Ayant beaucoup souffert à cause de la privation de mon toujours aimable Jésus, Celui-ci se montra brièvement. Il était dans un état de souffrance extrême.

Je pris mon courage à deux mains et je m’approchai de sa Bouche. Après l’avoir embrassé, j’essayai d’aspirer

  • qui sait, je pourrai peut-être Le soulager en aspirant une partie de son amertume, me dis-je.

À ma grande surprise, j’en aspirai un peu, ce que généralement je n’arrive pas à faire.

Mais, sans doute parce que sa Souffrance était trop grande, Il ne sembla pas s’en être aperçu.

Il bougea néanmoins un peu, me regarda et Il me dit :

« Ma fille, Je n’en peux plus, Je n’en peux plus ! Les créatures ont dépassé les limites. Elles M’avaient rempli de tant d’amertume que ma Justice allait décréter la destruction générale.

Cependant, par le fait que tu M’as libéré d’une partie de cette amertume, ma Justice peut maintenant se contenir. Les châtiments vont cependant s’étendre davantage.

Ah ! L’homme ne cesse de M’inciter à l’inonder de souffrances et de châtiments. Sans cela, il ne change pas sa pensée. »

Je priai pour qu’Il s’apaise. D’un ton ému, Il me dit :

« Ah ! Ma fille, ma fille !» Puis Il disparut.