Il me semble que, ce matin, mon toujours aimable Jésus est venu selon sa manière habituelle. Il semblait heureux de me voir et d’être avec moi d’une manière familière. En le voyant si bon, doux et affable, j’oubliai toutes mes difficultés et privations. Comme Il portait une couronne d’épines grosse et épaisse, je Lui dis :
« Mon doux Amour et ma Vie, montre-moi que Tu m’aimes toujours : enlève cette couronne de sur ta tête et, de tes mains, place-la sur ma tête. »
Sans tarder, Il enleva la couronne de sa tête et la pressa sur la mienne de ses propres mains. Oh ! Comme j’étais heureuse d’avoir les épines de Jésus sur ma tête-aiguës, oui, mais douces ! Il me regarda avec tendresse et amour. Me voyant ainsi regardée par Jésus, je dis hardiment :
« Jésus, mon Cœur, les épines ne sont pas suffisantes
- pour que je sois certaine que Tu m’aimes comme avant. N’as-Tu pas aussi les clous avec lesquels me clouer ? Vite, ô Jésus, ne me laisse pas dans le doute Car le simple doute de ne pas toujours être aimée par Toi
- me donne des morts continuelles ! Transperce-moi !»
Il me dit : « Ma fille, Je n’ai pas de clous avec Moi. Mais, pour te contenter, Je vais te transpercer avec un morceau de fer. »
Ainsi, Il prit mes mains et les déchira largement, et Il fit pareillement pour mes pieds. Je me sentais comme plongée dans une mer de douleurs, mais aussi d’Amour et de Douceur.
Il me semblait que Jésus ne pouvait pas ôter de moi son regard tendre et aimant. Déposant sur moi son manteau royal, Il me couvrit complètement.
Il me dit : « Ma douce fille, cesse maintenant tes doutes sur mon Amour pour toi. Si tu Me vois préoccupé, ou si Je passe comme l’éclair, ou si Je suis silencieux, souviens-toi qu’un seul renouvellement de mes épines et de mes clous est suffisant pour nous ramener dans notre intimité comme avant.
Par conséquent, sois content. Et Je vais continuer de répandre des fléaux dans le monde. »
II me dit aussi d’autres choses. Mais l’intensité de la douleur subie m’empêche de bien m’en souvenir.
Ensuite, je me suis trouvée de nouveau seule, sans Jésus. Je me suis déversée en ma douce Maman
- en pleurant et en la priant de faire revenir Jésus.
Ma Maman me dit : « Ma douce fille, ne pleure pas. Tu dois remercier Jésus
- pour la manière dont Il se conduit envers toi et
- pour les grâces qu’Il te donne, ne te permettant pas de t’éloigner de sa très sainte Volonté
- en ces temps de châtiments. II ne pourrait pas te donner de plus grandes grâces. »
Jésus revint et, remarquant que j’avais pleuré, Il me dit : « As-tu pleuré ?»
Je lui dis : « J’ai pleuré avec Maman Je n’ai pleuré avec personne d’autre, et je l’ai fait parce que Tu n’étais pas là. »
II prit mes mains dans les Siennes et soulagea mes souffrances. II me montra ensuite deux grands escaliers reliant la terre et le Ciel. II y avait plusieurs personnes sur l’un des escaliers et très peu sur l’autre.
L’escalier sur lequel il y avait très peu de personnes était d’or solide. Et il semblait que les personnes qui s’y trouvaient étaient d’autres Jésus.
L’autre escalier semblait de bois et, quant aux personnes qui s’y trouvaient, elles étaient presque toutes de courte taille et peu développées.
Jésus me dit : « Ma fille, celles qui vivent leur vie dans la Mienne montent par l’escalier en or
Je peux dire qu’elles sont mes pieds, mes mains, mon Cœur, tout Moi-même : Elles sont d’autres Moi-même. Elles sont tout pour Moi et Je suis leur Vie.
Toutes leurs actions sont d’or et d’un prix inestimable, puisqu’elles sont divines. Personne n’est capable d’atteindre leur hauteur
- parce qu’elles sont ma Vie même. Presque personne ne les connaît parce qu’elles sont cachées en Moi. Ce n’est qu’au Ciel qu’elles seront parfaitement connues.
Sur l’escalier de bois, il y a plus d’âmes. Ce sont les âmes qui passent par le chemin des vertus. Cela est bien, mais ces âmes ne sont pas unies à ma Vie et continuellement connectées à ma Volonté. Leurs actions sont de bois et, par conséquent, de peu de valeur.
Ces âmes sont courtes, presque décharnées,
- parce que des buts humains accompagnent leurs bonnes actions.
Les buts humains ne produisent pas de croissance.
Ces âmes sont connues de tous parce
- qu’elles ne sont pas cachées en Moi,
- mais plutôt en elles-mêmes.
Elles ne causeront aucune surprise au Ciel,
- parce qu’elles étaient connues aussi sur la terre.
Donc, ma fille, Je te veux complètement dans ma Vie avec rien dans la tienne.
Je te confie les personnes que tu connais afin qu’elles puissent
- demeurer fortes et constantes dans l’escalier de ma Vie. »
Il pointa du doigt une personne que je connais, puis Il disparut. Que tout soit pour sa Gloire.