Quand je suis dans mon état habituel, mon aimable Jésus se montre comme en passant,

  • ou bien Il dit quelques mots et disparaît,
  • ou encore Il se cache en mon intérieur. Je me souviens qu’un jour Il m’a dit :

« Ma fille, Je suis le Centre. Et toute la création reçoit la vie de ce Centre.

Ainsi, Je suis la Vie

  • de toute pensée,
  • de tout mot,
  • de toute action,
  • de toute chose.

Mais les créatures se servent de cette Vie pour M’offenser : Je leur donne la Vie et, si elles le pouvaient, elles Me donneraient la mort. »

Je me souviens aussi que, alors que je Le priais pour qu’Il fasse cesser les fléaux, Il me dit :

« Ma fille, penses-tu que Je veux les punir ?

Ah ! Non, bien au contraire ! Mon Amour est si grand que J’ai passé toute ma Vie à refaire

  • ce que l’homme devait faire pour la Majesté suprême. Et comme mes Actes étaient divins, Je les multipliais pour tous au point de remplir le Ciel et la terre,
  • de telle sorte que la Justice ne vienne pas frapper l’homme.

Mais, par le péché, l’homme a brisé cette défense. Et, quand la défense est brisée, les fléaux frappent. »

Que d’autres petites choses Il m’a dites !

Ce matin, je me plaignais parce qu’Il ne me répondait pas, spécialement parce qu’ Il n’arrêtait pas les châtiments.

Je Lui dis : « Pourquoi Te prier si Tu ne veux pas me répondre ? Au contraire, Tu me dis que le mal va empirer. »

Il me répondit : « Ma fille, le bien est toujours le bien.

Tu dois savoir que

  • chaque prière, chaque réparation,
  • chaque acte d’amour, chaque chose sainte que fait la créature
  • est un paradis supplémentaire qu’elle acquiert.

Ainsi, l’Acte saint le plus simple sera un paradis de plus Un acte de moins, un paradis de moins.

En fait, tout acte bon provient de Dieu.

De ce fait, l’âme acquiert Dieu à travers lui. Dieu contient des Joies innombrables, éternelles et infinies au point que les bienheureux eux-mêmes n’arriveront jamais à les épuiser.

Alors il n’est pas surprenant que,

  • comme chaque acte bon acquiert Dieu, Dieu est obligé de les récompenser par autant de contentements.

Si, par amour pour Moi,

  • l’âme a de la peine à cause d’une distraction, au Ciel, son intelligence aura plus de lumière et jouira d’autant de paradis
  • que de fois elle aura sacrifié son intelligence. De surcroît, elle comprendra Dieu davantage.

Si elle endure le froid par amour pour Moi,

  • elle jouira d’une grande variété de contentements provenant de mon Amour. Si elle souffre de la noirceur par amour pour Moi,
  • elle aura beaucoup de contentements provenant de ma Lumière inaccessible. Et ainsi de suite.

Voilà ce que signifie une prière de plus ou une prière de moins.