Après avoir vu plusieurs âmes auprès de Jésus, dont une qui était plus sensible, Jésus me dit :

« Ma fille, quand une âme d’un tempérament plus sensible

  • commence à faire le bien, elle progresse plus rapidement que les autres parce que sa sensibilité la guide
  • vers des entreprises plus grandes et plus ardues. »

Je priai pour

  • qu’Il enlève de cette âme ses restes de sensibilité humaine et
  • qu’Il la serre davantage sur Lui en lui disant qu’Il l’aime. Car Il la conquerrait complètement aussitôt qu’elle comprendrait qu’Il l’aime.

« Tu verras que tu réussiras, Lui dis-je. Ne m’as-Tu pas gagné de cette manière

  • en me disant que Tu m’aimais beaucoup, beaucoup ? »

Jésus me dit : « Oui, oui, Je le ferai, mais Je veux sa coopération. Qu’elle s’échappe autant que possible des personnes qui excitent sa sensibilité. »

Je lui demandai : « Mon Amour, quel est mon tempérament, dis-moi ?»

Il répondit : « L’âme qui vit dans ma Volonté perd son tempérament et acquiert le Mien.

On trouve en elle un tempérament

  • attrayant,
  • plaisant,
  • pénétrant,
  • digne et
  • d’une simplicité enfantine. En somme, elle Me ressemble en tout.

Elle domine son tempérament

  • comme elle le veut et comme c’est nécessaire. Puisqu’elle vit dans ma Volonté, elle possède mon Pouvoir.

Ainsi elle dispose

  • de tout et
  • d’elle-même. Selon les circonstances et les personnes qu’elle rencontre,
  • elle prend mon Tempérament et
  • elle en dispose. »

Je repris : « Dis-moi, me donneras-tu une première place dans ta Volonté ?»

Jésus sourit : « Oui, oui, Je te le promets. Je ne te laisserai jamais hors de ma Volonté. Et tu prendras et feras tout ce que tu voudras. »

J’ajoutai : « Jésus, je veux être pauvre, pauvre, petite, petite. Je ne veux rien, pas même de tes propres choses. C’est mieux si Tu les gardes toi-même. Je ne veux que Toi.

Et si j’ai besoin de quelque chose,

  • Tu me le donneras, n’est-ce pas, ô Jésus ?»

Il répondit : « Bravo, bravo, ma fille ! Finalement, J’ai trouvé quelqu’un qui ne veut rien. Tous veulent quelque chose de Moi, mais pas le Tout, c’est-à-dire Moi uniquement.

Toi, en ne voulant rien, tu veux tout. Voilà la finesse et l’astuce du véritable Amour. » Je souris et Il disparut.