver les âmes et Me les rapporter toutes. »