Je pensais au fait que mon Jésus béni a changé les choses : maintenant, quand Il me quitte, je ne reste plus pétrifiée comme avant :
Je retrouve à l’instant mon état naturel. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Cependant, la simple pensée que celui qui a autorité sur moi puisse vouloir savoir ce qui m’arrive me rend perplexe.
Mais mon bon Jésus,
- qui veille sur chacune de mes pensées et
- qui veut qu’aucune ne soit discordante, vint et Il me dit :
« Ma fille, voudrais-tu que Je me serve de cordes et de chaînes pour te garder attachée ? Cela fut parfois nécessaire dans le passé : Je te gardais avec beaucoup d’Amour,
- affectant même de ne pas entendre tes lamentations. Rappelle-toi.
Maintenant, Je ne vois plus cela comme nécessaire.
Depuis plus de deux ans, Je préfère utiliser des chaînes plus nobles, celles de ma Volonté. Et Je te parle sans cesse de ma Volonté
- et de ses effets sublimes et indescriptibles, ce que Je n’ai fait pour personne auparavant.
Examine autant de livres que tu voudras, dans aucun tu ne trouveras pas ce que Je t’ai dit sur ma Volonté.
En fait, il était nécessaire que J’amène ton âme à son état actuel.
Ma Volonté est intervenue en tenant captifs chacun
- de tes désirs,
- de tes paroles,
- de tes pensées et
- de tes affections, jusqu’à ce que ta langue parle de ma Volonté
- avec éloquence et enthousiasme.
Voilà pourquoi tu es ennuyée quand on te demande
- des explications sur le fait que ton Jésus ne vient plus comme avant.
Tu as été capturée par ma Volonté. Et ton âme souffre quand on vient perturber son doux enchantement. »
Je Lui dis : « Jésus que dis-Tu ? Laisse-moi, laisse-moi ! C’est ma méchanceté qui m’a réduite à cet état !»
Jésus sourit et, en me pressant davantage sur Lui, Il me dit : « Il M’est impossible de partir. Car Je ne puis Me séparer de ma Volonté. Si tu as ma Volonté, Je dois être avec toi. Ma Volonté et Moi sommes Un, pas deux.
En fait, examinons la situation. Quel mal as-tu fait ?»
Je lui dis : « Mon Amour, je ne sais pas. Tu viens de me dire que ta Volonté me tient captive, comment puis-je savoir ?»
Jésus reprit : « Ah ! Tu ne le sais pas ?»
Je répliquai : « Je ne peux pas le savoir parce que tu me gardes toujours dans les hauteurs et que Tu ne me laisses pas le temps de penser à moi-même.
Dès que j’essaye de penser à moi-même, Tu me grondes,
- soit sévèrement jusqu’à me dire que je devrais avoir honte de faire cela,
- soit amoureusement en m’attirant vers Toi avec une telle force que j’oublie tout sur moi. Comment donc puis-je savoir ?»
Jésus reprit : « Si tu ne peux pas y arriver, c’est que c’est comme cela que Je le veux. Ma Volonté veut occuper toute la place en toi. Autrement, elle se sentirait privée de quelque chose qui Lui revient.
C’est ainsi qu’elle veille à t’empêcher de penser à toi, sachant que
- quand elle tient lieu de tout pour une personne, il ne peut se trouver de mal en elle. Je veille jalousement sur toi. »
Je lui dis : « Jésus, Tu te moques de moi ?»
Il me répondit : « Ma fille, il faut que Je te fasse comprendre comment sont les choses.
Écoute, pour t’aider à atteindre ces Connaissances
- si nobles et divines sur ma Volonté,
Je me conduis avec toi comme si nous étions deux amoureux qui s’aiment à la folie.
En premier lieu, Je t’ai donné l’extase de mon Humanité pour que,
- connaissant qui Je suis, tu M’aimes. Et pour gagner ton amour totalement,
- Je me suis servi de stratagèmes d’Amour.
Tu t’en souviens certainement. Il n’est pas nécessaire que Je dresse une liste.
En second lieu, tu as été prise par ma Volonté.
Comme tu ne pouvais plus être sans Moi, il était nécessaire que l’extase de ma Volonté prenne la relève de l’extase de mon Humanité. Tout ce que J’ai fait auparavant était pour te disposer
- à l’extase de ma Volonté. »
Surprise, je lui dis : « Que dis-Tu, ô Jésus ? Ta Volonté est une extase ?»
Il répondit : « Oui, ma Volonté est une extase parfaite. Et tu arrêtes cette extase quand tu penses à toi-même.
Mais Je ne te laisserai pas gagner : De grands châtiments viendront prochainement, même si tu n’y crois pas. Toi et celui qui te dirige vous croirez quand vous verrez.
Il est nécessaire que l’extase de mon Humanité soit interrompue, bien que pas complètement.
Je laisserai le doux enchantement de ma Volonté t’envahir, de sorte que tu souffriras moins quand tu verras les châtiments. »