Me trouvant dans mon état habituel, je me plaignais à mon toujours aimable Jésus de mon misérable état. Avec véhémence, je Lui disais :
« Vie de ma vie, Tu n’as donc plus compassion de moi ! Pourquoi vivre ? Tu ne veux plus te servir de moi ; tout est fini ! Mon amertume est si grande que je me sens pétrifiée par la douleur.
De plus, pendant que je me garde abandonnée entre tes bras comme si je n’avais aucune pensée pour ma grande infortune, d’autres et Tu sais de qui je parle - me disent :
“Que se passe-t-il ? C’est peut-être que tu as commis des fautes ou que tu es distraite.” Pire encore, pendant qu’ils me disent cela, je sens que je ne veux pas les entendre.
C’est comme s’ils venaient interrompre le sommeil
- dans lequel Tu me gardes, dans les bras de ta Volonté. Ah ! Jésus, peut-être que Tu ne te rends pas compte à quel point cette souffrance est dure pour moi, autrement Tu viendrais à mon aide !» Et je Lui disais beaucoup d’autres choses idiotes comme celles-là.
Jésus me dit : « Ma fille, ma pauvre fille, ils veulent t’accabler, n’est-ce pas ?
Ah ! Ma fille, Je fais tant pour te maintenir en paix et ils veulent te troubler ! Non, non ! Sache que si tu M’avais offensé, Je serais le premier à en être attristé et à te le dire. Donc, si Je ne te dis rien, ne t’inquiète pas.
Mais veux-tu savoir d’où provient tout cela ? Du démon. Il est consumé par la rage
Chaque fois que tu parles des effets de ma Volonté à ceux qui t’approchent,
- il devient furieux . Et, comme il ne peut s’approcher directement des âmes qui vivent dans ma Volonté, il cherche dans l’entourage des personnes qui,
- sous les apparences du bien, viendront perturber le ciel serein de l’âme où J’aime tant demeurer.
De loin, il agite ses éclairs et son tonnerre, pensant qu’il fait quelque chose.
Mais, pauvre de lui, la puissance de ma Volonté
- lui casse les jambes et
- fait retomber sur lui ses éclairs et son tonnerre. Et il en devient encore plus furieux.
De plus, ce que tu dis n’est pas vrai. Tu dois savoir que, pour l’âme qui vit vraiment dans ma Volonté, la vertu de ma Volonté est si grande
- que si Je m’approche de cette âme pour envoyer des châtiments,
- trouvant ma Volonté et mon propre Amour en cette âme, Je n’ai pas le goût de Me punir Moi-même.
Je Me sens blessé et Je faiblis. Plutôt que de châtier, Je Me jette dans les bras de cette âme qui contient ma Volonté et mon Amour et Je M’y repose rempli de Joie.
Ah, si tu savais
- dans quelle contrainte d’Amour tu Me mets, et
- combien Je souffre quand Je te vois le moindrement troublée à cause de Moi, tu serais plus contente et les autres cesseraient de t’ennuyer. »
Je dis à Jésus : « Tu vois, ô Jésus, tout le mal que je fais, au point de te faire souffrir. »
Jésus reprit immédiatement : « Ma fille, ne sois pas troublée pour cela.
Les souffrances qui Me viennent de l’Amour d’une âme
- contiennent aussi de grandes Joies,
Parce que l’Amour vrai, bien qu’Il apporte des souffrances, n’est jamais séparé
- de grandes Joies et
- de contentements indescriptibles. »