Je poursuivais dans mon état habituel quand mon toujours aimable Jésus vint. Je Lui dis : « Comment se fait-il, ô Jésus, qu’après que Tu aies disposé une âme à souffrir et que, connaissant le bien de la souffrance,

  • elle aime souffrir et croyant que sa destinée est de souffrir,

  • elle souffre presque avec passion, Tu éloignes d’elle ce trésor ?»

Jésus répondit :

« Ma fille, mon Amour est grand, ma Loi est insurpassable, mes Enseignements sont sublimes, mes Instructions sont divines, créatrices et inimitables.

Ainsi, quand

  • quand une âme s’est entraînée à souffrir et
  • qu’elle en arrive au point d’aimer la souffrance, alors, afin que toutes choses,
  • grandes ou petites,
  • naturelles ou spirituelles,
  • douloureuses ou plaisantes, puissent avoir une couleur et une valeur uniques chez cette âme,

Je fais en sorte que la souffrance s’incruste dans sa volonté comme sa propriété.

En conséquence, quand Je lui envoie des souffrances,

  • elle est disposée à les accepter et à les aimer. C’est comme si elle souffrait tout le temps, même quand elle ne souffre pas.

L’âme en vient à tout faire dans une sainte indifférence. Pour elle, le plaisir a autant de valeur que la souffrance. Prier, travailler, manger, dormir, etc., ont pour elle la même valeur.

Il peut lui sembler que Je reprends certaines choses déjà données, mais il n’en est pas ainsi.

Au début, quand l’âme n’est pas encore bien entraînée,

  • sa sensibilité intervient quand elle souffre, prie ou aime.

Mais quand, par la pratique, ces choses sont passées dans sa volonté comme lui étant propres,

  • sa sensibilité cesse d’intervenir.

Et quand vient l’occasion de mettre en action les divines dispositions que Je lui ai fait acquérir,

  • elle les exerce d’un pas ferme et d’un cœur paisible.

Si la souffrance se présente,

  • elle trouve en elle la force et la vie de la souffrance. Si elle doit prier, elle trouve en elle la vie de la prière, et ainsi de suite pour tout le reste. »

D’après ce que j’ai compris, les choses sont comme suit.

Supposons qu’on me fait un cadeau. Alors, jusqu’à ce que j’aie déterminé ce que je ferai de ce cadeau,

  • je le regarde,
  • je l’apprécie et
  • je ressens une certaine sensibilité à aimer ce cadeau.

Mais, si je le place sous verrous et que je ne le regarde pas, cette sensibilité cesse.

Ce faisant, je ne peux pas dire que le cadeau n’est plus à moi. C’est même le contraire, puisque, étant sous clé, personne ne peut me le voler.

Jésus poursuivit : « Dans ma Volonté, toutes les choses

  • se tiennent la main,
  • se ressemblent et
  • s’accordent.

Ainsi, la souffrance cède la place au plaisir en disant :

“J’ai fait ma part dans la Divine Volonté. Et, seulement si Jésus le veut, je reviendrai.”

La ferveur dit à la froideur : “Tu seras plus ardente que moi, si tu te contentes de demeurer dans la Volonté de mon éternel Amour.”

De semblable manière,

  • la prière parle à l’action,
  • le sommeil parle à la veille,
  • la maladie parle à la santé, etc.

En somme, chaque chose cède la place à une autre,

  • bien que chacune ait sa place distincte.

Pour la personne qui vit dans ma Volonté, il n’est pas nécessaire de se déplacer pour faire ce que Je veux.

Elle est sans cesse en Moi et répond comme un fil électrique qui fait ce que Je veux. »

11-4 - Février 1912 - Offrande d’une victime.

Je poursuis dans mon état habituel. Mon aimable Jésus se montra crucifié,

  • accompagné d’une âme qui s’offrait à Lui comme victime.

Il me dit :

« Ma fille, Je t’accepte comme victime souffrante. Tout ce que tu souffriras,

  • tu le souffriras comme si tu étais avec Moi sur la croix. Ce faisant, tu Me soulageras.

Le fait que tes souffrances Me procurent du soulagement

  • n’est pas toujours perceptible par toi. Mais sache que J’étais une Victime paisible et une Hostie.

Toi aussi, Je ne veux pas que tu sois une victime opprimée, mais une victime paisible et joyeuse.

Tu seras comme un petit agneau docile. Tes bêlements, c’est-à-dire tes prières, tes souffrances et ton travail serviront à panser mes Plaies. »