Puisqu’un bon et saint prêtre devait venir, j’étais un peu anxieuse de vouloir le consulter,
- surtout dans l’état actuel, afin de connaître la Divine Volonté pour moi.
Or après que le prêtre soit venu deux fois, j’ai vu que rien ne s’était réalisé de ce que je voulais. Ayant reçu la sainte communion et me trouvant tout affligée, je racontais à mon affectueux Jésus mon extrême affliction en Lui disant :
« Ma Vie, mon Bien et mon Tout, il est clair que Toi seul est tout pour moi. Quelques bonnes et saintes que soient les créatures, je n’ai jamais trouvé
- une parole, un réconfort ou apaisement à mes doutes qui viennent d’elles.
Il est clair qu’il ne doit y avoir pour moi personne d’autre que Toi. Toi seul doit être tout pour moi et je dois toujours être seulement pour Toi.
Je m’abandonne complètement et pour toujours en Toi.
Aussi mauvaise que je sois,
- aie la bonté de me soutenir entre tes bras et
- ne me quitte pas pour un seul instant. »
Pendant que je disais cela, mon bienheureux Jésus me laissa voir qu’Il jetait un regard sur mon intérieur. Il renversait tout de haut en bas
- pour voir s’Il y avait quelque chose qu’Il n’aimait pas. Comme Il ne s’arrêtait pas de tout chavirer, Il prit entre ses mains quelque chose comme un petit grain de sable blanc et le jeta par terre.
Puis Il me dit : « Ma très chère fille, il est tout à fait juste que
- l’âme qui est tout pour Moi,
- Moi seul Je sois tout pour cette âme.
Je suis trop jaloux pour laisser un autre lui apporter le moindre réconfort. Je veux que Moi seul et uniquement Moi substitue
- pour tous, pour toi et en tout.
Qu’as- tu de besoin ? Que veux-tu ? Je fais tout pour te contenter.
Vois-tu ce grain blanc que Je t’ai enlevé ? Ce n’était rien d’autre que cette petite anxiété que tu avais parce que tu voulais connaître ma Volonté à travers les autres.
Je te l’ai enlevé et Je l’ai jeté par terre pour te laisser dans la sainte indifférence, là où Je te veux. »
Maintenant Je vais te dire ce qu’est ma Volonté pour toi. Je veux la sainte messe et la sainte communion aussi.
A savoir si tu dois attendre ou ne pas attendre pour le prêtre de te raviver,
- resteras indifférente. Si tu te sens assoupie, tu ne te forceras pas de te raviver. Si tu te sens ravivée, tu ne te forceras pas de t’assoupir. Sache que Je te veux
- toujours prête et
- toujours dans l’état de victime, même si tu ne souffres pas toujours.
Je te veux comme ces soldats sur le champ de bataille
- qui, même si l’acte de guerre n’est pas continuel, ont leurs armes toujours prêtes et
- si nécessaires, assis dans leurs quartiers,
- quand parfois l’ennemi veut une dispute, ils sont toujours prêts à le vaincre. »
Donc toi ma fille, sois toujours prête ! Sois toujours à ta place !
Alors quand J’ai besoin de te faire souffrir
- pour Me refaire ou
- pour épargner aux autres des châtiments ou autres, Je te trouverai toujours prête.
Je ne dois pas toujours être obligé
- de t’appeler
- ni à chaque fois de te disposer pour le sacrifice, mais Je te considérerai comme toujours appelée même si Je ne te tiens pas toujours dans l’acte de souffrir.
Alors, nous sommes d’accord, n’est-ce pas ? Sois tranquille et ne crains rien. »