Me trouvant avec mon toujours aimable Jésus, je me plaignais. Parce que, en plus d’être privée de Lui,
- je sentais mon pauvre cœur froid et indifférent à tout, comme s’il n’avait plus de vie. Quel état pitoyable ! J’étais même incapable de pleurer sur mon infortune.
Je dis à Jésus : « Puisque je suis incapable de pleurer sur moi-même, Toi, Jésus,
aie pitié de ce cœur
- que Tu as tant aimé et
- à qui Tu as tant promis. »
Il me dit :
« Ma fille, ne t’afflige pas pour quelque chose qui n’en vaut pas la peine. Quant à Moi, plutôt que de M’affliger pour ce qui t’arrive, J’en suis content et Je te dis :
Réjouis-toi avec Moi, parce que ton cœur M’appartient totalement.
Puisque tu ne ressens rien de la vie de ton cœur, Je suis seul à ressentir cela. Tu dois savoir que quand tu ne ressens rien dans ton cœur,
- ton cœur est dans mon Cœur où il repose dans un doux sommeil et Me comble de joie.
Si tu sens ton cœur, la jouissance nous est alors commune.
Laisse-Moi faire : après
- que Je t’aurai donné du repos dans mon Cœur et
- que J’aurai joui de ta présence, Je viendrai Me reposer en toi et Je te ferai jouir du contentement de mon Cœur.
Ah ! Ma fille, cet état est nécessaire pour toi, pour Moi et pour le monde.
Il est nécessaire pour toi. Car, si tu étais éveillée, tu souffrirais beaucoup en voyant les châtiments que J’envoie actuellement dans le monde et ceux que J’enverrai. Il est donc nécessaire de te garder dans le sommeil afin de ne pas trop te faire souffrir.
Ton état est aussi nécessaire pour Moi. En effet, combien Je souffrirais en ne condescendant pas à ce que tu voudrais, puisque tu ne Me permettrais pas d’envoyer des châtiments. En certains temps où il est nécessaire d’envoyer des châtiments, il peut être préférable de choisir des voies mitoyennes
- pour que tout soit moins difficile.
Ton état est aussi nécessaire pour le monde. En effet, si Je Me déversais en toi en te faisant souffrir comme Je l’ai déjà fait, cela te rendrait heureuse puisque le monde serait épargné de châtiments.
Mais cela aurait aussi pour conséquence que la foi, la religion et le salut seraient encore plus en souffrance,
- compte tenu de l’attitude des âmes en ces temps.
Ah ! Ma fille, laisse-Moi faire, que Je te garde éveillée ou endormie ! Ne M’as-tu pas dit de faire de toi ce que Je voulais ? Voudrais-tu, par hasard, reprendre ta parole ?»
Je dis à Jésus : « Jamais, ô Jésus ! C’est plutôt que j’ai peur d’être devenue mauvaise et que ce soit à cause de cela que je me sente dans cet état. »
Jésus reprit : « Écoute ma fille, si c’était parce qu’une pensée, une affection ou un désir qui n’est pas à Moi
- soit entré en toi, tu aurais raison d’avoir peur.
Mais si ce n’est pas le cas, c’est signe
- que Je garde ton cœur en Moi où
- que Je le fais dormir. Le temps viendra ou Je l’éveillerai : Alors, tu reprendras l’attitude d’avant . Et, comme tu seras reposée, tout sera plus grand. »
Il ajouta : « Je fais des âmes de toutes sortes :
- des endormies par l’Amour,
- des ignorantes de l’Amour,
- des folles de l’Amour,
- des érudites de l’Amour.
De tout cela, sais-tu ce qui M’intéresse le plus ? Que tout soit Amour. Tout le reste, tout ce qui n’est pas Amour, ne mérite aucune attention. »