Ayant lu dans mes écrits que lorsque le bienheureux Jésus nous prive de sa Présence, Il se fait notre débiteur, j’ai pensé en moi-même :
« Si Jésus fait le compte
- de toutes ses absences, des actes de tolérances et
- des actes de caprices que je fais, spécialement en ces temps-ci, qui sait combien de dettes Il a contractées envers moi.
Mais je crains que mon état, n’étant pas sa Volonté, au lieu de faire de Lui le débiteur fasse de moi la débiteur. »
Jésus, se remuant dans mon intérieur me dit :
« Je regarde ce que tu fais : si tu te déplaces, ou si tu changes le système. Aussi longtemps que tu ne te déplaces pas,
- soit sûre que Je signerai toujours de nouvelles dettes. Ton attente, ta tolérance et ta persévérance Me font parvenir les factures M’indiquant où mettre ma signature.
Mais si tu ne fais pas cela,
- premièrement, Je n’aurais pas de place où mettre ma signature,
- deuxièmement, tu n’aurais pas de documents en main pour collecter ces dettes.
Et si tu voulais en faire la demande, Je te répondrais franchement : « Je ne te connais pas. Où sont les documents qui indiquent que Je te dois ?» Tu demeurerais confuse.
Il est vrai que Je me fais le débiteur lorsque Je prive une âme
- de ma Présence, de la Grâce sensible.
Mais lorsque Je dépose ma Sagesse,
- et lorsque les âmes ne Me donnent pas l’occasion de les priver de ma Présence,
- ou lorsqu’elles Me donnent l’occasion et en les privant de ma Présence
- elles ne Me demeurent pas fidèles,
- elles ne M’ attendent pas, alors,
- au lieu de faire de Moi le débiteur, elles se rendent elles-mêmes débiteurs.
Si Je fais une dette, J’ai ce qu’il faut pour rembourser. Et Je demeure toujours ce que Je suis.
Mais, si tu fais une dette, comment vas-tu Me payer ? Alors, sois attentive
- à ton poste,
- à ton état de victime . Peut importe comment Je te soutiens, si tu veux faire de Moi ton débiteur. »
Je Lui ai dit : « Qui sait Jésus comment ça va avec le père (prêtre), parce qu’il ne se sentait pas bien. Aujourd’hui, je n’ai pas pensé de te prier pour lui comme j’ai l’habitude de le faire continuellement et comme je l’ai fait avant-hier. »
Jésus me répondit : « Il continue de se sentir plus soulagé parce que, tu Me pries continuellement. Je ressens la force de la prière. Et elle m’ empêche presque de lui faire éprouver plus de souffrances
Avec le temps, lorsque cette prière continuelle cesse, cette force disparaît et Je suis libre de le faire souffrir davantage. »