Très affligée à cause de la privation de mon aimable Jésus je priais et réparais pour tous. Mais, dans mon amertume extrême, je pensai à moi en disant :
« Aie pitié de moi, Jésus, pardonne-moi Ton sang et tes souffrances ne sont-ils pas pour moi aussi ? Ont-ils moins de valeur pour moi ?»
Mon aimable Jésus me dit intérieurement :
« Ah ! Ma fille, que dis-tu ? En pensant à toi-même, tu régresses ! De propriétaire que tu es,
- tu te réduis à la misérable condition de demanderesse !
Pauvre fille ! En pensant à toi-même, tu t’appauvris. Car, dans ma Volonté, tu es propriétaire et tu peux prendre tout ce que tu veux.
S’il y a quelque chose que tu peux faire dans ma Volonté, c’est de prier et de réparer pour les autres. »
Je dis à Jésus : « Mon très doux Jésus,
Tu aimes beaucoup que ceux qui vivent dans ta Volonté -
- ne pensent pas à eux-mêmes. Mais toi, penses-tu à toi-même ? (Quelle question idiote !)
Il me répondit :
« Non, Je ne pense pas à Moi-même. Ceux qui ont besoin de quelque chose pensent à eux-mêmes. Je n’ai besoin de rien. Je suis
- la Sainteté même,
- le Bonheur même,
- l’Immensité, la Hauteur et la Profondeur mêmes. Je ne manque de rien, absolument de rien. Mon Être contient tous les biens possibles et imaginables.
Si une pensée Me vient, c’est la pensée de l’humanité.
L’humanité est sortie de Moi et Je veux qu’elle Me revienne. Je place dans la même condition que Moi les âmes qui veulent vraiment faire ma Volonté.
Ces âmes ne font qu’un avec Moi. Je les fais propriétaires de mes Biens
- parce qu’il n’y a pas d’esclavage dans ma Volonté : ce qui est à Moi est à elles. Ce que Je veux, elles le veulent.
Donc, si une âme sent le besoin de quelque chose pour elle, cela signifie
- qu’elle n’est pas réellement dans ma Volonté ou,
- à tout le moins, qu’elle régresse, exactement comme tu le fais actuellement.
Ne te semble-t-il pas étrange que celle qui a choisi
- de ne faire qu’un avec Moi, qu’une seule Volonté Me fasse des demandes de pitié, de pardon, de sang, de souffrances. Alors que Je l’ai faite propriétaire de tout avec Moi ?
Je ne vois pas quelle pitié ou quel pardon Je peux lui donner,
- puisque Je lui ai tout donné. Il faudrait que J’aie pitié de Moi-même ou que Je me pardonne à Moi-même,
- ce qui ne peut pas se faire.
Donc, Je te recommande
- de ne pas quitter ma Volonté et
- de continuer à ne pas penser à toi-même, mais seulement aux autres.
Autrement, tu t’appauvriras toi-même et tu sentiras le besoin de tout. »