Pendant que je priais, je pensais au moment où Jésus quitta sa très sainte Mère pour aller souffrir sa Passion.
Je me disais : « Comment était-il possible que Jésus se sépare de sa chère Maman, et elle de Jésus ?»
Jésus béni me dit :
« Ma fille, il ne pouvait y avoir de séparation entre Moi et ma douce Maman. La séparation ne fut qu’apparente.
Il y avait fusion entre elle et Moi. Cette fusion était telle que Je suis demeuré avec elle et elle avec Moi.
On peut dire qu’il y avait une sorte de bilocation.
Cela arrive aussi aux âmes quand elles sont vraiment unies à Moi. Si, pendant qu’elles prient,
- elles laissent la prière entrer dans leur âme comme vie,
- une sorte de fusion et de bilocation se produit. Je les amène avec Moi où que Je sois, et Je reste avec elles.
« Ma Fille, tu ne peux pas bien comprendre
- ce que ma Maman bien-aimée était pour Moi.
En venant sur la terre, je ne pouvais pas être sans le Ciel, et mon Ciel était ma Maman. Il y avait une sorte d’électricité entre elle et Moi, de sorte qu’elle n’avait aucune pensée qu’elle ne tirait de mon esprit.
Ce qu’elle tirait de Moi :
- Mots, Volonté,
- Désirs,
- Actions, Gestes, etc. formait
- le soleil, les étoiles et la lune de ce Ciel,
- ajouté à toutes les délices possibles que la créature peut Me donner et dont elle peut jouir elle-même.
Oh ! Comme Je jouissais dans ce Ciel ! Comme Je Me sentais récompensé pour tout ! Les baisers que Me donnait ma Maman
- renfermaient les baisers de toutes les créatures.
Je ressentais ma douce Maman partout :
Je la ressentais dans ma respiration . Et si Je travaillais, elle adoucissait mon travail. Je la ressentais dans mon Cœur. Et si Je me sentais amer, elle adoucissait ma souffrance. Je la ressentais dans mes pas. Et, si j’étais fatigué, elle Me donnait force et repos.
Et qui pourrait dire combien Je la ressentais durant ma Passion ?
- À chaque coup de fouet,
- à chaque épine,
- à chaque blessure,
- à chaque goutte de mon Sang, Je la ressentais,
- accomplissant sa fonction de vraie Mère.
Ah ! Si les âmes Me retournaient tout, si elles tiraient tout de Moi,
- combien de Ciels et de Mères J’aurais sur la terre !»