Ce matin, quand mon toujours aimable Jésus s’est montré, je L’ai serré sur mon Cœur et Il m’a embrassée.
Pendant qu’Il m’embrassait, j’ai senti un liquide très amer couler de sa Bouche dans la mienne. Je fus étonnée par le fait que, sans m’avertir, mon doux Jésus déversait son amertume en moi.
Alors que, habituellement, je devais le supplier de le faire tant qu’Il ne concédait pas. Quand je fus remplie de ce liquide, Jésus continua d’en verser. Il déborda à l’extérieur et tomba par terre
Mais Jésus continua toujours d’en verser, tant et si bien
- qu’il se forma un petit lac de ce liquide autour de moi et de Jésus béni.
Après, Il sembla un peu soulagé et Il me dit : « Ma fille, as-tu vu combien d’amertume les créatures déversent en Moi ? Tellement que, incapable d’en absorber davantage,
- J’ai voulu en déverser en toi. Et comme tu n’as pas pu tout contenir toi non plus,
- elle s’est répandue sur le sol et
- elle devra se déverser sur les gens. »
Pendant qu’Il disait cela, Il me montrait des endroits et des villes qui allaient être frappés par l’invasion des étrangers :
- des personnes s’éloignaient en courant,
- d’autres étaient nues et affamées,
- quelques-unes s’exilaient et
- d’autres étaient tuées. Horreur et frayeur partout !
Jésus lui-même détournait son Regard de cet horrible spectacle. Effrayée, j’essayai de persuader Jésus de faire cesser tout cela. Mais Il semblait inflexible. Il me dit :
« Ma fille, c’est leur propre amertume que la Justice divine déverse sur les gens. J’ai voulu en déverser d’abord sur toi
- pour que quelques endroits soient épargnés et
- pour te faire plaisir ; ensuite. J’ai déversé le reste sur eux. Ma justice demande satisfaction. »
Je lui dis :
« Mon Amour et ma Vie, je ne connais pas grand-chose à la Justice . Et, si je Te prie, c’est pour implorer ta Miséricorde.
Je fais appel à ton Amour, à tes Plaies, à ton Sang.
Après tout, ce sont tes enfants, tes chères images. Mes pauvres frères, que peuvent-ils faire ? Dans quel dédale se trouvent-ils ?
Tu me dis que, pour me faire plaisir, Tu as versé de l’amertume en moi. Mais les endroits que Tu as épargnés sont trop peu nombreux. »
Il reprit :
« Au contraire, c’est trop. C’est parce que Je t’aime que J’en ai épargné quelques-uns. Autrement Je n’aurais rien épargné. De plus, n’as-tu pas vu que tu ne pouvais pas contenir plus d’amertume ?»
J’éclatai en sanglots et je Lui dis :
« Tu me dis que Tu m’aimes : où est donc cet Amour ? L’Amour vrai sait contenter son amoureux en tout. Puis, pourquoi ne me fais-Tu pas plus grosse de manière à ce que je puisse contenir plus d’amertume et que mes frères soient épargnés ?»
Jésus pleura avec moi et disparut.